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Reportage international

Italie: les «invisibles» du village de toile de la gare Tiburtina

Audio 02:30
Des migrants  sont installés dans un camp de la Croix rouge italienne près de la gare de Tiburtina, à Rome.
Des migrants sont installés dans un camp de la Croix rouge italienne près de la gare de Tiburtina, à Rome. AFP/FILIPPO MONTEFORTE

Une série de trois reportages est consacrée aux migrants qui affluent sur le sol européen : un reportage sera réalisé à partir de l'Allemagne, un autre de la Grèce. Aujourd'hui nous partons en Italie, à Rome. Deux mois après son ouverture, le camp « provisoire » de migrants en transit, situé près de la gare Tiburtina, à l’est de la capitale, ne désemplit pas. Il héberge, chaque jour, entre 150 et 240 personnes. Les migrants, qui pour la plupart ont débarqué dans un port du sud de l’Italie, y restent le temps de pouvoir reprendre des forces et d’obtenir l’argent nécessaire pour quitter la péninsule. Dès qu’un groupe part un autre arrive. Les personnes qui se présentent comme Érythréens – la très grande majorité actuellement – Soudanais, Éthiopiens, mais aussi Syriens, Tchadiens ou Afghans, souhaitent demander l’asile à un autre pays de l’Europe. Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Danemark ou France. Les trois quarts des migrants hébergés sont des hommes, âgés de moins de 25 ans. Ici, personne ne se soucie des applications du règlement Dublin III. Les ONG (Croix Rouge, Save the Children aidées d’associations catholiques, comme Sant' Egidio, et de Médecins sans Frontières) qui accueillent et aident ces migrants, avec beaucoup d’humanité, les laissent tenter leur nouvelle aventure. Elles militent pour la création de couloirs humanitaires qui permettraient, à ceux qui en ont le droit, d’arriver en Europe de manière légale et plus sécurisée.

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Les derniers chiffres en date du 17 août 2015 :

- 2501 victimes durant la traversée de la Méditerranée en direction des côtes du sud de l’Italie, depuis le 1er janvier. Le canal de Sicile est la voie la plus dangereuse pour arriver en Europe via la mer.
- La plus grande tragédie remonte au 18 avril dernier : au moins 700 morts.
- Près de 105 000 personnes arrivées via la Méditerranée entre le 1er janvier et le 17 août 2015.
- 83 000 personnes placées dans des centres dits d’accueil.
- 43 000 demandes d’asile présentées, 22 000 se sont vu refuser la demande d'asile. 

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