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Revue de presse Afrique

A la Une: deux suspects de l’attaque de Grand-Bassam arrêtés

Audio 04:32
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Deux suspects de l’attentat terroriste qui a ensanglanté la station balnéaire ivoirienne ont été arrêtés vendredi et samedi. L’un à Gossi (au sud-ouest de Gao) et l’autre à Goundam, près de Tombouctou.

Le site d’information Koaci précise : « Le premier aurait été interpellé à un barrage des forces de l’ordre après un contrôle des militaires maliens alors qu’il prenait la direction de l’extrême nord du pays, sanctuaire des jihadistes. Ibrahim Ould Mohamed, c’est son nom, aurait été identifié comme étant l’un des organisateurs de l’attaque du 13 mars dernier. L’autre, dénommé Midy Ag Sodack Dicko, a été arrêté par les forces spéciales maliennes dans une résidence de la ville de Gossi, grâce à un pistage de son téléphone portable. Les deux suspects auraient été remis aux militaires français de l’opération Barkhane, affirme encoreKoaci, en vue d’interrogatoire et pourraient être extradés sous peu en Côte d'Ivoire à la demande des autorités ivoiriennes. »

« L’information, d’abord diffusée par des sites maliens dans l’après-midi de samedi, a été officiellement confirmée dans la foulée aux médias par les autorités maliennes, précise le site Afrikipresse. Les services de police et les structures de renseignement des deux pays, Mali et Côte d’Ivoire donc, sont restés constamment en contact et ont travaillé en étroite collaboration. »

D’après le quotidien Aujourd’hui à Ouaga, « le dénommé Ag Sodack Dicko aurait activement participé à l’attaque de Grand-Bassam. Il serait un acteur-clé de cette boucherie. L’autre suspect, Ould Mohamed, lui, aurait " renseigné " par son téléphone et serait le chauffeur et le bras de droit de Kounta Dallah, qui pourrait être, selon les sécurocrates ivoiriens, la tête pensante des attentats de Grand-Bassam. »

Et le quotidien burkinabè de se féliciter qu’on ait pu « attraper vivant ces criminels qui endeuillent depuis des mois la France, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, car ils sont des sources précieuses, pour ne pas dire des pépites, en matière de renseignement sur le terrorisme dans le Sahelistan. (…) Ibrahim Ould Mohamed et Mydi Ag Sodack Dicko sont des boîtes noires vivantes du terrorisme. Et les pays de la bande sahélo-saharienne devront tendre l’oreille à ce qu’ils diront. Bravo aux services de sécurité maliens, s’exclame encore Aujourd’hui. La sous-région, et en particulier la Côte d’Ivoire, vous sont reconnaissants. »

Présidentielle au Congo : Hollande contredit par son parti ?

A la Une également, les suites de la réélection du président congolais Denis Sassou-Nguesso, avec les vives critiques du Parti socialiste français, le parti du président Hollande. « Fidèle allié depuis toujours, la France semble vouloir basculer dans le camp des opposants, pointe La Nouvelle Tribune au Bénin. En effet, à la faveur d’une déclaration publique, le parti au pouvoir a dénoncé l’organisation calamiteuse des élections au Congo de Sassou. Le Parti socialiste juge la réélection du président congolais non crédible et affirme que cette élection est caractérisée par une absence de transparence. Au Congo, le camp Sassou se dit surpris par cette déclaration, relève encore le quotidien béninois, et parle d’un acharnement contre le président. »

Pour le site guinéen Ledjely.com, « François Hollande doit être gêné aux entournures. (…) Quand on a aussi clairement soutenu quelqu’un, il devient difficile de se dédire. Ce, même quand l’allié en question, comme c’est le cas aujourd’hui au Congo, viole tous les principes démocratiques, affirme le site guinéen, et foule aux pieds les règles les plus élémentaires d’une compétition électorale. Et c’est pourquoi c’est au Parti socialiste français qu’il est revenu de dénoncer la farce électorale qui vient d’être organisée au Congo ainsi que le climat de terreur que le président élu voudrait y instaurer. »

En effet, poursuit Ledjely.com, « depuis la proclamation des résultats dans une atmosphère martiale, les principaux appareils de répression sont en action. Sont systématiquement traqués tous ceux qui ont tendance à émettre une opinion différente de celle favorable au roi Sassou. C’est ainsi que des confrères du journal Le Monde et de l’AFP, ont été molestés et leurs matériels confisqués. Puis, hier, c’était autour d’Anatole Limboko Ngouka, le directeur de campagne du général Mokoko, un des candidats malheureux, de se retrouver dans les filets de la police congolaise. Progressivement, le Congo dérive et s’enfonce dans une forme de dictature que l’on croyait révolue, s’exclame Ledjely. Un regrettable basculement que l’on doit à la mégalomanie et au caractère insatiable d’un homme. Un homme dont les agissements sont pourtant soutenus par la France, à travers son président François Hollande. »

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