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Chronique des médias

Les enjeux africains et médias du sommet de la Francophonie

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L'AITV, l'Agence internationale d’images de télévisions, l'un des symboles du premier sommet de la Francophonie, devrait s'arrêter fin novembre.
L'AITV, l'Agence internationale d’images de télévisions, l'un des symboles du premier sommet de la Francophonie, devrait s'arrêter fin novembre. France Televisions

Nous parlons avec Amaury de Rochegonde, de l’hebdomadaire Stratégies, du développement des médias français et francophones en Afrique, à l’occasion du sommet de la Francophonie.

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C’est un XVe sommet de la Francophonie qui tombe assez mal pour France Télévisions qui avait prévu d’arrêter fin novembre l’AITV, l’agence internationale d’images de télévision, qui alimente les journaux télévisés africains, faute de financement par Canal France international (CFI). Or, l’AITV a été créée en 1986, lors du premier sommet de la Francophonie à Versailles. Un symbole malheureux que le ministère français des Affaires étrangères va tenter d’effacer en confiant à l’Agence France presse, à travers un contrat de deux ans, le soin de fournir à seize chaînes africaines des images d’actualité. En attendant, les 28 salariés de l’AITV continuent de se mobiliser à Dakar contre cette décision d’arrêt prévue finalement pour le 7 décembre prochain.

Si l’un des enjeux du sommet réside dans l’impulsion économique qui peut être donnée à l’OIF par son futur secrétaire général, qui succédera à Abdou Diouf, l’influence culturelle que les médias peuvent apporter au service de cette francophonie est un autre aspect important. Or, cette influence, comme en a témoigné une conférence de l’OIF en octobre à Montréal, elle ne va pas de soi face à des géants du Web qui sont tous américains et qui peuvent orienter les choix d’information, de culture ou de divertissement. Alors que le contenant est de moins en moins maîtrisé, et face à des bouquets à bas coûts proposés par des pays émergents, il reste donc aux médias francophones à organiser la diffusion leurs contenus à destination de l’Afrique.

Pour ce faire, le mobile devient un instrument majeur de rayonnement lorsque l’on sait qu’un pays comme la Côte d’Ivoire, par exemple, compte 21 millions de téléphones pour 20 millions d’habitants. C’est ce qu’a compris TV5 en créant une application dédiée à l’Afrique qui offre un accès gratuit à ses programmes et aux journaux d’information de sa chaîne africaine. Face à des États qui vont adopter la TNT en 2015 et espèrent un dividende des opérateurs télécoms du fait de l’abandon de l’analogique, les grands acteurs francophones doivent aussi montrer qu’ils sont proches des populations africaines. Ils peuvent se diffuser en langues locales ou en français facile comme le fait RFI ou créer des offres spécifiques comme TV5+ Afrique, A+ la chaîne de Canal+, les JT africains de France 24 ou le futur site sur le foot africain que lancera RFI le 9 décembre. Si l’OIF devrait réaffirmer l’obligation de les distribuer sur les bouquets de chaînes, les grands médias internationaux francophones savent qu’il leur faut se montrer à l’écoute des Africains pour maintenir leur audience sur le continent.

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