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Chronique des matières premières

Le Royaume-Uni renonce à ses centrales à charbon

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La centrale à charbon de Nottinghamshire, au Royaume-Uni.
La centrale à charbon de Nottinghamshire, au Royaume-Uni. Getty Images/Jeremy Walker

Le Royaume-Uni va fermer ses centrales à charbon, pourtant son premier combustible. Bon gré mal gré, les Etats et les établissements financiers lâchent le charbon, trop polluant.

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Ancien haut-lieu du charbon, la Grande-Bretagne y renonce, comme beaucoup de pays industrialisés et de banques. Dans 10 ans, vient d'annoncer le gouvernement britannique, le Royaume-Uni aura fermé toutes ses centrales à charbon, trop vieilles et polluantes.

L'Angleterre fut pourtant la première nation à se lancer massivement dans l'exploitation du charbon pour réaliser sa révolution industrielle, et le Royaume-Uni continuait à fabriquer son électricité à 70 % à partir de la houille. Mais faute de système de capture et de stockage du CO2 pour ses centrales, Londres a décidé de fermer dès 2023 les plus polluantes – l'Union européenne l'y contraint – et de renoncer aux autres d'ici 2025.

Le plus sale des combustibles fossiles

Place aux centrales à gaz, deux fois moins polluantes, mais aussi aux centrales nucléaires, a précisé la secrétaire britannique à l'Energie. Cette annonce s'inscrit dans un mouvement plus large contre le charbon, le plus sale des combustibles fossiles. Les pays de l'OCDE ont aussi mercredi renoncé à financer l'exportation des technologies des centrales à charbon... les plus polluantes. Concession faite aux grands défenseurs du charbon que sont l'Australie, la Corée du Sud et l'Allemagne, privée du nucléaire.

Alors que les Etats-Unis, le Japon et la France sont les plus en pointe contre le charbon : la France a son parc nucléaire, et les Etats-Unis ont pour la première fois cette année brûlé plus de gaz que de charbon pour fabriquer du courant, grâce à leur révolution gazière.

Vers une fin de financements par les banques dans les pays riches

Les établissements financiers lâchent eux aussi peu à peu le charbon depuis le signal donné par le fonds souverain norvégien avant l'été. En France, Natixis a cessé tout financement de ce combustible. Le Crédit agricole et, dernière en date, la Société générale ont suivi le mouvement. Les deux banques renoncent à financer les centrales à charbon dans les pays les plus riches de l'OCDE. Elles se réservent la possibilité d'en financer dans les pays émergents, où le charbon a encore de beaux jours devant lui, de l'Inde à l'Afrique du Sud.

 

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