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Aujourd'hui l'économie

UE: le plan de Jean-Claude Juncker pour relancer la croissance

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Le président de la Comission européenne Jean-Claude Juncker a présenté à Strasbourg, le 26 novembre 2014, son plan pour relancer la croissance en Europe en investissant dans les infrastructures. Il espère ainsi créer plus d'un million d'emplois.
Le président de la Comission européenne Jean-Claude Juncker a présenté à Strasbourg, le 26 novembre 2014, son plan pour relancer la croissance en Europe en investissant dans les infrastructures. Il espère ainsi créer plus d'un million d'emplois. REUTERS/Vincent Kessler

Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a présenté, ce mercredi 26 novembre 2014 devant le Parlement européen, un plan d'investissement de 315 milliards d’euros pour l’Union européenne. L’objectif est de financer des secteurs stratégiques et relancer la croissance et donc, l'emploi.

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La commission espère beaucoup de ce plan : elle estime qu’il contribuera, par effet boule de neige jusqu’à 410 milliards d'euros au PIB de l'Union européenne avec à la clé plus d’un million d’emplois sur trois ans. Bruxelles part d’un constat simple : les investissements ont chuté de 430 milliards d’euros en Europe lors des sept dernières années ce qui a freiné la reprise économique. Quant aux projets, ce fond va essentiellement financer les projets d’infrastructures stratégiques, comme le transport, l’énergie, les ponts... mais aussi des infrastructures des nouvelles technologies comme la fibre optique ou le développement d’infrastructure internet dans différents pays.

Il y a donc une volonté d’investir à la fois dans des secteurs traditionnels, mais aussi dans des secteurs plus innovants dont la valeur ajoutée est plus élevée à terme. En revanche les projets ne seront pas sélectionnés en fonction de la géographie de l’union européenne, mais en fonction de la pertinence et de leur intérêt. Il n'y aura pas de quotas par pays ni par secteur

Des moyens financiers suffisants par rapport à l’ambition affichée ?

Avant même d’être dévoilé, le plan est déjà décrié, les États ont déjà soumis 1 800 projets dont le coût cumulé dépasse 400 milliards d'euros. Différents groupes parlementaires le considèrent comme une goutte d'eau dans l'océan, comparé au poids de l'Europe, première puissance économique mondiale. Le groupe des libéraux au Parlement européen demande un programme plus ambitieux, de 700 milliards d’euros. Les socialistes ont surenchéri. Ils plaident pour 800 milliards sur six ans. C’est pour eux le seul moyen de relancer l’économie européenne.

Comment sera financé ce plan d’investissement ?

C'est compliqué et cela ressemble un peu à un tour de magie financière. Il sera alimenté pour partie par le budget européen et par la Banque européenne d’investissement, le bras financier de l'UE. En tout 21 milliards d’euros. À partir de ce montant qui servira de garantie, l'objectif est d'attirer des investisseurs privés qui doivent apporter le complément. La Commission européenne a choisi d'appliquer un multiplicateur de 15. En d’autres termes, pour un euro public versé, 15 euros devraient venir de l'investissement privé.

Ce sont au total 315 milliards d'euros qui sont attendus en trois ans. Mais le problème c’est qu’il n’est pas sûr que les investisseurs privés suivent. Ils se sont détournés de l'Europe depuis le début de la crise. Il y a des critiques aussi quant aux liquidités garanties par Bruxelles. Pour le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, il faudra 50 à 60 milliards d’euros de cash pour créer un effet d’entrainement

Un plan qui ne coutera rien aux États ?

En effet, il ne sera pas alimenté par des contributions directes des États membres. La porte est pourtant laissée ouverte pour qu’ils y participent. Jean-Claude Juncker souhaite une contribution des états pour augmenter l’efficacité du plan, avec un clin d'oeil appuyé vers Berlin. Il a souligné que les contributions des pays membres ne seraient pas comptabilisées dans leur déficit et leur dette. Mais Angela Merkel a déjà laissé entendre qu’il ne fallait pas trop espérer de l’Allemagne.

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