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Nouvelles technologies

De l'électronique injectable dans le cerveau

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Cerveau et neurones
Cerveau et neurones dr

Des scientifiques chinois et américains sont parvenus à injecter avec une seringue des nanostructures électroniques dans le cerveau d’une souris. Ces implants souples et biocompatibles permettraient, sans intervention chirurgicale, de surveiller l'activité cérébrale d’un individu, de stimuler des tissus nerveux endommagés, ou de concevoir de nouveaux dispositifs pour interfacer les humains avec les machines.

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Amis cyborgs bonjour ! Imaginé par les auteurs de science-fiction depuis plus d’un siècle, « l’électro mécanisation » de notre espèce serait pour bientôt, estiment les chercheurs qui expérimentent toute sorte de dispositifs pour interfacer le cerveau humain avec des machines. Dans le domaine médical, les électrodes et les implants de stimulation neurologique qui sont couramment employés, nécessitent une intervention chirurgicale délicate et complexe, afin de les introduire profondément dans le cerveau. Le risque est que l’organisme du patient rejette ces implants électroniques, pouvant déclencher, par ailleurs, une inflammation généralisée des tissus nerveux. Les chercheurs de l’université de Harvard aux Etats-Unis et du centre national pour les nanosciences de Pékin ont mis au point une méthode d’intervention considérablement moins intrusive.

Les scientifiques ont conçu un « nanomaillage » de fils infiniment fins de chrome et de platine. Cet alliage aux propriétés électroniques a été enrobé de polymères biocompatibles pour obtenir un « grillage » high-tech microscopique. Flexible et résistant, il s’enroule de manière suffisamment compacte pour passer par l’aiguille d’une seringue. Injectée dans le cerveau d’une souris, la structure se déploie et se mêle au tissu cérébral de l’animal, permettant ainsi de réaliser les enregistrements de son activité encéphalique ou de stimuler les neurones du cobaye. « Notre méthode n'a entraîné ni rejet ni réaction immunitaire importante sur une période de cinq semaines », expliquent les chercheurs.

Les scientifiques imaginent déjà les nombreuses applications que permettrait leur système, comme de suivre à la carte l’activité d’un seul neurone ou celle d’un groupe en particulier, afin d’étudier en détail le fonctionnement du cerveau. Dans le domaine biomédical, cette électronique injectable permettrait de stimuler les tissus nerveux des personnes souffrant de la maladie de Parkinson afin de les « réveiller », ou encore de traiter les dommages cérébraux suite à un AVC. Les chercheurs espèrent aussi développer de nouvelles interfaces hommes-machines, qui feront de nous des êtres hybrides électroniquement augmentés. Des mutants cybernétiques ou « cyborgs » et fiers de l’être, telle est la question ? Aurait pu commenter « Mystique » le personnage de fiction à la peau bleue de la saga cinématographique et hollywoodienne les X-Men.

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