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Aujourd'hui l'économie

Les Etats-Unis, le retour

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Les Etats-Unis sortent définitivement de la récession.
Les Etats-Unis sortent définitivement de la récession. Getty Images/Blackwaterimages

Les Américains tournent définitivement la page de la Grande Récession, 2015 sera chez eux une très bonne année.

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Avec une croissance supérieure à 3 %, cela fait des États-Unis le pays occidental qui réalisera la meilleure performance, plus encore, c'est le seul pays riche à nouveau en phase d'expansion. La première puissance mondiale en produit intérieur brut renouera avec un rythme qu'elle n'a pas connu depuis 2002. Le chômage a reculé l'année dernière au niveau d'avant 2008. C'est le signe le plus concret de la fin de la crise. Et à partir de cette année, les ménages vont commencer à en ressentir les effets positifs. Parce qu'ils ont retrouvé un emploi, parce que leurs salaires remontent, ils vont dépenser plus, acheter une voiture, pourquoi pas une maison.

Les banques les suivront, car les finances des particuliers se sont assainies, leur endettement est retombé au niveau de 2002. Cerise sur le gâteau, la baisse inattendue des cours du pétrole. Elle leur rend en moyenne 550 dollars de pouvoir d'achat. Assez paradoxalement, les Américains profitent de la baisse du brut comme ils ont profité de la hausse. Quand le baril s'échangeait à plus de 100 dollars, la manne providentielle des hydrocarbures de schiste a dopé leur économie. Et maintenant que les cours dégringolent, les entreprises et les États pétroliers souffrent un peu, mais toutes les familles américaines sont à la fête. 

L'autre symbole de cette sortie de crise c'est la légère hausse des dépenses publiques

Les villes, les États relancent des programmes de construction ou de maintenance des routes, des écoles, des hôpitaux. La hausse moyenne des dépenses des collectivités locales est de 3%. Certaines villes profitent des rentrées fiscales pour retrouver des comptes excédentaires. Cette dynamique de la demande publique est bien là, mais ce n'est encore qu'un frémissement. Les gouverneurs resteront très prudents dans leurs budgets. On recrute par exemple à nouveau des professeurs dans les écoles, mais il manque encore 300 000 postes pour atteindre le nombre d'enseignants de 2008.

Cet élan américain va-t-il gagner le reste du monde ?

Les pays européens très connectés au marché américain comme le Royaume-Uni ou l'Irlande en ressentent déjà les effets bénéfiques. Mais il ne faut pas trop compter sur cet effet d'entraînement au niveau mondial. D'abord parce qu'il y a un effet de vase communiquant au détriment des pays en petite forme : les États-Unis aimantent, aspirent aujourd'hui les investisseurs du monde entier, c'est autant de moins pour le reste du monde. Et puis il faut prendre en considération le monde post crise, un monde où les États-Unis certes sont encore numéro un, mais un monde où leur poids relatif est de plus en plus léger.

Leur PIB ne représente plus que 22 % de la richesse mondiale, c'était 32 % il y a douze ans. Les importations américaines pèsent 13 %, c'était encore 16 % il y a dix ans. L'économie américaine se suffit à elle-même en quelque sorte. Les exportations ne représentent que 14 % de son produit intérieur, cela veut dire que si ses clients traditionnels achètent moins, cela n'a pas trop d'importance, car le ressort de l'économie américaine c'est plus que jamais son marché intérieur.
 


 
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