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Revue de presse Afrique

A la Une: Simone Gbagbo à Abidjan

Audio 04:27
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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La nouvelle n’est pas officielle, mais l’ensemble de la presse ivoirienne la confirme : Simone Gbagbo est bien à Abidjan.

« L’ex-Première dame ivoirienne, qui était en résidence surveillée à Odienné dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale en 2011, a quitté cette localité, hier lundi 1er décembre, rapporte le quotidienSoir Info, dans le cadre de son procès qui devrait s’ouvrir incessamment. Vêtue d’une robe bleue, visiblement décontractée et affichant un sourire, Mme Gbagbo, sous haute escorte, a quitté sa villa de détention à 10 h 20 pour l’aérogare d’Odienné, où un avion d’Air Côte d’Ivoire affrété pour son transfèrement, l’attendait. “Elle quitte Odienné dans le cadre des assises”, précise une source proche du ministère de la Justice, jointe à Abidjan, poursuit le journal.“Elle n’est pas seule, car deux autres détenus pro-Gbagbo quittent la prison de Man et quatre autres viennent de Séguéla dans le même cadre ; cela fait donc un total de sept personnes”, ajoute la même source, qui n’a pas souhaité donner de détail sur l’identité des six autres prévenus, ni sur leur future destination, y compris celle de Simone Gbagbo. »

Et Soir Info de rappeler que « le ministre ivoirien de la Justice et des Libertés publiques avait récemment annoncé que le procès de Simone Gbagbo “allait s’ouvrir incessamment”, après un premier report le 22 octobre, et “portait sur des faits d’atteinte à la sûreté de l’Etat”. Mme Gbagbo fait l’objet de plusieurs autres procédures, dont certaines relatives à des crimes de sang et génocide, rappelle encore le quotidien ivoirien. Mais ces chefs d’accusation ne seraient pas à l’ordre du jour dans la présente affaire. »
Peser sur l’actualité du FPI ?

L’Intelligent, autre quotidien ivoirien, affirme, lui, que Simone Gbagbo « serait dans une résidence surveillée à la Riviera III, à Abidjan. Cette information n’a pas été confirmée par les canaux officiels pour l’instant, mais elle ouvre la voie à des interrogations, note le journal : Simone Gbagbo vient-elle vraiment à Abidjan pour un procès dont la date n’est pas encore connue ? Pourquoi n’avait-elle pas été transférée à Abidjan lorsque la date du 22 octobre 2014 avait été annoncée pour l’ouverture des audiences de la Cour d’assises ? […] Ce transfèrement de Mme Gbagbo n’a-t-il pas pour objectif de la placer en régime de semi-liberté et lui permettre de recevoir des acteurs de son parti, le FPI ? Rapprocher Simone Gbagbo d’Abidjan à la veille du congrès du FPI n’est-il pas un moyen pour elle de peser sur l’actualité au sein de ce parti surtout que l’ex-Première dame aurait soutenu l’Appel de Mama et la candidature de Laurent Gbagbo ? Mme Gbagbo va-t-elle emboucher sa propre trompette dans le contexte actuel où le FPI est dans l’impasse et risque de se déchirer ? Va-telle porter le manteau de celle qui va départager Gbagbo et Affi ? Les Ivoiriens, au-delà des militants du FPI, attendent des réponses à toutes ces questions et spéculations, estime L’Intelligent, d’autant plus que les avocats aussi bien Abidjanais que Parisiens de l’ex-Première dame ignorent le “deal” et le processus l’ayant conduit à Abidjan, sans oublier que les propos apaisants tenus par Simone Gbagbo, à son départ d’Odienné, ne manquent pas d’intriguer. »

Terres de violences…

Dans les médias ouest-africains, également, l’inquiétude à propos de l’insécurité grandissante au Nigeria et au Nord-Mali… Inquiétude relayée notamment par le site d’information Guinée Conakry Infos : « symboles de l’impuissance des Etats malien et nigérian face à la criminalité et au terrorisme islamiste, ces deux régions du continent africain sont le reflet d’une dangereuse dégradation sécuritaire qui s’étend de plus en plus à toute la région sahélienne. »

Pour ce qui est du Mali, tout d’abord, le site guinéen constate que « plus qu’avant l’intervention française, le nord-Mali est aujourd’hui un no man’s land où règnent en maîtres incontestés des miliciens affiliés à la multitude de groupes identitaires se revendiquant de l’Azawad et des résidus de groupes islamistes qui cherchent à se recomposer, après avoir été dispersés par l’opération Serval. La cause de la région semble d’autant plus perdue que les téméraires soldats tchadiens de la Minusma semblent bien démoralisés. Conséquence, sur place, les attentats se succèdent aux prises d’otages, les règlements de compte entre groupes rivaux aux attaques ciblées. »

« Situation quasi-identique au Nigeria, constate encore Guinée Conakry Infos. Certes, dans ce dernier cas, il n’est pas question d’une pluralité de groupes criminels, mais c’est tout comme. Car, la secte Boko Haram, à elle seule, fait plus de dégâts que tous les groupes jihadistes du septentrion malien. Là aussi, la défaillance de l’Etat est en cause. Gangrénée par la corruption et l’embourgeoisement, la pléthorique armée nigériane est incapable d’aller au-delà des menaces. Alors qu’en face, les combattants de Boko Haram mettent à profit chaque jour pour accroitre leur capital-terreur. »

 

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