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Revue de presse Afrique

A la Une: Hama Amadou va-t-il pouvoir se présenter ?

Audio 04:19
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Déjà, première étape, l’ex-président de l’Assemblée nationale du Niger a été autorisé à participer à la présidentielle. Décision prise samedi par la Cour constitutionnelle. Et cela en a surpris plus d’un, comme le souligne le site d’informations nigérien TamTam Infos : « jusqu’à la publication de la fameuse liste, personne ne pariait cher sur l’éventualité de la candidature du président du Moden Lumana Africa, Hama Amadou. Contre toute attente, l’enfant terrible de Youri, a pu échapper belle. D’aucuns pensaient et spéculaient sur le fait que sa candidature ne serait pas validée par la Cour constitutionnelle étant donné sa situation actuelle. »

En effet, il faut rappeler que Hama Amadou est en prison dans le cadre de cette ténébreuse affaire de trafic de bébés, pour laquelle il n’a pas encore été jugé. Alors, deuxième étape, va-t-il être libéré ? C’est ce lundi que la justice nigérienne doit se prononcer… Et TamTam Infos est plutôt optimiste à ce sujet : « comme sa candidature est validée, on attend incessamment que la justice le relaxe, comme elle l’a fait pour toutes les autres personnes impliquée dans cette affaire de trafic de bébés. Les jeux sont donc ouverts et il ne reste plus qu’aux candidats en lice de se retourner vers leurs bases pour convaincre les électeurs de se joindre à leurs initiatives respectives. »
« Va-t-on libérer Hama Amadou pour qu’il batte campagne ? », s’interroge L’Observateur Paalga au Burkina. L’Observateur Paalga qui est assez circonspect : « à moins que la justice nigérienne demeure la justice nigérienne, c’est-à-dire indépendante telle qu’on la connaît, on voit mal son adversaire politique au pouvoir lui faire un tel cadeau. Et peut-être bien que ce sont les troupes de Hama qui sillonneront le pays en son nom pour battre campagne, car malgré ses problèmes, l’ex-président de l’Assemblée nationale pourrait faire ombrage - c’est un euphémisme - au président sortant. En effet, pointe L’Observateur, tout comme Mahamadou Issoufou peut profiter de la prime au sortant, il peut aussi être l’objet d’un vote-sanction, car à trop trainer son adversaire n°1 dans la boue, il risque d’en être éclaboussé. Autrement dit, rien n’empêche les Nigériens de porter au pouvoir celui qui peut leur sembler la victime d’un micmac politico-judiciaire visant à le mettre sous l’éteignoir. » 

Atmosphère politique polluée…

En tout cas, en attendant de savoir si Hama Amadou va ou non être libéré ce lundi, « la tension monte » dans le pays… C’est ce que rapporte le site d’information Guinée Conakry Infos. « La manifestation que l’opposition voulait organiser, hier dimanche, pour dénoncer les arrestations arbitraires et la Cour constitutionnelle aux ordres d’une CENI instrumentalisée, ainsi que les portes fermées des medias publics, cette manifestation a été tout simplement interdite ! (…) Pour le pouvoir, en effet, explique le site guinéen, cette marche programmée pour contester l’ordre des choses et l’autorité ressemble fort à un jeu de connivences populistes dont l’objectif final est de « chambouler la République », pour faire le lit de tous les assauts contre le pouvoir en place. C’est ce qu’affirme clairement le ministre de l’Intérieur, Hassoumi Massaoudou, quand il déclare : « Nous ne pouvons admettre qu’il y ait une connivence aussi évidente entre des organisations démocratiques et un projet fasciste antidémocratique ». Cette rhétorique corsée est cuisinée, affirme encore Guinée Conakry Infos, pour justifier la ferme volonté du pouvoir nigérien de bâillonner l’opinion publique, pour faciliter la victoire prochaine du président Issoufou (…). Un jeu de dupes qui laisse perplexe certains, mais dont les sillons sont clairs pour les vrais observateurs de la scène politique nigérienne, qui voient cette dernière s’enflammer logiquement en cette veille de scrutin. »
En fait, pointe Ledjely.com, toujours en Guinée, c’est « la gestion du prétendu coup d’Etat déjoué de la mi-décembre qui pollue l’atmosphère politique. Convaincu qu’il a frôlé un renversement, le pouvoir nigérien s’est lancé dans une vaste et systématique traque de tous ceux qui, militaires et civils, sont, à ses yeux, impliqués dans le complot. Il en résulte que des opposants sont arrêtés ou inquiétés et que pour d’aucuns, les espaces de liberté sont considérablement réduits. (…) Et pour les opposants de Mahamadou Issoufou, il ne s’agit là que d’une invention dont se sert le pouvoir pour les museler et les intimider. Aux abois et redoutant une sanction populaire lors des élections du 21 février, le régime en place se servirait de ce prétendu coup d’Etat pour tout d’abord espérer une certaine compassion électorale, et ensuite pour saper la stratégie de leurs adversaires, en usant les armes éculées de la répression et de l’intimidation.
S’il est difficile d’arbitrer entre les deux camps, conclut Ledjely.com, il est cependant évident que ce fameux coup d’Etat est une menace pour des élections apaisées et consensuelles au Niger. »

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