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Revue de presse Afrique

A la Une: Dadis Camara le retour ?

Audio 04:37
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Ça ne serait plus qu’une question de jours », selon Maxime Manimou. « On attend juste la fin des travaux de réfection de la maison qui va l’accueillir », affirme le porte-parole du capitaine putschiste dans le djely.com ce matin. A l’en croire, Moussa Dadis Camara pourrait rentrer plus rapidement que prévu en Guinée-Conakry. Le porte-parole de Dadis Camara affirme dans cet entretien que « l’ancien chef de la junte revient pour se défendre et pour battre campagne. En raison du nouveau contexte caractérisé par son inculpation, il se défendra certainement. Mais parallèlement, il préparera la campagne électorale, bien sûr ».

Inculpé de « complicité de meurtres, de viols et de disparitions forcées alors qu’il dirigeait le pays », Dadis Camara avait annoncé lundi, dans un entretien exclusif accordé au magazine Aminata, vouloir « rentrer au pays pour préparer le combat politique » car Dadis Camara voudrait se présenter à la présidentielle guinéenne d’octobre 2015.

En Côte d'Ivoire, la présidentielle est lancée...

C'est officiel, le président Ouattara est candidat à sa réélection. Il a déposé sa candidature hier mercredi. On le voit photographié dans Fraternité Matin remettre son dossier au président de la Commission électorale indépendante. « Je suis venu déposer mon dossier de candidature, qui, comme vous le savez, est parrainé par les cinq partis du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix », a t-il dit. Il a profité de cette occasion pour réitérer son appel à des élections apaisées avec un résultat accepté par tous les candidats, rapporte Fraternité Matin.

« Candidat unique du RHDP, le Premier ministre d'Houphouet-Boigny se présente comme le favori à cette élection », rappelle pour sa part L'infodrome. La grande question étant de savoir s'il aura besoin d'un second tour pour être réélu.

Algérie : Fekhar, bouc émissaire tout trouvé ?

En Algérie, la justice a annoncé 18 chefs d'inculpation contre l'opposant politique Fekhar, présumé coupable des affrontements intercommunautaires de Ghardaïa en juillet dernier. Début juillet, des violences entre les Mozabites, des Berbères et les Arabes avaient fait une trentaine de morts dans cette ville du sud-algérien. Les premiers s'estiment victimes de racisme de la part des seconds qu'ils accusent d'être de plus en plus influencés par un islam radical wahhabite. On avait assisté alors à de véritables scènes de guérilla. Les autorités d'Alger y avaient dépêchées de gros renforts de police et de l'armée pour y rétablir l'ordre. De nombreuses arrestations avaient eu lieu dans la foulée.
Parmi elles donc, celle de Kamel Eddine Fekhar. Cet ancien militant des droits de l'homme, devenu chef de la cause mozabite, fait figure de « bouc émissaire tout trouvé » selon El Watan. Il fait aujourd'hui face à 18 chefs d’inculpation rapporte El Watan. De l’« incitation à la violence » jusqu’à l’« atteinte à la sûreté de l’Etat » - vieille rengaine ressuscitée, selon El Watan - synonymes de peine capitale. Son avocat, Maître Dabouz, estime que les arrestations « ciblent curieusement des militants qui sont en mesure de formuler politiquement les problèmes auxquels fait face la Vallée du M’zab depuis quelques années ». En effet, cette région enclavée, riche en hydrocarbures et gaz, s'estime oubliée du développement, d'où la résurgence d’un sentiment nationaliste berbère « hostile au pouvoir », selon les détracteurs de Fekhar.

Pour Le Matin d’Algérie, « battu, insulté et maltraité, le militant pacifique Fekhar est en train de vivre un calvaire à l’intérieur de la prison d’El Menea ».

Le drame des femmes de migrants

Alors que le drame des migrants continue de faire des victimes en Méditerranée, le quotidien Sidwaya revient sur la tristesse et le désespoir des épouses d'émigrés. « Restées au pays alors que leurs maris sont partis chercher fortune à l’étranger, les femmes de Béguédo, commune rurale de la région du Centre-Est, à 145 kilomètres de Ouagadougou, ont le blues », constate Sidwaya.
Nématou Bancé, 22 ans, est de celles-là. Tous les matins, elle s’installe au bord de la grande voie qui passe devant sa cour pour vendre des gâteaux. Son époux est parti depuis des lustres en Italie à la recherche de meilleures conditions de vie. Il est désormais manœuvre dans l'industrie métallurgique. En dépit du contact resté maintenu entre eux (trois appels par mois), la jeune dame n’a jamais souhaité cette absence prolongée. « C’est un calvaire que de devoir vivre loin de son époux ».
Toujours dans Sidwaya, une autre femme raconte qu'après avoir rejoint les États-Unis, son ex-mari l’a répudiée pour une autre. Beaucoup de femmes ont souvent fait le mauvais choix, elles ont délibérément abandonné l’école pour épouser un émigré de passage au pays. Et dans bien des cas, elles finissent seules, oubliées des belles promesses. Lorsque le conjoint n’est pas mort durant le voyage, l’aide et l'argent promis en retour n'arrivent pas toujours...

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