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Revue de presse Afrique

A la Une: Nigeria, la démocratie élective à la fête

Audio 03:51
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Aujourd’hui 29 mai 2015, c’est d’abord comme chaque année dans la première nation d’Afrique la « Journée de la démocratie ». Mais c’est aussi l’investiture à Abuja du nouveau président Buhari.

Comme le résume d’une formule The Vanguard, « le grand changement commence ». A travers ce titre, le très respecté quotidien nigérian entend faire référence au coup de fil du président sortant à son successeur.

Passage de témoin téléphonique célébré également par un autre quotidien de renom au Nigeria, le journal This Day, selon lequel cet appel téléphonique de Goodluck Jonathan à Muhammadu Buhari a rien moins que « changé l’histoire politique du Nigeria ».

Et pour faire bonne mesure, le journal The Nation qualifie lui aussi d’« historique » ce doublement présidentiel appel téléphonique. C’est bien connu, le bonheur, c’est simple comme un coup de fil.

Nigeria : main de fer dans gant de fer

Du beau monde est attendu à cette investiture. Mais la presse nigériane n’a d’yeux que pour le secrétaire d’Etat américain John Kerry, par deux fois cité par The Nigerian Tribune.

Mais aussi par le journal Punch, qui omet de préciser que la France sera représentée par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, voilà qui est fait !

Mais foin d’affinités linguistiques, il y aura en effet du beau monde à Abuja, mais aussi et surtout des militants du parti au pouvoir, et pas qu’un peu, souligne Koaci.com ! « Les membres du PDP auraient réservés 4 000 places sur 5 000 » à la cérémonie, insiste, comme s’il s’en étonnait, le site Internet ivoirien. Qui explique cette forte présence à la cérémonie derrière leur Chef serait motivée par le « désir de contrecarrer ceux qui projettent de huer Goodluck sur les lieux ». Quelle idée !

Pourtant, rappelle Le Pays, au Burkina-Faso, Goodluck Jonathan, président sortant, avait fait preuve de « fair-play » en reconnaissant sa défaite face à Muhammadu Buhari. « Le peuple du Nigeria a donc des raisons de mettre les petits plats dans les grands pour fêter l’événement et avec lui, le nouveau président », estime le quotidien ouagalais.

Il est vrai qu’une fois éteints les lampions de la fête au lendemain de son investiture, la tâche à accomplir s’annonce rude pour le président Buhari. Car les Nigérians ont « souffert le martyre sous Goodluck Jonathan », affirme en toutes lettres Le Pays.

Quand à son confrère L’Observateur Paalga, il rappelle, s’il en était besoin, que le nouveau président nigérian est un ancien putschiste qui, en 1983, avait renversé Shehu Shagari et son gouvernement civil « corrompu certes, mais démocratiquement élu », avant de diriger le pays d’une « main de fer », instaurant une « dictature militaire » ! « A vos ordres mon général ! », lance donc L’Observateur, qui semble ainsi croire à la pérennité de la mémoire.

Casques bleus : peur bleue

Ce vendredi 29 mai est également la journée mondiale des casques bleus. Et, justement, au Mali, trois d’entre eux ont été blessés hier dans la région de Tombouctou par l’explosion d’une mine au passage d’un convoi dans lequel se trouvait leur chef, un général danois.

« Des chefs militaires et de la police de la Minusma ont échappé de peu à la mort », énonce d’entrée de jeu Jeune Afrique, rapportant ainsi une déclaration faite à l’Agence France presse par un responsable civil de la Minusma à Tombouctou. L’édition en ligne du magazine panafricain ajoute que la Minusma est considérée comme la « plus risquée » des missions de paix de l’ONU depuis celle en Somalie dans les années 90 et rappelle que, jusqu’à présent, « 35 Casques bleus ont été tués en moins de deux ans » au Mali.

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