Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

A la Une: Hollande au Bénin, l’homme pressé

Audio 04:22
© AFP/Pius Utomi Ekpei

Publicité

Le président français est resté si peu de temps sur place que, pour La Nouvelle Tribune, cette visite est « honteuse ». Le journal béninois préfère parler d’« escale » effectué à Cotonou par « le souverain colonisateur » ! Le ton est amer. Et les mots sont sentencieux. La France a bien« décidé de nous ridiculiser », grince ainsi La Nouvelle Tribune !

Mais, rappelons-le, des raisons de sécurité ont notamment été évoquées par les protocoles pour expliquer la brièveté des différentes escales de cette mini-tournée de François Hollande en Afrique.

Boko Haram : message de sang

Justement. On ne l’a appris qu’hier, Boko Haram s’est une fois de plus illustré dans le sang au Nigeria. C’est une fois encore dans le nord-est du Nigeria que le groupe Boko Haram s’est signalé en faisant quelques 150 morts dans trois attaques. « Simple coïncidence où massacre voulu et planifié ainsi, s’interroge Fasozine ? Difficile de ne pas penser à un pied de nez à la France ».

Le Bénin étant mitoyen du Nigeria, le journal ouagalais en ligne plaide en faveur du renforcement de sa sécurité. « François Hollande devrait intégrer ce pays dans le plan global d’éradication à laquelle les troupes françaises participent déjà si activement », adjure Fasozine.

En tout cas, au Bénin, le président français a dit qu’il ne changeait pas de discours « selon les lieux où il se déplace ». C’est pour « se prémunir des critiques qui ne vont pas manquer, concernant les étapes angolaise et camerounaise de son périple-éclair en Afrique, où règnent encore des dinosaures », explique Guinée Conakry Info. Le site Internet guinéen y a vu un de ces « messages forts » passés par François Hollande en faveur des « transitions démocratiques ».

Hollande au Cameroun : questions qui fâchent

François Hollande est en effet à présent en Angola. Il sera cet après-midi au Cameroun. Et, là encore, la presse se plaint de la brièveté de sa visite. Dans la capitale, Yaoundé, la visite du président français, comme le souligne malicieusement 237Online, ne durera que« 6h30 chrono », autant dire que le programme de François Hollande à Yaoundé sera « speed » ! Du coup, le site Internet camerounais s’interroge. « Ce d’autant plus que cela fait 14 ans qu’un président français n’a pas foulé le sol camerounais ».

Une visite au pas de charge ? Le moins que l’on puisse dire, confirme News du Camer.com, et ça sera le cas jusqu’à la conférence de presse finale, du point de presse final pourrait-on plutôt dire. « En tout, la presse camerounaise et française […] n’aura pas plus de six questions à poser aux deux hommes d’Etat, prévient le confrère en ligne. Il n’y aura pas assez de temps pour aller au-delà » !

Six questions ? On verra bien. Mais parmi tous les sujets possibles, on connait ceux qui fâchent. Et News du Camer de souligner que, énonce-t-il, le mandat de François Hollande a été « émaillé jusqu’ici d’accusation de pressions que la France aurait exercées sur le Cameroun en rapport avec le dossier Michel T. Atangana mais aussi celui de l’avocate Lydienne Eyoum ». Question possible, en effet. Il n’en resterait donc plus que cinq...

Et pourtant, des questions, certains journaux camerounais en aurait à revendre. C’est le cas de Cameroon Info. Le journal en ligne évoque ainsi, et pêle-mêle, la longévité au pouvoir du président camerounais et la succession à la tête de l’État, […] le rapatriement des restes du président Ahidjo au Cameroun, […] ou encore des assassinats non élucidés, l’opération de salubrité publique plus connue sous le nom d’« “Opération épervier”, qui de jour en jour semble prendre, selon une opinion, des allures d’une purge politique destinée à réduire au silence des rivaux », énumère Cameroon Info, qui en est persuadé : Biya et Hollande vont éviter « ces sujets qui fâchent ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.