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Le journal de la COP21

Le journal de la COP21 du mardi 1 décembre

Audio 05:01
François Hollande à la COP21, au Bourget à Paris, le 30 novembre 2015.
François Hollande à la COP21, au Bourget à Paris, le 30 novembre 2015. REUTERS/Jacky Naegelen

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L’abécédaire pour mieux comprendre les mots de la COP : GIEC

Le « Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat », des experts du monde entier, a été créé par l’ONU en 1988. Il n’est pas là pour faire de la recherche sur le changement climatique, mais la synthèse des milliers d’études qui paraissent chaque année sur la question. Une synthèse qui aboutit tous les six ans à un énorme rapport, et surtout sa version courte : un résumé qui avant d’être publié doit être approuvé par les gouvernements qui participent au GIEC – et ce sont quasiment tous les pays du monde.

Des pays qui ensuite viennent aux Cops pour négocier, et comme ce résumé a fait consensus entre eux, ils peuvent se baser dessus : à Paris, c’est le cinquième rapport du GIEC paru l’an dernier qui est utilisé. Le GIEC a obtenu en 2007 le Prix Nobel de la Paix.

« Je n’oppose pas la lutte contre le terrorisme à la lutte contre le changement climatique »

C'est ce qu'a évoqué François Hollande ce lundi 30 novembre 2015, à l’ouverture de la COP, lors d'un hommage aux victimes des attentats de Paris.

« Ce sont deux grands défis mondiaux que nous avons à relever » a souligné le président français devant les chefs d’Etat du monde entier, dont les discours ont ensuite pris l'essentiel de la journée. Des chefs d'Etat invités dès le début de la COP pour lui donner une impulsion, et éviter l’échec qu'avait été le rendez-vous de Copenhague en 2009.

Mais il n’y a pas eu que des discours hier au Bourget. Certains ont commencé à présenter leurs initiatives, privées comme publiques. Exemple avec le Bénin, où entre 1990 et 2010 la forêt a reculé de 60 000 hectares par an. Cotonou a lancé l’an dernier un programme, « 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres » : chaque Béninois doit chaque année planter un arbre. Marie-Pierre Olphand

« La lutte contre les effets néfastes du changement climatique, ce n’est pas que l’affaire des gouvernants. C’est tout le monde. » Théophile Chabi Worou, ministre de l'Environnement défend avec conviction ce projet national qui appelle tous les Béninois à faire un geste : « Chaque Béninoise et chaque Béninois est invité à mettre un plan en terre. Mieux, on lui offre gratuitement. »

Le coût est pour l'instant assumé par les autorités qui ont débloqué en deux ans environ 4 millions de dollars. Un gage de réussite qui n’est cependant pas suffisant : les freins restent nombreux explique le General Kapo directeur des forêts : « La première difficulté, c’est l’incivisme. La deuxième c’est la libération des bêtes parce que les plans que nous mettons en terre sont affectés par les bêtes aussi bien domestiques que sauvages. Et la troisième difficulté naturellement c’est ce changement climatique. » Car sans pluviométrie suffisante les jeunes plantations restent menacées.

Les autorités béninoises décerneront d'ici la fin de l'année un prix à l'école de Cotonou la mieux boisée.

Un autre son de cloche au Sénégal

Aïssatou Diouf est une militante présente à Paris pour la COP 21. Elle représente l’ONG Enda, basée à Dakar. Agnès Rougier l'a rencontrée, et manifestement trouver de l'aide auprès des politiques est compliqué.

« Je suis Aïssatou Diouf, chargée de Plaidoyer climat à Enda Energie. Je m’intéresse à cette problématique du changement climatique suite aux nombreuses rencontres que j’ai faites dans le Sénégal des profondeurs, mais également dans d’autres communautés africaines : j’ai vu combien ces femmes, ces enfants ces hommes devaient cohabiter avec le changement climatique sans moyens et sans appuis au quotidien. C’est une tâche noble de s’engager pour le climat, de se battre peut-être pour des personnes qu’on ne rencontrerait jamais, en se disant que peut-être j’ai changé la vie d’une personne, ça me réjouit de le faire au quotidien. Ce n’est pas décourageant de travailler avec des politiques, même si souvent nous avons l’impression qu’on n’est jamais entendus. Mais il faut amener beaucoup d’humanité à ces personnes-là, qui ont envie de changer de vie, qui ont envie d’un avenir meilleur. C’est le combat de ma vie ».

Et « toutes ces personnes-là », comme dit Aïssatou, il faudrait que les négociateurs pensent à elles pendant ces deux semaines.

Le Groupe Parapluie

Particulièrement les négociateurs des pays qui polluent le plus, comme le Groupe Parapluie : les Etats se réunissent en groupes pour avoir plus de poids dans les négociations, et le Groupe Parapluie, ce sont les plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre… Anieshka Kumor

Après l'adoption du Protocole de Kyoto en 1997, les pays développés qui n'appartiennent pas à l'Union européenne décident de se regrouper. Pas de liste formelle, juste un nom intriguant : Parapluie.

Neuf pays se retrouvent habituellement dans ce groupe : les Etats-Unis, l'Australie, le Canada, l'Islande, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, ainsi que la Russie et l'Ukraine. Tous sont mauvais élèves face aux défis climatiques et s'opposent à un renforcement du Protocole de Kyoto.

Parmi eux, les Etats-Unis qui ont cédé leur première place de plus gros pollueur de la planète à la Chine. Après la catastrophe de Fukushima, le Japon a considérablement augmenté ses émissions de CO2. Et le Canada qui compte bien exploiter ses sables bitumineux pour en extraire du pétrole. Avec ces pays-là, les négociations s'annoncent rudes...

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