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Revue de presse Afrique

A la Une : Sepp Blatter jette l’éponge

Audio 04:31
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Le scandale de corruption à la Fifa a finalement eu raison de Blatter, constate le site d’information Guinée Conakry Infos. Réélu vendredi dernier à la tête de l’instance suprême du football mondial, il a rendu le tablier hier. (…) L'atmosphère de suspicion était devenue suffisamment pesante, l’odeur de la mafia qui se dégageait des couloirs de la FIFA était insoutenable. (…) Le vieux briscard a donc pris les devants, en raison, dit-il, d’un 'manque de soutien dans le monde du foot'. Dans tous les cas, un vent de renouveau va souffler sur la planète foot, et on serait presque tenté de lâcher un ouf ! Enfin ! »

« Sepp Blatter était dos au mur, pointe Le Pays au Burkina, après les révélations faites par le New York Times, comme quoi l’Afrique du Sud avait versé 10 millions de dollars à la FIFA pour obtenir l’organisation du Mondial 2010. D’après le quotidien américain, c’est cela qui explique la mise en cause de l’homme lige de Blatter, Jérôme Valcke, qui aurait joué les intermédiaires. Accusation que Blatter lui-même avait démentie, appuyé par les autorités sud-africaines qui défiaient quiconque de pouvoir en apporter les preuves. Mais comme le dit une maxime bien connue, 'le mensonge a beau courir, la vérité finira un jour par le rattraper'. Et nous y voilà !, s’exclame Le Pays. Reste maintenant à savoir les connexions et les complicités que la FIFA entretenait avec la CAF dans cette affaire de pots-de-vin qui est loin d’avoir livré tous ses secrets. Car il y a fort à parier que ce qui vient d’être révélé n’est que la partie visible de l’iceberg. »

A qui le tour ?

En effet, renchérit Aujourd’hui, toujours à Ouaga, « l’insubmersible Blatter coulé, les regards se tournent vers le continent africain, où règne en grand manitou, le Camerounais Issa Hayatou. A la suite de Blatter, Hayatou avait réussi, avec les mêmes méthodes d’asservissement que son mentor suisse, à non seulement écarter ses adversaires les plus crédibles, mais aussi et surtout à lever la limite d’âge qui aurait pu l’empêcher de s’éterniser sur le trône du football africain. (…) S’il est vrai que qui dit Jérôme Valcke dit Sepp Blatter, il est fort probable que Issa Hayatou reçoive depuis Yaoundé ou Douala, un jet immonde de l’éclaboussure qui est en train d’entraîner Blatter vers le fond des abîmes. (…) La déflagration de la marmite bouillante provoquée par la justice américaine est telle que les zouaves serviteurs du continent africain sont dans leurs petits souliers. »

L’Observateur Paalga est sur la même ligne : « maintenant que leur mentor est tombé, de nombreux dirigeants de fédérations et de confédérations doivent avoir le sommeil trouble, eux qui ont souvent soutenu, pour des raisons inavouables, le Don Corleone du football mondial. Régulièrement d’ailleurs, les noms de Issa Hayatou, président de la CAF, et de Jacques Anouma, l’ex-président de la fédération ivoirienne, pour ne citer que ces deux-là, sont revenus dans ces histoires de corruption et plus que jamais, ils devront montrer patte blanche si vraiment ils en ont une. Cette vague qui déferle depuis Zurich, pourrait bien emporter sur son passage, bien des requins du football. »

Nkurunziza n’est pas Blatter…

Pour Le Soleil à Dakar, « d’autres têtes vont donc tomber, des développements inattendus sont également à envisager et bien malin serait celui qui peut prévoir l’ampleur du tsunami dont l’alerte vient d’être lancée. Ce qu’il faut peut-être retenir du coup de tonnerre d’hier dans un ciel apparemment débarrassé de ses nuages, c’est que qu’importe la légitimité dont on peut se prévaloir, on ne peut pas impunément et indéfiniment narguer son monde. »

Enfin, L’Intelligent à Abidjan salue tout de même le geste de Blatter et ose la comparaison avec certains dirigeants politiques du continent : « d’aucuns peuvent dire que Sepp Blatter part pour éviter d’être davantage éclaboussé, mais le fait est que l’homme ne sort pas tout à fait par la petite porte, estime en effet le quotidien ivoirien. Il donne une leçon à bien des dirigeants africains qui ne savent pas partir, qui aiment braver le monde entier et toutes les clameurs. Hélas, le Burundais Nkurunziza n’est pas Blatter, s’exclame L’Intelligent. Pas plus que Compaoré et Gbagbo ne l’ont été, avant que Goodluck Jonathan ne vienne montrer qu’il n’y a aucun drame à partir du pouvoir, et d’une institution comme la Fifa, lorsque l’on a perdu la confiance de ses mandants et de l’opinion publique. »

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