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Aujourd'hui l'économie

Uber, un modèle d’économie de partage?

Audio 03:34
Uber espère faire son meilleur chiffre de l'année en cette nuit de réveillon 2014.
Uber espère faire son meilleur chiffre de l'année en cette nuit de réveillon 2014. Reuters

Deux millions de fêtards auront recours aux services d'Uber pour rentrer chez eux en cette nuit de réveillon. La start-up américaine espère réaliser au nouvel an son meilleur chiffre de l'année.

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Uber est présent cette année dans 260 villes à travers le monde, contre seulement 60 fin 2013. Cette progression fulgurante explique à elle seule l'explosion du chiffre d'affaires attendu cette nuit. Son arrivée est souvent mal vécue. Mais ces résistances freinent à peine son assaut planétaire. Car pour exister, Uber doit à tout prix s'internationaliser, conquérir la plus grande part du marché. Comme l'a fait Google avec son moteur de recherche. Le succès d'Uber a aujourd'hui dépassé le cadre du transport urbain et contamine progressivement toute l'économie dite réelle.

Créer un service de type Uber pour à peu près tout et n'importe quoi est la nouvelle formule magique des jeunes créateurs de start up de la côte ouest des Etats-Unis. Uber n'a pas inventé le concept mais il en est devenu l'emblème universel. D'un simple clic, le consommateur obtient ce qu'il désire. Uber abolit le temps et la distance, c'est un saut culturel qu'ont permis les technologies de l'information.

Et pourtant Uber et ses clones suscitent la méfiance

Parce qu'ils mettent en péril des métiers, des entreprises historiques. Et pas toujours pour le bien des utilisateurs. En bannissant Uber, les pouvoirs publics cherchent d'abord à protéger le consommateur. Sans parler des faits divers, il y a déjà des abus récurrents sur le prix. A Sydney, pendant la prise d'otages, louer une voiture Uber est devenu pendant quelques heures hors de prix. Le montant de la course étant calculé par un algorithme, il explose au gré du marché, souvent au mépris de toute notion de service. C'est ce qui risque encore de se passer cette nuit.

Quant aux concurrents phagocytés par ce type de service, ils cherchent bien sûr le soutien des autorités locales, parce qu'ils représentent des emplois, un gisement d'impôt, mais ils s'adaptent aussi. C'est ce qu'on voit dans la télévision. Les chaines historiques, qui captaient les auditeurs à heure fixe, se mettent aujourd'hui à la programmation en ligne pour résister face à Netflix, le champion des programmes à la demande. Idem dans les télécoms où les opérateurs historiques, qui avaient toutes les informations sur les abonnés, se voient spoliés par les aspirateurs de données personnelles que sont la plupart des services en ligne.

Nous voilà donc entrés en 2014 dans l'ère de l'économie collaborative ?

Cette économie de partage est un plus indéniable pour le consommateur mais aux dépens de celui qui propose sa force de travail à l'entreprise intermédiaire. Comme le fait remarquer un éditorialiste du site d'info Quartz, ce type de service prospère surtout dans les zones et dans les périodes où la main d'œuvre corvéable à merci est disponible. On pense aux pays surpeuplés comme l'Inde bien sûr, mais aussi aux pays occidentaux où la cohorte des chômeurs et des salariés à temps partiel fournit à Uber et à ses épigones des bras pas très regardants sur le niveau de revenu et de protection. C'est aussi cela le modèle Uber.


EN BREF DANS L’ECONOMIE

Le Venezuela est entré en récession

La Banque centrale a enfin publié les chiffres l'attestant. L'activité a fortement reculé dès le premier trimestre 2014, c'est-à-dire avant la forte chute du pétrole, et cette tendance a été confirmée les deux trimestres suivants.

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