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Revue de presse Afrique

A la Une: des vœux pour l’Afrique

Audio 04:11
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Tous les dirigeants promettent de meilleures perspectives pour l’année qui commence », écrit Ledjely.com. Que « leurs pays respectifs soient plus stables, pacifiques, prospères et que leurs économies soient florissantes en 2016, que la menace terroriste s’estompe. Les différents messages », explique l’article, « se rejoignent à un niveau ultime ». Et pourtant, estime Ledjely, « chaque pays a ses préoccupations dont la résolution lui tient particulièrement à cœur ». 

Le site basé à Conakry démarre naturellement par la Guinée, où le « pire semble être passé » après l’épidémie d’Ebola et les élections d’octobre. « L’optimisme est permis, pourvu que les autorités et la classe politique fassent montre d’un peu plus d’intelligence et de patriotisme ».

Ledjely tout aussi confiant pour deux autres pays de la région. En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara « a la légitimité, il est juste à souhaiter qu’il s’attaque de manière un peu plus sincère au chantier de la réconciliation nationale ». 2016 ne sera « pas pire » que 2015 au Burkina Faso. « Si Roch Marc Christian Kaboré conforte la confiance placée en lui par ses compatriotes ».

Toujours d’après Ledjely, sombres perspectives en revanche pour d’autres pays africains : deux sont même « totalement irrécupérables » : le Congo de Denis Sassou Nguesso, qui en faisant passer sa modification constitutionnelle, « n’a fait qu’une bouchée de son opposition ». Les choses risquent d’être « plus corsées » lors de l’élection anticipée prévue par le président congolais.

Et puis il y a le Burundi de « l’entêté Nkurunziza ». Lui aussi « fait du forcing », et Ledjely s’inquiète : « le drame que vit aujourd’hui son pays pourrait davantage s’accentuer ». Au passage, le site conseille à Joseph Kabila, président de l’autre Congo, de ne « pas s’engager sur la voie du tripatouillage constitutionnel, au risque de ramener son pays dans les violences dont il cherche désespérément à sortir ».

Année de feu

Et puis il y a ceux pour qui les prévisions ne sont « pas forcément rassurantes ». C’est le cas du Mali, privé des festivités de fin d’année, en raison de l’état d’urgence. Ledjely.com espère que la menace terroriste va se réduire en 2016, mais la victoire ne s’inscrira « que dans la durée ». Mêmes raisons de s’inquiéter pour le Niger où le danger permanent que fait planer Boko Haram « ne favorise pas les conditions de lutte contre la pauvreté ».

« 2015, une année bizarre, une année de feu », titre d’ailleurs Sud Quotidien. Le journal sénégalais estime qu’elle a rappelé les années 1970-80, « sales époques qui ont secoué la vie des uns et des autres en Afrique et dans le monde ». Un « monde de terrorisme », rappelle l’article. Le Sénégal, comme la Belgique et la France, a décidé de calmer l’ardeur des fêtards pour le réveillon. « Il faut reconnaître qu’on n’est pas loin de la psychose ».

Emotion digne

Le visage d’Hocine Aït Ahmed est à la Une de la presse algérienne. Cette figure historique de l’indépendance, est de retour au pays, après son décès en Suisse. « Aït Ahmed en sa terre éternelle », titre El Watan, qui décrit un « débordement d’affection » en Kabylie, où il doit être enterré. Partout des portraits du défunt, jusque sur les capots des voitures. Une émotion « extrêmement digne », souligne le journal. Tout « l’esprit des funérailles désirées » par le fondateur du Front des Forces Socialistes. El Watan montre d’ailleurs en photo la foule réunie au siège du parti hier après-midi.

Hommage encore dans les colonnes d’El Moudjahid… qui se souvient « d’un nationaliste pur, d’un diplomate révolutionnaire et d’une grande culture » Hocine Aït Ahmed a accordé beaucoup d’importance à la dignité du citoyen, soutenant une thèse de doctorat sur les droits de l’homme en Afrique. « Un homme d’action, et de réflexion », un « repère qui va éclairer le chemin de notre avenir ».

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