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Le coq chante

Une table ronde pour l’eau et l’assainissement en Afrique Centrale

Audio 26:30
Désiré Armand Ndemazagoa-Backotta, chef de service Energie et Eau de la CEEAC.
Désiré Armand Ndemazagoa-Backotta, chef de service Energie et Eau de la CEEAC. RFI/Sayouba Traoré

La question de l’eau est un enjeu majeur pour le développement des économies nationales et pour l’épanouissement socio-économique des familles. On mesure plus sûrement l’importance de cette eau quand elle se fait rare. Pour le cas de la sous-région Afrique Centrale, concernant la question de l’eau et l’assainissement, les spécialistes disent que c’est une terre de paradoxes.

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La sous-région est dotée de 17 grands fleuves, 16 lacs majeurs, 17 systèmes aquifères, 15 zones humides. La disponibilité des ressources en eau par habitant est très élevée avec 26.355 m3/an, alors que les moyennes pour l’Afrique sont de 5.720 et le monde 7.600 m3/hab./an. Face à cette réalité de géographie physique, il y a d’autres chiffres parlants. L’accès des populations aux services d’eau et d’assainissement demeure faible (47% pour l’eau potable et 37% pour les installations sanitaires améliorées). Avec un taux de prélèvement de 0,14% contre une moyenne continentale de 5,5%, les ressources en eau restent très peu valorisées et peu utilisées, en raison des faibles capacités de mobilisation des ressources en eau. On comprend donc que les autorités nationales et les organisations supranationales se mobilisent autour de cette question vitale.

L’acteur majeur ici, c’est la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale. Elle s’étend sur 6,6 millions de km², compte 153,8 millions d’habitants et aujourd’hui 11 Etats membres, c’est le principal organisme d’intégration de l’Afrique Equatoriale. Et c’est dans ce cadre qu’a été conçu un plan d’action régional appelé Politique Régionale de l’Eau. Parmi les instruments de cette politique régionale de l’eau, figure le Plan d’Action Régional de Gestion Intégrée des Ressources en Eau de l’Afrique Centrale (PARGIRE - AC). En ces matières l’actualité politique à l’intérieur des Etats, la diplomatie internationale, et les questions purement techniques s’entremêlent.

Pour mettre au point ce Plan d’Action Régional de Gestion Intégrée des Ressources en Eau en Afrique Centrale (PARGIRE-AC), le secrétariat général de la CEEAC a sollicité et obtenu l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), dans le cadre de la Facilité Africaine de l’Eau (FAE). L’horizon temporel, c’est l’horizon 2025. Et ce plan d’action vise quatre objectifs majeurs : entre autres il s’agit d’améliorer la connaissance des ressources en eau par la mise en place d’un système d’information commun ; une meilleure exploitation par les populations ; et la préservation de la ressource et des écosystèmes aquatiques.

En images

Invités :
- Ongouori Ngoubili Félicité, ambassadeur de la République Gabonaise au Royaume de Belgique, de l’Union Européenne
- Clotilde Nizigama, secrétaire générale adjointe de la CEEAC
- Désiré Armand Ndemazagoa-Backotta, chef de service Energie et Eau de la CEEAC
- Jean-Michel Ossété, coordonnateur par intérim de la Facilité africaine de l’eau de la Banque Africaine de Développement.


Production
: Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski

 

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