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Revue de presse française

A la Une: Tunisie, fin de transition J-1

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AFP

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Le pays « espère cinq ans de stabilité », lance Le Figaro. Ce second tour marquera, en effet, la fin d’une longue période de transition, « au grand soulagement d’une population qui aspire à passer à autre chose », souligne le journal. Il faut dire, ajoute-t-il, que, depuis la chute de Ben Ali en janvier 2011, les soubresauts parfois sanglants de la vie politique locale ont conduit « nombre » de Tunisiens à « regretter l’époque où, malgré un système étouffant, la sécurité régnait dans un pays où les produits de consommation courante étaient abordables ». 

Demain, dimanche 21 décembre donc, le président désigné doit en principe diriger la Tunisie pour les cinq années à venir, avec le gouvernement émanant des législatives d’octobre, « ce qui va clore un long chapitre où les mandats n’étaient que provisoires », mais Le Figaro rappelle que la participation était déjà très faible au premier tour de la présidentielle. « Au second, elle pourrait être encore moindre », prévient le quotidien.

La campagne électorale s’achève donc, et heureusement, car elle s’est déroulée dans un « climat pesant, surtout à la fin », relève Libération. Le journal regrette les « attaques verbales » qui ont rythmé les dernières semaines, entre deux candidats que tout oppose et qui se vouent une « animosité réciproque ».

Pape François : superstar

La cote de popularité du souverain pontife est au zénith en France. « Encore un peu et il marcherait sur l’eau », lance Le Parisien, qui publie un sondage Odoxa selon lequel 89 % des Français ont une bonne opinion de lui, qu'ils soient catholiques ou non. C’est quatre points de plus qu’il y a un an. Des chiffres bien plus élevés pour François que pour son prédécesseur, Benoît XVI, qui recueillait 43 % de bonnes opinions en décembre 2013. A noter que le pape argentin est encore plus apprécié par les Français de gauche (93 %) que de droite (85 %), note Le Parisien. Selon cette enquête, 55 % des Français trouvent aussi que l'Eglise est à sa juste place en France, ni trop interventionniste, ni trop passive dans la société.

Hollande : la trêve

François Hollande lui aussi, est en hausse dans les sondages. Pour lui, la presse française évoque la « trêve » de Noël. Le président confirme sa remontée dans les sondages, avec celui réalisé par ce même institut Odoxa pour le groupe Orange, qui lui alloue cinq points de plus en un mois, à 25 % de bonnes opinions.

Alors, est-ce la fin du « Hollande-Bashing », cette séquence ultra-critique contre le chef de l’Etat dans la presse et dans l’opinion ? « Au château, c'est une respiration, énonce Le Midi Libre. D'autant que des indicateurs verts scintillent à nouveau sur les branches du sapin », formule le journal du sud de la France.

François Hollande redécolle dans les sondages. « Il était, certes tellement bas qu'il ne pouvait que remonter, mais la tendance semble être là », admet La Nouvelle République du Centre Ouest. Le quotidien du centre de la France rappelle que François Hollande voulait être un président « normal », et se demande s’il finira par devenir seulement un « président discret ».

Hollande : la politique du ballon rond

Discret ? Justement, une indiscrétion nous apprend que François Hollande réunit Cantona et Boli ce soir à l’Elysée. Selon La Parisien, cet amateur de football qu’est François Hollande organise une projection privée ce soir en son palais. Au programme, un documentaire coréalisé par Eric Cantona consacré au foot et à l’immigration. Le quotidien dresse la liste des principaux invités du chef de l’Etat, parmi lesquels, en effet, l’ancien joueur d’origine ivoirienne Basile Boli. « Un choix qui ne relève pas du hasard », estime le quotidien, qui rappelle l’hommage rendu par François Hollande aux immigrés lors de l’inauguration du musée de l’Immigration il y a cinq jours à Paris. Seront également présents à l’Elysée l’ancien footballeur Luis Fernandez, aujourd’hui consultant, ou encore le père de Zinedine Zidane.

Des footballeurs à l’Elysée ? Voilà qui boucle la boucle de cette trêve que François Hollande espère probablement prolonger au-delà de Noël. Avant-même cette soirée cinéma avec des anciennes stars du ballon rond, L’Est Républicain remarquait les « déplacements surprise » ou bien encore la « réception en tête-à-tête », toujours à l'Elysée, d'un patron, d'un chômeur et de trois autres Français. Le quotidien de l’est de la France voyait ainsi se dessiner par « petites touches » le « nouveau visage présidentiel » de 2015. « Fini la sécheresse du combat économique. François Hollande a décidé de retisser le lien qui unit la fonction qu'il est censé incarner à la Nation », expliquait L’Est Républicain, avec, aussi, une légère « inflexion » à gauche pour se recentrer sur les questions de société. Autrement dit de la « com » et des symboles. C’est aussi ce qui s’appelle faire de la politique. Et « tant qu'il y a de la politique, il y a de l'espoir », lance L’Est Républicain.

Bygmalion : Lavrileux tout-puissant

Il faut dire que, pendant ce temps, à droite, ça ne s’arrange pas. Avec, par exemple, « l’affaire Bygmalion », et ce témoignage mettant en cause Jérôme Lavrilleux. Il faut rappeler que « l’affaire Bygmalion » tire son nom de cette petite société de communication dirigée à l’époque par des proches de Nicolas Sarkozy, qu’elle est mise en cause dans un financement occulte présumé de la campagne électorale de l’ancien président, candidat de l’UMP en 2012 et que Jérôme Lavrilleux était directeur-adjoint de la campagne présidentielle de Sarkozy. Le journal Le Parisien publie des extraits de l’audition par la justice de l’ancienne directrice des ressources de l’UMP Fabienne Liadzé.

Le quotidien affirme donc avoir pu « consulter la totalité » des procès-verbaux d’audition de Fabienne Liadzé. En décrivant aux magistrats instructeurs qui faisait quoi durant cette campagne, cette cadre de l’UMP à l’époque aurait accablé Jérôme Lavrilleux, en affirmant qu’il était « le seul salarié de l’UMP à avoir des fonctions » au sein de l’équipe de campagne, énonce Le Parisien, et que « les choix de ce dernier l’emportaient systématiquement ». Pour être tout à fait comprise des juges, Fabienne Liadzé leur aurait déclaré que « les instructions de Jérôme Lavrilleux faisaient autorité et ne souffraient d'aucune discussion », ajoute le journal, étant également rappelé qu’à ce jour, ce même Jérôme Lavrilleux n’est pas mis en examen dans cette affaire. 

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