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Revue de presse Afrique

A la Une: tournées diplomatiques

Audio 04:41
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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On commence par le président burkinabé de la transition, Michel Kafando, reçu hier à l’Elysée par François Hollande. « Le président français, pointe Jeune Afrique, a salué l’exemplarité démocratique du Burkina Faso. 'Si nous sommes aux côtés du Burkina Faso, c’est que nous voulons aussi qu’il ait valeur d’exemple, je pense notamment à ce qui se passe aujourd’hui au Burundi', a expliqué le président français. »

Michel Kafando « a dû se sentir fier et honoré, pointe le site d’information Fasozine, de voir son pays cité en exemple de 'modèle de démocratie' par son hôte français. Une reconnaissance qui traduit sans doute l’esprit de courage qui a amené les Burkinabè à s’insurger contre le projet de modification de la constitution orchestré par l’ancien président Blaise Compaoré. Comparativement au Burundi qui est mis à la croisée des chemins avec Pierre Nkurunziza, un président obnubilé par l’idée d’un troisième mandat, le Burkina est vu comme un véritable un modèle, se félicite encore Fasozine, voire un espoir pour une Afrique piégée par la boulimie du pouvoir de ses dirigeants. Mais, tempère le site burkinabé, l’arbre de ce satisfecit ne doit pas cacher la forêt des défis auxquels le Pays des Hommes intègres doit encore faire face pour réussir le virage de sa transition politique. » Au nombre de ceux-ci, il y a la question de l’organisation des élections et le débat sur la nouvelle constitution.

Et Fasozine de conclure : « en attendant d’éclairer l’opinion internationale et nationale sur ces points d’achoppement, le président Michel Kafando peut au moins se vanter d’un bilan à mi-parcours sans trop de couacs. Ce n’est pas rien dans une Afrique où presque tous les trains arrivent en retard, tout le temps. »

« La France soutient le Burkina dans sa quête de démocratie approfondie, se réjouit également le quotidien Aujourd’hui. Elle a déjà concrètement versé 3,1 millions d’euros à la CENI pour les élections. Mieux, elle veut en faire une sorte de grand laboratoire, en matière d’approfondissement de la démocratie. D’où l’exemplarité du Burkina, qui doit servir de boussole, relève Aujourd’hui, à un pays tel que le Burundi, où le président Pierre Nkurunziza, avec une fébrilité de diablotin, veut s’octroyer un 3e mandat. Une tentative qui avait contribué à emporter Blaise Compaoré du Burkina Faso. Quant au modèle démocratique burkinabé, conclut Aujourd’hui, il faudra attendre comme dans un film, le clap de fin, c’est-à-dire le 11 octobre, avant peut-être de décerner cette palme. On saura alors de quoi aura accouché cette transition, née de l’insurrection. »

Tournée « militaire »

Diplomatie toujours, avec la tournée sous-régionale du président Nigérian, Muhammadu Buhari… « Pour sa première sortie officielle, relève Le Pays au Burkina, le tout nouveau président du pays des Super Eagles a choisi de se rendre dans deux des pays voisins stratégiques et incontournables dans la lutte contre Boko Haram. A savoir, le Niger et le Tchad. C’est un choix éclairé et stratégique qu’il faut saluer à sa juste valeur. Et contrairement aux républiques 'bananières' francophones, note le quotidien ouagalais, dont les nouveaux dirigeants 'quémandent', pratiquement à genoux, leurs premières audiences et autres visites présidentielles aux 'dieux' de l’Elysée, Buhari a décidé, humblement et avec reconnaissance, d’aller saluer, après son investiture, deux de ses pairs africains ; l’objectif ultime étant de voir comment ils peuvent venir à bout de la peste commune, Boko Haram (…). Cette visite au Niger et au Tchad, au-delà des aspects politiques, se veut donc fondamentalement 'militaire'. »

Pourquoi cette obstination ?

Enfin, on revient au Burundi… Avec un Pierre Nkurunziza de plus en plus isolé sur le plan diplomatique. Tancé par François Hollande, on l’a vu, vilipendé par plusieurs pays européens, mis en garde par les Etats-Unis, en butte à la farouche résistance de son opposition et de la société civile, le président burundais s’entête. Et pour le site d’information guinéen, Ledjely.com, les dangers s’amoncèlent pour le Burundi : « il serait illusoire de s’attendre à ce que le président burundais puisse reculer. Il est résolu à aller jusqu’au bout. Quoique cela puisse coûter. Mais c’est à se demander pourquoi cette obstination ?, s’exclame Ledjely.com. Car un pouvoir acquis dans les conditions qui prévalent actuellement au Burundi n’aurait rien de particulièrement délicieux. Au contraire, même s’il se faisait élire, Nkurunziza passerait son prochain mandat dans un pays divisé et potentiellement instable. (…) Frustrations et rancœurs iraient crescendo. (…) Et paradoxalement, conclut le site guinéen, c’est pour ce résultat-là que le président burundais fait dans l’entêtement qu’on lui connaî aujourd’hui. »

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