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Revue de presse Afrique

A la Une: Simone Gbagbo, l’ultimatum de la CPI

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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La Cour pénale internationale entend juger à La Haye, aux Pays-Bas, la vice-présidente du Front populaire ivoirien (FPI), et fait pression sur le pouvoir en Côte d’Ivoire pour qu’il la lui transfère dans les plus brefs délais.

La CPI « réclame Simone Gbagbo », lance en Une L’Expression, sur les bords de la lagune Ebriée. Le quotidien favorable au pouvoir d’Abidjan souligne que la procureure de la CPI « déboute la justice ivoirienne ».

« Ouattara sommé de livrer Simone Gbagbo », titre Le Sursaut.

« Madame Gbagbo réclamée », formule plus révérencieusement Le Démocrate.

Ce qui conduit Le Nouveau Courrier à poser cette question : « face à la pression, Ouattara va-t-il céder ? ». Le président ivoirien va-t-il « franchir la ligne rouge », lance en manchette ce journal proche de l’ex-président ivoirien. Car « si Ouattara décide d’emmener l’ex-Première dame à la CPI, il ouvre également la boîte de Pandore ». En effet, explique le quotidien, Simone Gbagbo étant la dernière personne dans le camp Gbagbo visée par la Cour, « les criminels du camp Ouattara, notamment les chefs de guerre, dont les crimes ont été abondamment documentés, pourraient suivre ».

Dans la même veine, en Guinée voisine de la Côte d’Ivoire, Guinée Conakry Info prédit qu’on s’achemine « très probablement vers le premier couac entre Abidjan et La Haye ». Selon le journal en ligne, la Cour pénale internationale « soupçonne les autorités ivoiriennes de ne pas vouloir juger l’ex-Première dame ».

Blé-Goudé : la célérité de la CPI

Il n’aura fallu que deux mois, contre près de deux ans dans le cas de l’ex-président Laurent Gbagbo, pour que la CPI confirme ses charges contre l’ancien chef des « Jeunes patriotes ».
« Il sera jugé », lance en Une Fraternité Matin.

Le Nouveau Courrier souligne « l’opinion partiellement dissidente » de l’une des trois juges de la Chambre préliminaire de la CPI dans l’affaire Blé Goudé. La juge belge Christine Van den Wyngaert « rejette les arguments évoqués par le procureur sur la majorité des faits reprochés », énonce le journal.

Le quotidien indépendant Soir Info n’écrit pas autre chose, en, lançant ce titre en manchette : « un juge s’oppose au jugement de Blé Goudé ».

Même chose en première page du journal Le Temps à Abidjan. « La juge belge s’oppose », lance en une le quotidien pro-Gbagbo, qui clame au passage que la « police l’a assiégé ainsi que le journal LG infos pendant 3 h » hier, jeudi 11 décembre.

Lequel LG Infos note lui aussi en manchette que la juge belge a, écrit-il, « dit non à la mascarade ».

FPI : le congrès empêché

Pendant ce temps, à Abidjan, le congrès du FPI n’a pas pu s’ouvrir hier. Soir Info s’est rendu sur place, et évoque ce matin, je cite, « l’impressionnant dispositif sécuritaire qui a été déployé au palais des sports de Treichville », où devait se tenir le congrès du FPI.

Même constat du journal Le Sursaut : « A la place des militants du Fpi, ce sont des dizaines de policiers qui ont occupé les avant-postes, ne laissant aucune possibilité à un militant de s’infiltrer ».

A suivre d’autant plus que la multiplication, au sein du PDCI, des candidatures à la prochaine présidentielle ivoirienne, fait se demander au quotidien Le Pays au Burkina Faso « sur quoi peut déboucher tout ce ramdam ». Etant rappelé que trois personnalités de l’ancien parti unique se sont déjà déclarés candidats, Charles Konan Banny, Amara Essy et Bertin Konan Kouadio, dit KKB, le quotidien ougalais s’inquiète de cette « vendetta politique qui fait rage » à Abidjan.

Mali : cible à haute valeur ajoutée
 
Au Mali, la mort du chef jihadiste Ahmed al-Tilemsi, abattu par l’armée française. Et c’est surtout la presse française qui l’évoque. Comme Le Figaro, qui y voit une « victoire symbolique de poids » pour les forces françaises au Mali et une « lourde perte » pour le groupe jihadiste al-Mourabitoune, lié au Mujao.

Ou comme Libération, qui évoque un « coup sévère » porté à cette organisation terroriste. Mais Mokhtar Belmokhtar, lui, « court toujours », souligne Libé, qui croit savoir que le chef du Mujao « se serait réfugié en Libye, hors d’atteinte des forces françaises ».

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