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Chronique des médias

Les nouveaux canaux d’information africains

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Logo de la chaine de télévision Africanews
Logo de la chaine de télévision Africanews @africanews

Les pays dits du «Sud»  s'enrichissent de nouveaux canaux d’information avec le lancement de la chaîne Africanews et l'apparition de nouveaux médias numériques comme en a témoigné cette semaine le forum 4M Paris de Canal France International.

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Comme il y a des voix du monde, faudra-t-il compter bientôt avec les nouveaux visages d’un continent ? C’est en tout cas ce qu’espère Michael Peters, le PDG d’Euronews, qui a lancé mercredi depuis Pointe noire Africanews, chaîne d’info panafricaine qui compte 30 journalistes sur place et quarante-cinq correspondants. D’ores et déjà, plus de 7 millions de foyers peuvent la recevoir dans 33 pays d’Afrique subsaharienne. La chaîne a déjà son émission vedette, The morning call, présentée par deux présentateurs, un francophone et un anglophone, qui interviennent en duo et sont traduits en simultané. Une quarantaine de sujets sont traités chaque jour avec l’idée de présenter l’image d’une Afrique plus économique, plus positive que ce que montrent les médias internationaux. Il est prévu qu’Africanews arrive à Brazzaville, le président Sassou-Nguesso ayant promis d’y construire un siège équipé en fibre optique et surtout de laisser la chaîne travailler en toute indépendance. Il faudra bien sûr juger sur pièce, voir si Africanews couvre des actions militaires dans la région du Pool ou si elle suit les répressions policières du régime. En attendant, son modèle économique est en partie fondé sur la publicité, avec des annonceurs comme MTN Congo ou Accor Afrique. Elle compte aussi, d’ici six mois, sur les revenus de l’abonnement.

Mercredi, au colloque 4M Paris, il a aussi été question de modèles économiques avec Edwy Plenel, de Mediapart, qui estime qu’on ne peut pas être libre si l’on dépend de la publicité. Un discours que voudrait bien reprendre à son compte Ali Amar, qui vient de fonder Le Desk, un site d'investigation comparable à Mediapart. Lui aussi fait le pari de l’abonnement pour le prix, dit-il, d’un « Mc Do par mois et d’une paire de baskets par an ». Mais quatre mois après et 2000 abonnés engrangés alors qu’il lui en faut 10 000, il s’interroge sur la publicité. Il constate qu’il vend du contenu différencié sur les Panama papers, sur les liens entre les services secrets marocains et leurs relais médiatique mais que cela n’intéresse pas si les gens ne sont pas informés. « Plenel passe à la télé, à la radio, il y a des rebondissements. Pas au Maroc », dit-il. Heureusement que « les gens sont friands d’info vraie, où l’on a passé du temps, où il y a de la vie » comme le dit Israël Yoroba Guebo, fondateur du site L’Essentiel en Côte d’Ivoire. Lui aussi fait le pari de l’info payante et vise 5000 abonnés par mois. Il a passé un accord avec un opérateur pour intégrer une solution de paiement mobile mais doit vaincre tous les sites gratuits qui se contentent de copier-coller.

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