Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

A la Une : de nouveaux ennuis de santé pour Bouteflika

Audio 04:27
© AFP/Pius Utomi Ekpei

Publicité

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a été hospitalisé hier à Paris. C’est ce qu’annonce une partie de la presse algérienne, notamment le site du quotidien El Watan : « Abdelaziz Bouteflika a été transporté en urgence par avion médicalisé dans la matinée. L’avion a atterri à l’aérodrome du Bourget près de Paris. Le chef de l’Etat algérien aurait donc été, par la suite, transféré à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris. C’est la deuxième fois en un peu plus d’un mois, rappelle le quotidien algérien, que Bouteflika se fait soigner en France, après son hospitalisation dans une clinique à Grenoble, le 13 novembre dernier. ». Pas plus de détails pour le moment.

Le troisième pont d’Abidjan

A la Une également, l’inauguration hier à Abidjan du pont Henri Konan Bédié, du nom de l’ancien président, qui avait initié les travaux alors qu’il était au pouvoir dans les années 1990. Moins d’un an avant la présidentielle d’octobre 2015, le président ivoirien Alassane Ouattara a inauguré en grande pompe cet ouvrage colossal, qui enjambe la lagune d’Abidjan. Un chantier phare pour celui qui est candidat à sa propre succession.

Sur le plan technique, détaille Soir Infos, « le pont Henri Konan Bédié, long de presque 7 kilomètres, relie la commune de Cocody (Abidjan-Est), à partir du carrefour Thérèse Houphouët-Boigny à celle de Marcory (Abidjan-Sud). Il est assorti de deux échangeurs, l’un de forme circulaire, au carrefour de la Riviera II, et l’autre, de type ultramoderne à trois niveaux, sur le boulevard Valéry Giscard d’Estaing, à Marcory. (…) En empruntant ce pont, les conducteurs auront 10 km en moins à parcourir par rapport aux précédents itinéraires. Le trafic prévu est de 100 000 véhicules par jour. »

Ce pont Henri Konan Bédié aura été construit en un temps record, relève pour sa part L’Intelligent : 760 jours, soit un peu plus de deux ans, pour un coût de 130 milliards de francs CFA.

Pont politique ?

L’inauguration de l’ouvrage a pris aussi un tour politique. En effet, lors de son discours, l’ex-président HKB a réitéré son appel à la réélection du président Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015.

Commentaire du quotidien Le Pays au Burkina Faso : « Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’inauguration de ce pont intervient dans un contexte où le Rassemblement des houphouëtistes pour la paix (le RHDP), du nom de cette coalition qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir, traverse une grave crise interne qui risque de la faire voler en éclats. Ce n’est un secret pour personne. L’appel au soutien à la candidature du président Alassane Ouattara, lancé par Henri Konan Bédié, n’est pas du goût de tout le monde. »

« Car, on le sait, continue Le Pays, ils sont au moins trois candidats, à savoir Kouadio Konan Bertin alias KKB, Charles Konan Banni et le doyen Amara Essi, à avoir affiché leur volonté de se lancer dans la course pour la présidentielle de 2015 et ce, contre le président Alassane Ouattara. (…) En tout cas, poursuit Le Pays, on espère bien que la crise actuelle que traverse le RHDP passera le plus tôt possible et que l’essentiel sera sauvé, ne serait-ce qu’au nom d’Houphouët Boigny dont tous se réclament les héritiers. Quant à Bédié, il doit une fière chandelle au président Ouattara qui, en dépit des torts qu’il lui a faits avec son " ivoirité ", l’aura élevé au rang des grands hommes. C’est cela les grands hommes, conclut le quotidien burkinabè. Ils sont prompts à jeter la rancune à la rivière. »

Des pourparlers qui s’éternisent

Dans la presse malienne à présent, l’impatience grandit à propos des pourparlers d’Alger pour la recherche de la paix dans le nord Malien. « 1er round en juillet, 2e round en septembre, 3e round en octobre, 4e en round novembre et le 5e prévu en janvier. On croirait assister aux différentes reprises d’un match de boxe », s’agace Le Reporter, qui s’interroge : « Comment peut-on assurer les Maliens que les groupes armés signataires qui ont mis à mal la paix au Mali, et dont on connaît la capacité à se " caméléoniser " selon les circonstances, ne se fondront pas à nouveau au sein des mouvances actrices de l’insécurité, dont les civils et les différentes armées postées au nord sont régulièrement victimes ? »

« Ça commence à traîner et donc forcément à agacer », renchérit L’Observateur Paalga au Burkina. « Depuis en effet un semestre, les différents protagonistes de la crise malienne sont à la recherche d'un introuvable accord de paix pour solder un lourd contentieux, vieux de plusieurs décennies. » Mais malgré tout, il faut être patient, estime le quotidien ouagalais : « il faut se garder de vouloir obtenir coûte que coûte une signature ici et maintenant, car si le chemin qui mène à la paix n’est pas suffisamment balisé, l’encre qui aura servi à parapher le compromis, qu’on veut historique, n’aura pas séché que les tensions pourraient reprendre sur le terrain. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.