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Revue de presse française

A la Une: Syrie, l’offensive Poutine

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AFP

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Paris accueille aujourd’hui un sommet qui réunira, autour du président français François Hollande, les présidents russe et ukrainien Vladimir Poutine et Petro Porochenko ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel, pour tenter de relancer la paix en Ukraine. Et ce sommet se tient alors que, pour la première fois depuis l’invasion de l’Afghanistan en 1979, la Russie projette ses forces loin de son territoire et frappe fort en Syrie.
« A l’origine, la réunion de l’Elysée devait se focaliser sur la situation en Ukraine », note Le Parisien, mais de plus en plus tendue qu’elle est, la situation en Syrie sera dans « tous les esprits ». Or il est désormais « clair » que si les Russes se sont résolument engagés militairement en Syrie, c’est pour « assurer la survie du régime de Bachar al-Assad », énonce le journal. En clair, le « joueur d’échecs » Poutine continue « d’avancer ses pions », constate Le Parisien.

Il faut dire que le retour au premier plan de la question syrienne, potentiellement bien plus profitable en termes d’image et d’influence, permet au Kremlin de « s’extirper » de l’affaire ukrainienne dans laquelle il n’a momentanément plus grand ­chose à gagner, analyse Le Monde.

La Russie à l’offensive en Syrie ? Le quotidien du soir y voit un « tournant majeur » dans la guerre civile qui y fait rage. Répondant à la presse internationale, dont Le Monde, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, affirme que les frappes russes « n’étaient pas dirigées contre l’Etat islamique ».

En Syrie, l’aviation russe n’a « toujours pas visé l’Etat islamique », se préoccupe Libération, qui se demande en Une ce que « cherche » Poutine. Selon Libé, le maître du Kremlin lance ainsi un « défi ouvert » aux Occidentaux.

Plus alarmiste encore, le quotidien communiste L’Humanité se demande carrément si la crise syrienne n’est pas en passe de devenir la « rampe de lancement d’une troisième guerre mondiale ».

Et comme en Syrie, la Russie cherche aussi à préserver ses intérêts stratégiques, à commencer par la base aérienne de Lattaquié et le port de Tartous, le journal La Croix estime que, par certains aspects, l’intervention russe s’apparente à « celle de la France au Mali » en janvier 2013. « S’il n’y avait le cas Bachar Al Assad, peut-être François Hollande féliciterait-il Vladimir Poutine », plaisante, une fois n’est pas coutume, le quotidien catholique.

Air France : armement des toboggans, vérification de la porte opposée

Après l’échec des discussions entre la direction de la compagnie aérienne historique française et son syndicat de pilotes, le conseil d’administration d’Air France-KLM a donné son autorisation de décollage à un plan dit « alternatif » qui sera dévoilé lundi au comité d’entreprise et qui se profile plutôt, et à l’inverse, comme un plan d’atterrissage en catastrophe avec menace de licenciements à la clé, ce que La Croix appelle un « plan d’austérité », le quotidien économique Les Echos préférant, lui, évoquer un « régime de choc ». Air France « supprime 3000 postes », lance à l’indicatif et dans un titre tout aussi choc Le Parisien ! Ce journal se montre même encore plus alarmiste pour 2017 puisque, à l’en croire, le « dégraissage » devrait alors être encore plus important : « 4 000 postes au sol et 1400 hôtesses et stewards sont sur la sellette ». Attachez votre ceinture !

Il y aura « du sang et des larmes », prévient Le Figaro, c’est le plan de la « dernière chance ». Le quotidien dénonce le « corporatisme aveugle » du syndicat des pilotes de ligne, ces « seigneurs du ciel », lesquels sont « barricadés dans leur pré carré », refusant toute remise en cause de leurs « confortables » conditions de travail, et qui, à en croire le journal, précipitent l'entreprise dans « l'abîme ».

« Air France porte bien son nom, soupire L’Opinion, tant la nouvelle crise que traverse la compagnie tricolore symbolise jusqu’à la caricature les errements d’une France en plein trou d’air ». Dans un contexte de concurrence des low costs toujours plus féroces, Air France n’est plus qu’une entreprise au passé prestigieux qui menace de « décrocher », prévient le journal.

Sécurité routière : radars à gogo

Une information qui intéressera les automobilistes circulant en France : il va y avoir de plus en plus de radars sur les routes. Selon Le Parisien, plusieurs centaines de radars supplémentaires devraient progressivement être installés dans l’Hexagone alors que le compteur était bloqué à 4 200.

Qatar : un prince au Parc

Paris a fait une offre au Qatar pour lui vendre le Parc des Princes. C’est Le Parisien qui le clame en Une. Selon le journal, des discussions « secrètes » entre la direction du club de football PSG et la Ville de Paris, propriétaire du Parc des Princes, « se sont déroulées au début de cette année » pour savoir à quel prix la mairie serait prête à céder ce stade bien connu des Parisiens. Et Le Parisien est catégorique, le processus de cession du Parc des Princes est « bel et bien enclenché ».

A l’en croire, Paris serait donc « prêt à vendre le Parc au Qatar ». Mais à quel prix ? Le quotidien se garde bien de le préciser. Tout juste se fie-t-il prudemment à ce qu’il appelle un « économiste du sport », que l’on imagine tout de même distingué dans son survêtement frappé d’un gros numéro dans le dos, et qui se risque à estimer dans Le Parisien le prix de vente du Parc des Princes dans une « fourchette » allant de « 80 à 400 M€ » ! Ça n’est plus une fourchette, c’est une fourche !

En tout cas, affirme encore le journal, le Parc des Princes, ce monument « quasi historique » est aujourd’hui « à vendre ». C’est comme ça, explique-t-il, de Madrid à Manchester, en passant par Barcelone et Munich, tous les géants du foot possèdent leur stade. (…) La loi du jeu (…) conduit inéluctablement à « la privatisation du Parc ». Alors, la loi est dure, dure, mais si c’est la loi...

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