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Revue de presse française

A la Une: la guerre des chefs

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AFP

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« Sarkozy-Juppé : c’est la lutte primaire », s’exclame Libération. « Après les huées contre Juppé samedi soir lors du meeting de Sarkozy à Bordeaux, la guerre est déclarée entre les deux hommes. »

Et finalement, relève Libération, « les siffleurs de samedi 22 novembre sont assez représentatifs de l’électorat appelé à choisir, samedi prochain, le 29 novembre, le nouveau patron de l’UMP : des militants sarko-copéistes à jour de cotisations qu’aucun soupçon de fraude et de putsch ni aucune affaire Bygmalion n’auront découragé. Ils sont restés à l’UMP parce qu’on leur promet, depuis deux ans, la résurrection de Sarkozy. Et alors que le grand jour est venu, il est évident pour eux que le chef de parti qu’ils éliront samedi sera aussi, mécaniquement, leur candidat pour 2017. Ils ne veulent pas entendre parler de cette primaire qui n’est rien d’autre, à leurs yeux, qu’une sournoise arme anti-Sarkozy, agitée par quelques hérétiques comme François Fillon, Xavier Bertrand et Alain Juppé. »

Et pourtant, les primaires, à droite comme à gauche, sont essentielles pour la démocratie, estime Libération. En effet, « nous encourons un danger majeur, estime le journal. Dès lors, il n’est d’autre solution pour éviter l’écueil de Marine Le Pen, que de refuser l’émiettement des partis républicains au premier tour, qui placerait le FN dans la position du dernier Horace face aux Curiaces, triomphant de ses adversaires par leur seule division. Face à Marine Le Pen, il doit y avoir au premier tour un candidat de gauche et un candidat de droite, lance Libération, choisis lors de primaires où chaque sensibilité pourrait s’exprimer à son aise avant la réunion nécessaire. A cette condition seulement la République, de droite ou de gauche, restera républicaine. »

Ambiguïté majeure…

Attention danger, affirme également Le Figaro : « il y a au moins une bonne raison de changer le nom de l’UMP, soupire le quotidien d’opposition. La première lettre de son sigle, U pour Union, n’a plus aucun sens. Une semaine après les sifflets adressés à Bruno Le Maire, ceux essuyés par Alain Juppé en disent long sur ce mélange d’exaspération et d’intransigeance des militants de droite, qui n’est jamais que le reflet des haines, du mépris et de l’orgueil qui animent leurs dirigeants. […] Si dans le passé la droite a su gagner malgré ses guerres de chef et ses querelles internes, c’était avant que le Front national soit aussi puissant, pointe encore Le Figaro. Un FN qui va reconduire Marine Le Pen à sa tête samedi prochain aussi. Une Marine Le Pen qui, entre les fractures idéologiques à gauche et les fractures personnelles à droite, peut tranquillement revendiquer le monopole de l’unité. »

« Au fond, résume La Montagne, ce meeting de Bordeaux a reposé sur le malentendu introduit par le choc entre les objectifs immédiats de Sarkozy, la présidence de l’UMP et ceux, plus lointains, de Juppé, la primaire. Cette confusion des calendriers est aussi liée aux doubles visées de Nicolas Sarkozy. Tout cela démontre que l’élection de fin de semaine pour la présidence de l’UMP constitue une ambiguïté majeure. L’élection probable de Sarkozy à la tête de l’UMP lui fournira des clefs dont ne disposeront pas ses concurrents de la future primaire. Ne cherchez pas pourquoi Juppé, grisé par une popularité qu’il n’imaginait plus, est devenu si réfractaire aux huées. »

Enfin, « signe d’une radicalisation d’une partie de la base, cette radicalisation pourrait poser à l’UMP le même problème que le Tea Party aux Républicains américains, relève pour sa part Sud Ouest. Car cette base n’est plus représentative du reste de l’électorat de droite ou du centre, et c’est tout l’enjeu des primaires : Sarkozy les veut les plus fermées possibles, car il est le champion des militants; Juppé les souhaite “ouvertes” à tous car il est le favori des sympathisants, et pour l’heure des Français. Ce qui insupporte son rival. »

Eprouvante promesse !

Dans les journaux également ce matin : François Hollande à Florange en Lorraine… En effet, constate L’Est Républicain, « fidèle à son engagement de revenir chaque année sur le site des anciens hauts-fourneaux, François Hollande sera en Moselle ce matin pour inaugurer une plateforme publique de recherche en métallurgie. Sans doute le président aurait-il préféré honorer une autre de ses promesses, celle d’inverser la courbe du chômage. »

En tout cas, poursuit le quotidien lorrain, « si Florange reste un dossier symbole du quinquennat, une actualité balaye l’autre et les passions s’estompent avec le temps. Les combats d’Édouard Martin et Arnaud Montebourg, en 2012, semblent déjà loin […]. Et François Hollande cultive l’image d’un président au travail, indifférent aux secousses médiatiques, qui œuvre sur le long terme et continue de se préoccuper du sort des ex-Mittal. »

En fait, pointe La Charente Libre, « tout a été minutieusement préparé, entre les aciéries Arcelor-Mittal de Florange et le site du futur institut de recherche métallurgique voisin d’Hackange, pour que le chef de l’Etat puisse affirmer que la préservation de l’emploi et l’innovation restent ses priorités pour la sidérurgie lorraine. » Mais, « affirmer que François Hollande n’est pas le bienvenu dans cette Lorraine sinistrée relève de l’euphémisme. […] L’épreuve que s’impose François Hollande en se rendant à Florange est symbolique de sa difficulté à convaincre qu’il reste fondamentalement ancré à gauche, que l’on appelle sa politique de “redressement” sociale-démocrate ou sociale-libérale. »

Un métier de plus en plus éprouvant

« Police : les raisons d’un mal-être » : c’est le dossier de La Croix… Depuis le début de l’année, 48 policiers se sont suicidés, relève le journal. C’est bien plus que dans toutes les autres catégories professionnelles. « Pour expliquer cette surmortalité, tout le monde reconnaît qu’être confronté à la violence et à la misère au quotidien est très éprouvant, relève La Croix. Mais quand le ministère de l’Intérieur met en avant des causes majoritairement d’ordre privé, les syndicats voient aussi dans cette longue liste de drames la conséquence ultime d’un mal-être professionnel. Ce malaise reste lié pour eux à la dégradation des conditions de travail, au manque de moyens et de reconnaissance, à la mauvaise gestion du personnel, à la politique du chiffre. »

Alors, depuis peu, pointe La Croix, il y a une prise conscience : « de récentes décisions de justice ont reconnu pour la première fois que des suicides de policiers étaient imputables à la gestion du service où ils travaillaient. Des fonctionnaires, leurs proches, des syndicats ou des psychologues demandent aux pouvoirs publics d’engager une vraie réflexion sur le fonctionnement hiérarchique de la police. »

Pour Patrice Jacquet, président de l’Union nationale des retraités de la police, interrogé par La Croix, « la solution est à chercher du côté d’une meilleure formation de l’encadrement et d’une “réhumanisation” des commissariats pour que chacun puisse y trouver une meilleure écoute. »

Restos du Coeur, trentième campagne…

Enfin, « les Français ne sont pas des enfoirés ! » : constatation du Parisien… Les Français qui continuent à mettre la main au portefeuille pour les Restos du Cœur… « La trentième campagne démarre aujourd’hui. Malgré la crise, relève Le Parisien, l’association de Coluche peut continuer à compter sur la générosité de ses donateurs. » Avec des dons, en moyenne de 130 euros. Avec un record à 200 000…

 

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