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Revue de presse française

A la Une: paroles de migrants

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AFP

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La Croix donne la parole ce mardi à ces migrants coincés à Vintimille en Italie, à la frontière avec la France. Ils sont environ 300, originaires d’Afrique de l’Est, mais aussi d’Afghanistan ou du Pakistan. « Tournant le dos à la guerre, à des discriminations ou au marasme économique, pointe le quotidien catholique, ils espèrent trouver un avenir meilleur en Europe. » Parmi eux, Naseraldeen, 25 ans, qui vient du Soudan : « “mon rêve, dit-il, c’est d’étudier et de travailler à Londres pour améliorer la situation de ma famille et la mienne. Pour cette raison, je ne reviendrai pas sur mes pas, désormais, je suis tout près de la France, je la vois de mes propres yeux”. Naseraldeen est un Four, précise La Croix, peuple originaire du Darfour et objet de discrimination dans le reste du Soudan. “J’ai choisi d’étudier la géologie pour travailler dans le pétrole, explique-t-il, mais quand tu es Four, tout ce qu’on te laisse faire, c’est travailler avec tes mains”. Alors, Naseraldeen a travaillé dans la construction, jusqu’à économiser 3 000 dollars lui permettant de quitter son pays il y a trois mois et d’atteindre Vintimille. Derrière lui, il a laissé sa mère, deux sœurs et un frère. La famille vit dans un camp de réfugiés de la région de Kelma, où elle s’est installée après l’incendie du village natal en 2003, par les Djandjawids, les miliciens soutenus par Khartoum pendant la guerre au Darfour. »

Commentaire de La Croix : « un principe peut aider à définir une politique généreuse : la priorité aux réfugiés. Parmi les migrants, certains ont fui des persécutions. Qu’ils puissent demander l’asile en France ou dans un autre pays européen est un droit et un devoir, affirme le quotidien catholique. La journée mondiale des réfugiés, qui s’est déroulée samedi dernier dans de nombreuses villes, a été l’occasion d’entendre des témoignages bouleversants : des femmes, des hommes, des enfants, dont la vie était menacée, peuvent à nouveau s’imaginer un avenir, grâce au statut de réfugiés – lequel est défini par des conventions internationales. Jeudi prochain, l’Assemblée nationale examinera en seconde lecture un projet de loi visant à améliorer la prise en charge des demandeurs d’asile et à accélérer la décision de l’administration sur l’octroi du statut. Cet examen juridique est nécessaire, conclut La Croix, pour pouvoir distinguer, parmi les migrants, entre ceux qui doivent être protégés et ceux qui peuvent éventuellement être accueillis. »

Revenu sur terre…

Dernier épisode du feuilleton grec hier soir à Bruxelles, annonçaient Les Echos. Et bien non… Ça continue.

« Jamais en cinq mois l’accord entre Athènes et ses créanciers n’aura été aussi proche, constate Le Figaro. Mais les dernières promesses d’économies présentées hier soir par Alexis Tsipras doivent encore être évaluées. Les offres de dernière minute du premier ministre Grec vont être examinées par les techniciens et les ministres des Finances avant un nouveau sommet jeudi et vendredi. Avec un objectif, pointe Le Figaro : conclure d’ici au 30 juin et éviter un défaut de paiement de la Grèce. Parmi les nouvelles pistes évoquées, Athènes semblerait faire un pas vers la suppression des niches fiscales dont jouissent les îles de la mer Égée, une limitation des retraites anticipées ou encore un plafonnement des dépenses de défense. »

En tout cas, l’objectif affiché des européens est d’éviter un Grexit… C’est du moins ce qu’affirme Libération : « la plupart des chefs d’Etat de l’UE ont désormais conscience qu’une sortie de la Grèce de la monnaie commune serait catastrophique pour la zone euro. » En effet, commente le journal, « la sortie de la Grèce se paierait par une panique monétaire, une baisse draconienne du pouvoir d’achat et une austérité budgétaire sans faille pour de longues années, faute d’accès aux marchés financiers. Effort dans l’Europe ou misère en dehors d’elle : le choix n’a rien de réjouissant mais il n’y en a pas d’autre. Revenu au réel, Alexis Tsipras semble avoir admis que dans cette négociation, des propositions précises sur le budget ou la fiscalité sont plus efficaces que les envolées lyriques, aussi justifiées soient-elles. »

