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Revue de presse Afrique

A la Une: RCA, trois jours de plus au chronogramme

Audio 04:27
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Prévu initialement le 27 décembre, le scrutin est donc à présent programmé à la date du 30 décembre. Pour « léger » qu’il soit, ce report est tout de même légitimement relevé et commenté par Le Djely, qui le trouve « légitime ».

C’est une « course contre la montre qui s’engage désormais en RCA, souligne le confrère guinéen. Car les trois jours de report devront suffire pour surmonter les défis importants pour la réussite de ces élections », veut croire Le Djély. Bel optimisme motivé par la levée des « obstacles » qui auraient pu entraver le processus démocratique en Centrafrique.

Souvenons-nous, rappelle le site internet guinéen, il y a quelques semaines encore, la RCA était le théâtre de violences qui mettaient en doute « la possibilité même » de ces élections. Mais depuis, l’horizon s’est éclairci.

Ce fut d’abord la mobilisation « particulièrement importante » des électeurs lors du référendum, dans laquelle le journal a vu comme était un « message » de la part des Centrafricains dans un climat sécuritaire « précaire ».

Ce fut ensuite François Bozizé, qui s’est « adouci » malgré le rejet de sa candidature, et dont le parti, le KNK et lui-même, s’engagent à soutenir la candidature d’Anicet Dologuélé à la prochaine présidentielle, ajoute le confrère.

Ce fut enfin le chef rebelle Nourredine Adam, du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, qui a également « renoncé à perturber » le processus électoral par des « velléités de partition » du pays, complète Le Djély, qui estime que tous ces obstacles surmontés, d’une certaine façon, « obligeaient les autorités, à leur tour, à réussir l’aspect organisationnel du scrutin. Un message implicite que Catherine Samba-Panza et ses collaborateurs semblent avoir compris et qu’ils essaient de traduire sur le terrain, via notamment ce report », conclue le journal guinéen.

Burundi : le nom de la rébellion

A Bujumbura, le gouvernement minimise l’importance de la nouvelle rébellion des Forebu dont la naissance a été annoncée avant-hier. Pour le Burundi, il s’agirait d’une simple « création » des médias internationaux et d’un groupuscule sur le point d’être « définitivement démantelé ».

Mais avec l’annonce de la création de ces Forebu, le journal algérien Liberté estime que le Burundi est « aux portes d’une guerre civile ». « Déjà un embryon de rébellion harcelait depuis plusieurs mois les forces de l’ordre à Bujumbura et en province, rappelle ce quotidien algérois. Mais sa création n’avait jamais été officialisée et elle n’avait pas de nom. Désormais, c’est chose faite, la rébellion armée est opérationnelle », veut croire Liberté.

Sankara : le juge et l’assassin

Au Burkina Faso comme dans les pays voisins, l’affaire de l’assassinat de Thomas Sankara continue de faire couler beaucoup d’encre :

Qui a tué Sankara ? La justice avance, mais le chemin risque d’être encore long avant la manifestation de la vérité. C’est la prévision du journal Le Pays, même si, c’est le moins que l’on puisse dire, le dossier a connu des avancées notables avec notamment la réouverture de la tombe du leader de la Révolution d’août 1983, l’autopsie des reliques, l’expertise balistique et même la réalisation de tests d’ADN pour « avoir la certitude que les ossements retrouvés sont ceux du président Thomas Sankara ».

« Et ce n’est pas tout, puisqu’après l’inculpation de plusieurs personnes dont des militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle et surtout du général Gilbert Diendéré, bras droit et ex-chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré et présumé chef du commando qui a exécuté Thomas Sankara, la Justice militaire du Burkina vient de rendre publique l’émission d’un mandat d’arrêt international contre l’exilé d’Abidjan », rappelle Le Pays.

Mais il ne « faut pas rêver », soupire le quotidien ouagalais, de l’émission de ce mandat d’arrêt à la comparution effective de Blaise Compaoré devant le juge militaire burkinabè, « il y a du chemin ». Le Pays s’attend donc à ce que la procédure aboutisse à une justice « a minima » et il craint que nombre de Burkinabè restent « sur leur soif » de justice. Saura-t-on jamais la vérité sur l’assassinat de Thomas Sankara ? « Il est permis d’en douter », soupire, désabusé, le confrère ouagalais.

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