Accéder au contenu principal
Revue de presse française

A la Une: cap sur les primaires!

Audio 06:08
AFP

Cette année 2016 sera, sur le plan politique, celle des primaires. La droite désignera son candidat en novembre. Et à gauche ? François Hollande est-il en mesure de représenter ? D’autres prétendants pourraient-ils émerger ? Et surtout, les électeurs de gauche n’auraient-ils pas leur mot à dire, comme ceux de droite ?

Publicité

C’est le sens de l’appel lancé par plusieurs intellectuels, appel relayé ce matin par Libération : « Pour une primaire à gauche ». Dans une tribune, signée du député européen Daniel Cohn-Bendit, de l’écrivain Marie Desplechin, du cinéaste Romain Goupil, de l’écologiste Yannick Jadot, de l’économiste Thomas Piketty, ou encore du sociologue Michel Wieviorka, ces élus, chercheurs et intellectuels appellent à l’organisation d’une grande primaire à gauche avant 2017.

« Nous avons une certitude, affirment-ils : l’arrivée au pouvoir du Front national serait une catastrophe et le retour de Les Républicains ne nous sortirait pas de l’impasse. Nous avons une conviction : la primaire des gauches et des écologistes est la condition sine qua non pour qu’un candidat représente ces forces à l’élection présidentielle en incarnant le projet porteur et bienveillant dont la France a besoin. »

Et Libération d’emboîter le pas : « L’appel pour une primaire à gauche que nous publions peut rétablir l’équilibre. Divisée, la gauche court grand risque d’être effacée d’emblée. Unie, elle gagne son billet pour le second tour. Dotés chacun d’un seul candidat désigné dans un vote démocratique, les deux camps, droite et gauche, auront alors les mêmes chances. Ils peuvent même, rêvons un peu, surclasser tous deux Marine Le Pen et assurer la présence et de la droite et de la gauche républicaines au second tour. Pour garantir le débat et sauver la gauche, donc, il faut une primaire de toute la gauche. »

Juppé devant…

A droite, les adhérents et sympathisants choisiront donc leur champion en novembre. Et pour l’instant, c’est Alain Juppé qui tient la corde. Le Figaro le constate en première page : « Primaire de la droite : Juppé creuse l’écart ». En effet, selon un sondage Ifop commandé par le journal, « le maire de Bordeaux obtient 38 % des intentions de vote, devant le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, en baisse à 29 %, Nicolas Sarkozy, qui accuse une chute de 5 points par rapport à la précédente étude réalisée en novembre. Suivent Bruno Le Maire et François Fillon, qui recueillent chacun 12 %. »

Commentaire du Figaro : « L’essentiel, c’est que pour la première fois depuis longtemps, les responsables de la droite semblent d’accord sur un programme clairement ancré à droite. Les uns et les autres se disent enfin prêts à tout bouleverser et à se débarrasser de la prétendue infaillibilité morale de la gauche, monumentale supercherie dont la fausseté éclate au grand jour. Si on les écoute, poursuit Le Figaro, tout changera en 2017 : l’école, l’immigration, la sécurité, l’assistanat, la dépense publique, la fiscalité, le Code du travail. Tous les Murs de Berlin de la société française sauteront. Si c’est le cas, tant mieux !, s’exclame le quotidien d’opposition. (…) À l’automne prochain, les électeurs de droite accorderont leurs suffrages à celui qui leur donnera l’envie d’avoir envie. Non pas la simple envie de gagner, puisque depuis quarante ans la droite a souvent gagné pour ne pas faire grand-chose de ses victoires. Mais l’envie de gagner pour enfin tout changer. »

Mobilisation, action et solidarité

A la Une également, l’hommage rendu hier place de la République à Paris aux victimes des attentats de 2015… « Contre l’oubli », s’exclame La Croix en première page. « Ce qui importe, au-delà des messages délivrés pendant cette semaine dédiée à la mémoire, c’est ce qui s’est dit sur notre avenir face au terrorisme, estime le quotidien catholique. Et à travers les mots prononcés par les responsables politiques – et pas seulement par eux –, sur ce qui devrait nous guider. D’abord sur la mobilisation qui s’impose pour combattre ces agressions et sur l’ampleur des moyens à engager. On peut discuter le détail des mesures, invoquer d’utiles précautions. Mais il faut continuer à agir. Là, sur le fond, il existe, à l’évidence, un consensus. L’autre objectif, poursuit La Croix, reste la solidarité à construire en France, en Europe et plus largement. Combattre le terrorisme, même si la France a été durement frappée, n’est pas un projet franco-français. Trop d’États, présentés comme nos alliés, ont des relations pour le moins ambiguës avec les groupes qui sèment la terreur. De sérieuses clarifications s’imposent. »

En a-t-on trop fait ?, se demande pour sa part Sud-Ouest : « On peut se demander si les hommages officiels sur les lieux des crimes, à Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hyper Cacher, ne suffisaient pas. Et si la cérémonie d’hier n’était pas celle de trop. L’émotion populaire ne se convoque pas. Elle se manifeste chaque jour à travers mille petits gestes comme ces bougies déposées place de la République, 11 janvier ou non. Quant à la commémoration officielle du matin, elle fleurait bon l’entre-soi et la lente instauration d’un nouveau culte laïque, qui aurait pour déesse la République, pour prophète Victor Hugo et pour martyrs les dessinateurs de Charlie Hebdo. L’un s’en serait peut-être ému et les autres auraient préféré en rire. »

En effet, pointe La Montagne, « ces cérémonies ne doivent pas devenir l’opium du peuple. Ces derniers temps, on confond l’unité et le conformisme. Au risque de s’endormir, alors que l’ennemi guette nos fragilités. Cet épisode commémoratif, dont on a cru ne jamais sortir, n’aura pas réussi à panser l’effroi, cette peur diffuse que d’autres dates viennent se greffer. On commémore une guerre qui n’est pas finie, conclut La Montagne, c’est sans doute là le plus troublant. »

Les bons débuts de Zidane

Enfin, bravo Zizou ! Pour son premier match en tant qu’entraîneur, Zidane n’a pas failli. Son équipe, le Real Madrid, l’a emporté 5 à 0 face à La Corogne samedi soir. Mais attention, rien n’est encore acquis, estime L’Equipe. « Le Français devra travailler quelques dossiers », comme le pressing de ses joueurs pour arriver à une meilleure récupération du ballon. En tout cas, note Le Figaro, « Madrid a retrouvé le plaisir. Celui du jeu. Le jeu, le leitmotiv de Zidane (" L’idée est d’essayer de jouer un beau football et gagner des matchs "). L’ancien chef d’orchestre des Bleus pourrait, face aux pièges qui l’attendent, s’équiper des mots de Bill Shankly, le légendaire manager de Liverpool, qui disait : " Le football est un sport simple, rendu compliqué par les gens qui n’y connaissent rien. " »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.