Pour Ouest France, il faut certes réformer la Grèce mais aussi… la zone euro : « pour qu’une solution durable soit enfin apportée, des réformes profondes sont nécessaires, de part et d’autre. […] Côté grec, précise Ouest France, le train vie clientéliste des vingt dernières années n’est plus soutenable. » Exemple : « la Grèce ne peut continuer à payer à crédit des départs à la retraite à 55 ans alors que les pays créditeurs obligent leurs citoyens à repousser le leur à 65 ou 67 ans. »

Et puis « côté créanciers, poursuit Ouest France, il est temps que la politique prenne la place des contrôleurs des finances. Car, aussi nécessaires que puissent être certaines réformes structurelles, elles doivent être accompagnées d’un projet politique. Sinon, l’exaspération, souvent fondée, des citoyens à l’encontre de mesures dont ils ne perçoivent que les effets dépressifs sur leur train de vie, peut vite tourner au rejet indiscriminé. Cela vaut dans une nation, vis-à-vis des partis traditionnels. Cela vaut à l’échelle d’une Union, vis-à-vis de ce qui reste lorsque la politique s’absente : la bureaucratie. »

« Contrôles fiscaux : le jackpot de l’Etat » : enquête proposée par Le Parisien… Avec cette information exclusive : « la lutte contre la fraude fiscale, sociale ou à la TVA rapporte : en 2014, les sommes “rectifiées” ont atteint un peu plus 19 milliards d’euros. » En fait, note Le Parisien, « le fisc contrôle mieux et récupère davantage ce que les contribuables indélicats tentent de lui soustraire. »

Retraites

Economie encore : toujours pas d’accord sur les retraites… C’est à lire dans Les Echos. « Les négociations s’enlisent », constate le quotidien économique. « Les partenaires sociaux se donnent encore quatre mois pour trouver un accord en vue de redresser les régimes complémentaires de retraite. Ils ne se retrouveront que le 16 octobre pour leur prochaine séance de négociation multilatérale. » Commentaire des Echos : « c’est regrettable, sachant que le compteur du déficit tourne et qu’il sera difficile d’entamer des négociations tout aussi âpres sur l’indemnisation du chômage, à l’automne, tant que ce dossier n’aura pas été réglé. Pour autant, et en dépit des vives critiques de certains négociateurs, les bases d’un accord existent, estime le quotidien économique. Le reste est une question de dosage. Il est désormais acquis que, à court terme, les principales économies proviendront du gel des pensions. »

Retraite toujours, mais cette fois retraite à 50 ans… pour la danseuse Sylvie Guillem… La danseuse étoile française qui a fait sa carrière à Londres et à Tokyo tire sa révérence à 50 ans. Elle rêve d’une retraite en Italie. Et elle s’est confiée au Figaro : « depuis trente-neuf ans, chaque journée de ma vie n’a été orientée que par la scène, les répétitions, les spectacles et leur préparation, affirme Sylvie Guillem. Je bascule dans le second acte de ma vie avec le sentiment de débuter une aventure mystérieuse. J’ai envie de faire du taïchi, de l’aïkido, du tir à l’arc, de la poterie. Je sais que je vais m’investir dans l’écologie et la protection animale, mais j’ignore complètement comment s’organisera une de mes journées. Au début, ce sera dur à un point que je ne mesure pas, affirme encore la danseuse étoile. Tous les canevas qui me dirigeaient s’effondrent. Il me reste la barre, que je ferai encore chaque matin, comme depuis trente-neuf ans. Impossible d’arrêter d’un seul coup. » Et bien, bonne retraite active Madame Guillem !

 

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