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Revue de presse Afrique

A la Une: en Tunisie, Essebsi veut l'union

Audio 04:48
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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En Tunisie, on sort à peine des élections, qu'une polémique est déjà en train de naître.

Hier, le grand perdant de la présidentielle, Moncef Marzouki a annoncé la création d'un nouveau parti qui va s'appeler « Mouvement ou Mobilité du peuple des citoyens », le nom n'est pas encore définitif souligne Webdo, le site d'information en ligne tunisien. Ce qui provoque la polémique c'est cette petite phrase au détour de son discours très virulent hier. « Nous refusons la dictature et nous n’accepterons jamais son retour », s’est-il exclamé avant d’affirmer rapporte Webdo : « Je serai la voix des jeunes et je défendrai les révolutionnaires ».

Le site d'information publie une photo de Marzouki affichée sur sa page Facebook où on le voit s'adresser à ses partisans. C'était à la fenêtre de son local de campagne hier. La photo est prise de derrière. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y avait du monde.

Moncef Marzouki a à nouveau dénoncé les abus qui ont eu lieu pendant les élections, précise encore Webdo.

Tunisie numérique voit d'un mauvais œil les propos de l'ancien président hier. Le site évoque l’état de surexcitation et d’hystérie qui marquait Marzouki au moment où il hurlait son mot pour le peuple. Tunisie Numérique estime qu’il faisait plutôt, une « déclaration de guerre ».

« La Tunisie est à peine sortie d’un tunnel, que la voilà replongée dans le pire des cauchemars, estime encore le site d'information, celui de la guerre civile et fratricide que viennent de décider certaines parties du fond de quelques salons obscurs ».

Tunisie numérique craint peut-être abusivement « un scénario à la libyenne avec un ancien président, et pourquoi pas, un ancien parlement, qui vont s’obstiner à ne pas reconnaître les nouvelles autorités du pays, légalement élues ».

Bachar el Assas félicite Essebsi

Comble de malchance pour Beji Caid Essabsi qui s'en serait peut-être bien passé, sa victoire a été saluée par les autorités syriennes, relève l'Economiste maghrébin. Dans un communiqué, la Syrie « attend de voir une implication majeure de la Tunisie, grâce à ces dernières élections, dans les affaires nationales et internationales ».

Elle dit aussi « respecter le choix clair des électeurs tunisiens en espérant que cela aidera à rétablir le calme dans le pays », rapporte l'Economiste maghrébin.

Algérie : Ni Daech, ni Hamadaech...

« En Algérie, les autorités ont officialisé hier la mort d'un des assassins d'Hervé Gourdel. La cavale de Abdelmalek Gouri à la tête de Djound Al Khilafa aura été de très courte durée, se félicite Le Temps d'Algérie, prouvant que cette organisation terroriste qui tente de faire croire à l'existence de Daech en Algérie et qui ne compte que quelques éléments, est une phalange dont les éléments sont davantage préoccupés par leur survie que par la préparation d'attentats d'envergure ».

« L’élimination de l’assassin d’Hervé Gourdel traduit une certaine bonne coopération des autorités et de l’armée algériennes, estime pour sa part Fasozine, mais ne dissipe par pour autant les nuages de risques d’enlèvement qui pèsent sur la région du Maghreb et du Sahel ».

A noter aussi, cette manifestation de soutien à notre confrère Kamel Daoud, l'écrivain et journaliste qui a été directement menacé de mort par l'imam Hamadache. Selon El Watan, ils étaient près d'une centaine de citoyens à s’être rassemblés hier à Oran, la ville dont il est originaire devant le palais de justice pour dénoncer les propos scandaleux de l'imam salafiste. Les manifestants ont clamé en cœur : « ni Daesh ni Hamadaech, relate El Watan ». «Aujourd’hui, c’est Kamel Daoud, demain, à qui le tour ? », s'indigne un manifestant.

RDC : le retour de Moïse.

En République Démocratique du Congo, le retour d'un "nouveau rival"... au président Kabila, Moise Katumbi, fait couler beaucoup d'encre.

« Les rumeurs le disaient malade, victime d’une tentative d’empoisonnement et en soins intensifs à Londres depuis trois mois, mais le gouverneur du Katanga est apparu rayonnant à sa descente d’avion dans son fief de Lubumbashi, ironise Afrikarabia. »

Il a été accueilli comme « un Moïse, surenchérit KongoTimes, par une foule monstre à Lubumbashi. L’homme possède de nombreux atouts, estime encore le journal : jeune, riche, populaire, président du plus important club de foot congolais, Moïse Katumbi vient aussi de la riche province minière du Katanga, véritable » coffre fort « du Congo et forte pourvoyeuse de voix lors des élections. Autant d’avantages, qui font de Moïse, un rival sérieux du président Kabila », estime plus loin Kongo Times.

7 sur 7 publie une série de photos sur ce « retour triomphal », selon lui. On voit Moïse Katumbi à la descente de l'avion, tout sourire dans une veste à carreaux bleu et blanc, puis un chapeau sur la tête, parader comme une star du ballon rond, dans les rues, au milieu de la foule. 7 sur 7 rapporte cette petite phrase de Moïse Katumbi lors de son discours : « Les images que j’ai vu aujourd’hui, c’est plus que le Burkina Faso »., faisant référence ainsi à la révolution qui a emporté le régime de l’ex-président Compaoré.

Pour 7 sur 7, « Moise Katumbi a franchi la ligne rouge ».

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