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Revue de presse Afrique

A la Une: qui est derrière l’attaque de Sévaré?

Audio 04:29
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Est-ce de l’intox juste pour brouiller les pistes des enquêteurs ? », s’interroge le site d’information Guinée Conakry Infos. « Ou tout simplement l’expression d’une ferme volonté de montrer ses capacités ? En tout cas, l’attaque de Sévaré a été revendiquée sur al-Jazeera par le groupe al-Mourabitoune, une excroissance terroriste de Mokhtar Belmokhtar. Mais, pour le moment, constate Guinée Conakry Infos, les autorités de Bamako ne sont guère convaincues ; elles continuent de privilégier la probabilité d’une action menée par le Front de libération du Macina (FLM), un affidé d’Ansar Dine. »

Une hypothèse reprise par l’agence d’information Alakhbar à Nouakchott : « Le Front de libération du Macina, une branche du mouvement Ansar Dine, pourrait être derrière l’attaque de Sévaré, affirme Alakhbar. Outre leur capacité à se dissimuler dans la population locale et à tromper la vigilance des agents de sécurité, les combattants du FLM pourraient aussi profiter des intempéries pour s’infiltrer dans les hôtels ciblés. Aussi, l’utilisation de motos pour commettre des attentats suicides fait partie de la stratégie du nouveau front constitué principalement de combattants Peuls originaires du centre du Mali. Créé en janvier dernier, Le Front de libération de Macina a commis plusieurs attaques au Mali, rappelle Alakhbar, dont celle de Nampala et de Nara ainsi que dans le district de Bamako. »

Nébuleuse…

Autre hypothèse, cette fois d’après le périodique malien La Nouvelle Patrie, « c’est la secte islamiste Dawa d’Amadou Kouffa qui se cacherait derrière l’attaque de vendredi. Car, cette secte islamiste entretient des relations franches avec les groupes armés du nord. Elle existe depuis un certain moment et cherche par tous les moyens à déstabiliser le centre du pays. Et ce n’est pas la première fois que ces groupuscules d’apatrides tentent de faire irruption dans la région. Car, l’on se rappelle de la bataille de Konna en 2013, une bataille au cours de laquelle les hommes d’Amadou Kouffa et ceux d’Ansar Dine furent repoussés in extremis par la force Serval. »

En tout cas, poursuit La Nouvelle Patrie, « en tentant d’enlever les étrangers qui vivent à l’hôtel Byblos à Sévaré, Amadou Kouffa entendait entrer de pied ferme dans le cercle prisé des preneurs d’otages, avec la bénédiction de son mentor de Kidal, à l’origine de la montée et du financement de ce plan machiavélique. Echec et mat pour lui et Iyad, même si dans leur noir dessein, ils continuent de frapper un peu partout, du vaste nord au verdoyant sud. »

« En fait, complète Guinée Conakry Infos, l’attaque de Sévaré révèle toute la complexité des activités de la nébuleuse al-Qaïda, qui couvre Ansar Dine qui à son tour protège le FLM, comme des poupées russes qui s’emboîtent. Une mécanique de la terreur bien huilée pour semer la confusion et la mort en toute impunité. Ces groupes jihadistes, qui opèrent souvent par approche communautaire, recherchent et trouvent toujours des complices locaux fanatisés et ethnicisés, capables d’agir par procuration, pour accomplir ce qu’ils considèrent comme “un devoir sacré” contre les mécréants et mériter le saint paradis d’Allah. »

Dans l’ombre…

Dans les médias du continent également, beaucoup de réactions après les tirs avant-hier à Bujumbura au Burundi. « Fébrilité et paranoïa dans le camp présidentiel », s’exclame le site d’information Ledjely.com. « Chaque jour qui passe rapproche le pays de l’escalade. Depuis l’assassinat du général Adolphe Nshimirimana et la tentative d’assassinat du Pierre-Claver Mbonimpa, la sérénité est une denrée rare à Bujumbura. A la différence des contestataires de l’opposition et de la société civile dont les acteurs et les meneurs étaient clairement identifiables et identifiés, ceux qui, actuellement, sèment la terreur, agissent dans l’ombre. Personne ne sait qui ils sont, ni pour quel camp ils roulent. Pourtant, ils se révèlent particulièrement nuisibles. Au point de pousser le pouvoir à la panique. »

En effet, renchérit le quotidien Aujourd’hui à Ouaga, « il ne s’agit plus de ces milliers d’insurgés battant le macadam que les policiers ou les militaires pourchassaient à coups de gaz et de tirs à balles réelles, mais d’une guerre menée par des commandos invisibles. Si l’on s’en tient aux menaces martiales du putschiste Godefroy Niyombaré, qui depuis l’extérieur, affirme qu’une rébellion sera formée pour contraindre Nkurunziza à partir, on a beau être un ex-maquisard, il y a de quoi être fébrile. »

Et Aujourd’hui de conclure : « les violences de la nuit de dimanche à lundi se répéteront et les Burundais savent que de semblables nuits des longs couteaux, il y en aura encore et encore. »

 

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