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Revue de presse française

A la Une: Joué-lès-Tours, la piste islamiste

Audio 06:37
AFP

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C’est en effet celle qui est privilégiée par la presse écrite dominicale française au lendemain de l’agression au couteau dans un commissariat dans le centre de la France. « Qui est l’islamiste de Joué-lès-Tours », lance en effet en une Le Journal du Dimanche. « La piste islamiste », rehausse Le Parisien Dimanche.

L’agresseur, qui a été abattu par un adjoint de sécurité du commissariat, était un jeune homme de vingt ans d’origine burundaise et converti à l’islam. Il a agit « au cri d’« Allah akbar » (de l’arabe, « Dieu est le plus grand ») prononcé « jusqu’à son dernier souffle » », souligne Le Parisien Dimanche, et l’enquête a été notamment confiée à la sous-direction « antiterroriste » de la Direction générale de la sécurité intérieure, rehausse le journal.

« Impossible de ne pas faire le lien entre tentative de meurtre d’hier et les appels récurrents lancés via YouTube depuis la Syrie et l’Irak par les djihadistes de l’organisation de l’Etat islamique », insiste Le Journal du Dimanche.

Parmi les jeunes rencontrés par le JDD, tous confirmaient la conversion à l’islam de Bertrand. NZO HA BO NA YO (c’est le nom de ce Français « né au Burundi en 1994 », précise l’hebdomadaire) et dont le frère, prénommé Brice, « avait été fiché comme islamiste radical ». Ce dernier « se trouverait actuellement au Burundi », énonce encore le JDD.

Hollande : chronique d’une défaite annoncée
 
Etant rappelé que les élections régionales sont prévues en décembre 2015, elles devraient être « avancées » par le président, annonce Le Journal du Dimanche.

Motif ? Faire place nette à la grande conférence internationale sur le climat prévue à la même date à Paris. « Elles pourraient avoir lieu en octobre 2015 », confie une source gouvernementale au JDD.

Motif : François Hollande anticipe une défaite aux prochaines élections départementales et régionales.

Ballon d’essai par voie de presse ou vraie chronique d’une défaite annoncée ? Affaire à suivre... Comme la côte de popularité de François Hollande, qui est en hausse de quatre points dans baromètre de décembre réalisé par l’Ifop pour le JDD. 17 % des Français se disent à présent satisfaits du président, et 82 % en sont mécontents.
 
Poutine : droit dans ses bottes
 
Dans la presse, on a beaucoup parlé de la crise économique et de la chute du rouble en Russie cette semaine. Mais paradoxalement, cette crise est loin d’affaiblir Vladimir Poutine, bien au contraire. Après avoir fait main basse sur la Crimée, la Russie est la cible des Occidentaux qui, craignant sa récidive en Ukraine, lui infligent des sanctions mettant à mal son économie.

Cette semaine, Vladimir Poutine, droit dans ses bottes, a tenu une conférence de presse pour dire tout le mal qu’il pensait de l’Occident. Comment ce joueur d’échecs peut-il continuer à se sentir si puissant malgré la crise ? Elément de réponse à lire cette semaine dans Courrier International, qui consacre un dossier à ce qu’il appelle « l’OPA de Poutine sur l’Europe » et dans lequel on trouvera un article de Rousski Journal, qui lève le voile sur cet apparent paradoxe.

Ce journal russe explique en effet que les sanctions contre les dignitaires russes proches de Poutine ne les ont pas dissuadés de soutenir le tsar du Kremlin, mais qu’au contraire, elles les ont « soudés », elles ont entraîné une « mutation de la classe dirigeante », rapporte l’hebdomadaire.

Les intéressés savent très bien, en effet, que les sanctions personnelles à eux infligées « ne seront jamais levées (même après la levée des sanctions économiques). Leur conflit personnel avec les Etats-Unis exclut pour eux toute possibilité d’un avenir politique après le départ de Poutine. Autrement dit, ils sont contraints de soutenir le pouvoir de Poutine jusqu’à la mort », expose Rousski Journal dans Courrier International.
 
Pétrole : plus dure sera la chute
 
La crise économique qui préoccupe la Russie est surtout provoquée par la chute des cours du pétrole. Jusqu’où baissera le prix de l’or noir ? Malgré les crises qui touchent plusieurs grands pays exportateurs de pétrole, comme la Libye ou l’Irak, les cours du baril sont en effet en chute libre. Un phénomène qui devrait durer, estime Daniel Yergin, vice-président de l’agence d’intelligence économique IHS, qui s’exprime dans La Revue.

D’un côté, on assiste à une montée des crises géopolitiques. De l’autre, à l’augmentation massive des stocks d’hydrocarbures. Bien que les écologistes critiquent l’exploitation des gaz et pétrole de schiste, Daniel Yergin confirme que cette nouvelle source est aujourd’hui une « réalité tangible », énonce-t-il dans le périodique :

 - La production américaine de brut est 3,9 millions de barils supplémentaires par jour
 - Ce à quoi il faut ajouter le million de barils quotidiennement extraits des gisements du Canada.
 - La production quotidienne des pays non membres de l’Opep, qui, selon Information Handling Service, aura progressé de quelque 1,7 million de barils cette année
 - La Libye, qui, même si elle reste plongée dans le chaos, a quadruplé sa production durant l’été 2014

C’est ce qui explique la baisse actuelle des cours du carburant sur le marché, expose Daniel Yergin. Et de toute évidence, pour lui, les Américains sont les grands gagnants dans cette histoire.

Le Japon et la Chine, qui dépendent entièrement des importations de pétrole, sont aussi deux grands bénéficiaires de la baisse des cours. A l’inverse, la Russie et l’Iran observent le phénomène avec une inquiétude croissante. Et certains avancent l’idée que la baisse des prix est orchestrée par les Américaines et les Saoudiens dans le but d’affaiblir les régimes de Moscou et de Téhéran.

Quoi qu’il en soit, les questions, dès lors, sont bien se demander jusqu’où le prix du baril est susceptible de baisser ? Question à ce jour sans réponse. Comment faire en sorte que le prix ne tombe pas trop bas ? Comme toujours, le seul pays qui ait le pouvoir de moduler sa production pour équilibrer le marché mondial, c’est l’Arabie saoudite. Avec 800 milliards de dollars de réserves en devises, elle peut se permettre de diminuer ses exportations, estime Daniel Yergin.

Mais combien de temps acceptera-t-elle de limiter unilatéralement sa production pour permettre à l’Iran et ou à l’Irak ou à d’autres de lui prendre des parts de marché ? C’est toute la question. A plusieurs centaines de milliards de dollars…

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