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Atelier des médias

Informer n'est pas un délit

Audio 49:30
Paul Moreira et Fabrice Arfi en studio à RFI, avec Ziad Maalouf (centre).
Paul Moreira et Fabrice Arfi en studio à RFI, avec Ziad Maalouf (centre). RFI/Manon Mella

Informer n’est pas un délit : c'est le nom d’un collectif de journalistes, constitué en janvier 2015, pour lutter contre un amendement discret de ce qui était alors le projet de loi Macron, du nom du ministre de l’Economie français Emmanuel Macron.(Rediffusion du 10 octobre 2015).

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Cet amendement tentait de sanctuariser «le secret des affaires» en protégeant, en faveur des entreprises, ce qui était défini comme des «informations non publiques, qui font l’objet de mesures de protection raisonnables» et qui ont «une valeur économique».  

«Avec ce texte, expliquait le collectif, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information.»

«Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés.» Écrivaient le 27 janvier 2015 des dizaines de professionnels des médias.
Quelques jours plus tard, l’amendement était retiré, mais le combat est loin d’être fini. D’abord parce que ce texte pourrait devenir une directive européenne.
Ensuite, parce qu’il n’est pas toujours nécessaire de faire appel à une loi ou un juge pour faire taire les journalistes. La mainmise de la finance, des télécommunications, de l’industrie de l’armement sur les principaux médias français est notamment une source d’inquiétude sans cesse réanimée.
«Informer n’est pas un délit» est devenu récemment un livre écrit à 32 mains. Un florilège de récits, d’histoires personnelles racontant la difficulté d’enquêter : harcèlement juridique, omerta, contre-attaque communicationnelle, menaces physiques, surveillance des téléphones, intimidation des sources, censure.
La France n’est pas le pire élève du monde, en termes de liberté de la presse. Les professionnels de l’information ne risquent pas leur vie comme dans beaucoup trop de pays dans le monde. Pourtant, le journalisme reste, ici comme ailleurs, un combat quotidien. Une bataille où ceux qui se reposent sur leurs lauriers risquent fort de se réveiller amoindris et isolés.
Une lutte d’autant plus difficile à mener que la profession a mauvaise presse et que les citoyens ont du mal à distinguer : défense altruiste des libertés, et réflexe égoïste de corporation.

Informer n’est pas délit, c’est le sujet de l’émission du jour.

Paul Moreira et Fabrice Arfi en studio à RFI, avec Ziad Maalouf (centre).
Paul Moreira et Fabrice Arfi en studio à RFI, avec Ziad Maalouf (centre). RFI/Manon Mella


Nous sommes avec Fabrice Arfi de Mediapart et Paul Moreira de Premières lignes pendant une heure.

On entend également dans l'émission des témoignages de : Mathilde Mathieu (Mediapart), Denis Robert (journaliste indépendant) et Laurent Richard (Premières lignes).

 

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