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Revue de presse française

A la Une: la chute de Palmyre

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AFP

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« Les forces gouvernementales syriennes ont chassé hier dimanche l’Etat islamique de Palmyre, la ville oasis du désert, constateLe Figaro. Appuyés par l’aviation et les hélicoptères russes, l’armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais, qui constituent dorénavant les troupes de choc du régime, se sont d’abord emparés des ruines de la ville antique, avant de marcher sur la Palmyre moderne, l’actuelle Tadmor. Les jihadistes se sont repliés vers l’Est, en laissant derrière eux de nombreux engins piégés et mines. L’aviation russe menait hier des raids contre les combattants islamistes en fuite sur les routes de l’est de la ville. La base aérienne de Palmyre a aussi été reprise par le régime. »

Alors, pour Le Courrier Picard, « la prise de Palmyre par les soldats du régime syrien prend un air de revanche presque jubilatoire. Comme le signe d’un coup d’arrêt à l’expansionnisme du " califat " autoproclamé au Moyen-Orient. Avec l’implication massive russe en Syrie, Daech paraît avoir atteint les limites de ses capacités militaires. (…) Mais, prévient le quotidien picard, ces revers ne se traduiront pas forcément par une diminution immédiate du pouvoir de nuisance terroriste de Daech. Au contraire, l’Etat islamique peut d’autant plus être incité à multiplier les attentats suicides en Occident. »

Certes, pointe L’Alsace, « l’armée syrienne est entrée dans Palmyre. Mais il est délicat de dire merci à Bachar el-Assad comme à son garant Poutine. Mieux vaut ne rien dire et se féliciter hypocritement du succès de cette coalition hétéroclite. Le plus dur reste à faire. La paix en Syrie s’annonce un peu plus compliquée à réaliser avec un régime remis en selle. Les négociations, déjà ardues, risquent de s’enliser, surtout si on y ajoute la question kurde. »

Qui plus est, poursuit L’Alsace, « en France comme en Belgique, le salafisme est toujours aussi vivace. La reconquête de nos quartiers abandonnés aux islamistes radicaux nécessite le retour de la démocratie et, surtout, celui du courage politique appuyé sur des convictions solides. Tout ce qui nous a manqué, sur une autre échelle, à Palmyre. »

L’Union renchérit : « L’enthousiasme quasi unanime manifesté face à cette déroute des combattants de Daech peut tout de même surprendre. Certes, il s’agit d’une victoire d’une puissance symbolique forte. Certes, Daech essuie un nouveau revers après l’élimination par les Américains d’al-Qadouli présenté comme le numéro deux de l’organisation. Certes, six jours après les attentats de Bruxelles, l’Europe ne boude pas son plaisir face au repli de l’État islamiste. Mais, s’interroge L’Union, faut-il pour autant applaudir des deux mains cette victoire des hommes de Bachar el-Assad soutenus, le mot est faible, par les troupes russes et le Hezbollah libanais ? Une opération qui permet au tyran syrien de revenir sur le devant de la scène grâce à son allié russe. Et vice-versa. Le duo Assad-Poutine en ressort plus fort sur la scène internationale. Il se pose en rempart face aux islamistes, promettant même de reprendre Raqqa, le fief de Daech. »

Une centaine de « Molenbeek » en France

Parallèlement, le débat se poursuit en France sur la question des quartiers dits sensibles, terreaux du terrorisme. D’après le ministre de la Ville, Patrick Kanner, interrogé par Le Parisien, une centaine de quartiers en France présentent des « similitudes potentielles » avec Molenbeek en Belgique. Et donc, des risques de dérive islamiste si rien n’est fait. « Sur la centaine de quartiers concernés, certains présentent des ressemblances sur tel ou tel aspect avec Molenbeek, précise le ministre de la Ville : concentration extrême de problèmes sociaux, ultracommunautarisme, économie souterraine, abandon des services publics et des élus locaux malheureusement dépassés. »

Comment en est-on arrivé là ? Patrick Kanner met en cause le quinquennat de Nicolas Sarkozy : « Quand on supprime 12 500 postes de policiers et 80 000 enseignants, dit-il, on touche en priorité à ces quartiers, sans parler du secteur associatif qui a perdu 100 millions d’euros de crédits en deux ans pendant son mandat. Je le dis avec des mots forts : Nicolas Sarkozy a affaibli la présence de l’Etat dans des quartiers qui en avaient plus que jamais besoin. »

Alors, « quelle va être la réponse du gouvernement ? », demande Le Parisien. Réponse du ministre de la Ville : « Je rappelle que nous avons créé 80 ZSP (zones de sécurité prioritaires) et que j’ai rétabli les 100 millions de crédits du secteur associatif dans les quartiers. Je rappelle aussi que nous créons 60 000 postes dans l’Education nationale d’ici à 2017. Le projet de loi Egalité et Citoyenneté que je porte sera débattu au Parlement au printemps. Nous allons aussi lancer une expérimentation dans douze villes, douze quartiers les plus en difficulté, pour créer des " délégués du gouvernement " dotés de moyens supplémentaires. Si on ne veut pas que les jeunes deviennent des proies, conclut Patrick Kanner, on ne doit pas laisser les prédateurs et prédicateurs s’installer. »

Pour Le Midi Libre, il y a urgence : « Depuis plus de dix ans et l’embrasement des banlieues, la France vit sur une poudrière. Rien ne va mieux et la vie dans ces quartiers gagne en paupérisation. La spirale est loin d’être enrayée ; la France ne doit son salut qu’à ses amortisseurs sociaux qui font encore vivre le bout de la chaîne humaine. »

Porte quasi-fermée pour les chrétiens d’Irak

En ce lundi de Pâques, le coup de gueule du Figaro à propos des chrétiens d’Orient : « Les conditions d’obtention de visas sont devenues draconiennes pour les familles des minorités religieuses d’Irak accueillies en France », dénonce le journal. « Moins de cent visas aujourd’hui, contre trois cents il y a un an. Les chrétiens d’Irak font dramatiquement les frais de la situation en France : crise des migrants, terrorisme, etc. Et les liens historiques et spirituels séculaires unissant les Chaldéens à la France ne leur valent aucune situation de faveur. Lors de leur récente assemblée de Lourdes, les évêques ont dénoncé cette attitude et lancé un appel : des dizaines d’associations catholiques, des diocèses et des paroisses sont prêts à accueillir durablement les réfugiés d’Erbil et à les prendre en charge. Qu’attend la France ? », s’interroge Le Figaro.

Les produits monastiques ont la cote !

Enfin, on revient au Parisien, avec toujours en ce jour de fête chrétienne, un gros plan sur les produits monastiques. « C’est un marché en plein boum dont on parle peu : les produits monastiques, réputés sains et artisanaux, plaisent. Et pas seulement aux catholiques. Dans 243 des 340 abbayes en activité en France, précise Le Parisien, se joue bien plus qu’une vie spirituelle. Des petites entreprises n’y cessent de se renouveler pour ne pas connaître la crise. Et ça marche ! Le marché du produit monastique, estimé aujourd’hui à 70 millions d’euros, est en pleine expansion. (…) Terminé, l’image d'Epinal de la sœur faisant de la confiture et du moine mettant son miel en pot. Les " appelés " de Dieu vous proposent désormais des galettes sans gluten, des fromages et des charcuteries en tous genres, des démaquillants douceurs, ou encore des cosmétiques pour homme. »

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