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Revue de presse française

A la Une: le nucléaire en France

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AFP

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François Hollande a redit hier, au premier jour de la dernière conférence environnementale de son mandat, qu’il comptait bien faire baisser la part du nucléaire de 75 à 50 % de la production d’électricité d’ici à 2025. Cela reste « un engagement toujours d’actualité » pour le chef de l’Etat, assure La Croix.

Mensonge, répond Michèle Rivasi, eurodéputée Europe-Ecologie-Les Verts, dans les colonnes de Libération. Furieuse contre le gouvernement, elle lâche : « Je ne crois plus en ce qu’ils racontent. Ils ne feront pas tout ce qu’ils ont annoncé en un an. Ils avaient quatre ans, ils n’ont rien fait, et aujourd’hui, ils s’engagent sur un avenir dans lequel ils ne seront plus. »

En effet, comme le résume Ouest-France, la partie est loin d’être gagnée. « Dans ce casse-tête de la transition énergétique, l’État va devoir mettre la main à la poche pour porter secours à ED, tout en favorisant le développement d’énergies alternatives. Et attendre que l’EPR de Flamanville fonctionne pour fermer Fessenheim. » La centrale alsacienne qui devait initialement fermer en 2016, puis en 2017, et maintenant en 2018, enfin a priori, nuance Libération.

Le Figaro, pour sa part, salue une « transition en douceur », « une politique de la raison » qui « consiste d’abord à préserver un outil nucléaire unique au monde qui donne à notre pays un avantage économique et stratégique incontestable. » Le nucléaire civil, ce sont 220 000 emplois en France, un chiffre d’affaires annuel à l’export qui oscille entre 1 et 6 milliards d’euros. « Des atouts considérables », poursuit l’éditorialiste, qui « n’enlèvent rien à la nécessité de préparer l’avenir en réduisant notre dépendance au nucléaire ». Mais alors lentement, très lentement...

Pourtant, certains estiment qu’on n’a pas le temps d’attendre

Comme le souligne Ouest-France, un « accident nucléaire majeur ne peut pas être exclu en France ». Ce n’est pas le quotidien qui l’affirme, mais le président de l’Autorité de sûreté nucléaire. Une déclaration qui résonne fortement alors qu’on commémore aujourd’hui les 30 ans de Tchernobyl.

Tchernobyl « a porté un coup au lobby nucléaire », rappelle Le Journal de la Haute-Marne, alors que la catastrophe de Fukushima a été « une terrible piqûre de rappel ». Ces deux drames majeurs n’ont pourtant pas suffi. Comme l’écrit le quotidien régional, « la technostructure qui pilote cette énergie a montré constamment une arrogance qui la rend suspecte. On le voit encore avec la réalisation des EPR, comme celui de Flamanville. Là, ce ne sont pas les éléments radioactifs qui fuient, mais les budgets qui explosent. »

Or, ajoute Ouest-France, « les difficultés financières rencontrées par tous les acteurs de la filière sont une source d’inquiétude sur leur capacité à prolonger des réacteurs tout en rehaussant les normes de sûreté. »

Les photographes de Tchernobyl

Quatre photographes ont pris des images qu’on n’a pas vues ou peu à l’époque. « Les conditions extrêmes, la pression des autorités soviétiques et la radioactivité elle-même rendirent les conditions de prises de vue si difficiles que seules quelques images du réacteur et des “liquidateurs” ont pu être diffusées », explique Le Monde. A Tchernobyl, « les appareils photo s’enrayent », raconte encore le quotidien. « Et de retour au laboratoire, certaines images apparaissent voilées, comme si la pellicule avait été exposée en pleine lumière avant d’être traitée. » Ce sont les rayonnements du réacteur de la centrale.

Les rares clichés exploitables ne sont pas diffusés tout de suite. Les autorités soviétiques insistent pour minimiser l’ampleur de la catastrophe. Une catastrophe dont les quatre photojournalistes ont eu à souffrir. Ils ont tous eu des problèmes de santé. Deux d’entre eux sont même morts jeunes. Un troisième racontait n’avoir jamais pu se débarrasser d’un « goût de plomb entre les dents ».

La grève à la SNCF

La grève du mardi 26 avril 2016 est liée à la réforme du rail et à l’ouverture à la concurrence européenne, explique La Croix. Le monopole de la SNCF ne prendra fin qu’en 2020 pour les TGV et en 2023 pour les autres lignes. Mais c’est ce bouleversement que l’Etat essaie de préparer depuis 2014. Il s’agit de de trouver un « cadre social harmonisé » pour que les cheminots de la SNCF et ceux du privé aient les même conditions de travail. Concrètement, comme le résume Le Parisien/Aujourd’hui en France, cela veut dire pour les salariés de la SNCF moins de vacances, la possibilité de découcher deux ou trois nuits de suite – ce qui était interdit jusqu’à présent – des temps de repos plus courts. Autre changement à venir : en dessous de 50 km de distance entre le domicile et le lieu de travail – contre 3 aujourd’hui – le trajet ne sera plus indemnisé, ni considéré comme du temps de travail.

En revanche, les cheminots continueront à travailler 35 h, à voyager gratuitement et ne perdront pas leur régime de retraite très avantageux.

Une réforme inacceptable pour les syndicats
 
Comme l’explique l’Unsa au Parisien, « le privé doit se rapprocher des conditions d’emploi à la SNCF, et pas l’inverse ». « Nous ne voulons pas d’un Ryanair du ferroviaire », surenchérit la CFDT dans les colonnes de La Croix.

Au-delà des avantages sociaux, ce qui inquiète certains, c’est la sécurité des usagers. « Conduire un train est un métier stressant, qui nécessite d’être concentré pendant des heures et donc d’être en forme », raconte un syndicaliste au Parisien/Aujourd’hui en France.
 

Cependant, comme le rappelle Christian Chavandier, professeur d’histoire à l’Université du Havre, dans La Croix, le statut des cheminots date d’une autre époque, d’avant même la création de la SNCF en 1938. Même si le métier de cheminot reste difficile aujourd’hui, « certaines voix s’élèvent pour dénoncer l’entêtement des cheminots à vouloir conserver leurs avantages sociaux », écrit La Croix. Des avantages sociaux qui pèsent sur la compétitivité de l’entreprise. Selon un spécialiste cité par Le Parisien, les agents de la SNCF sont 20 % plus chers que leurs homologues des entreprises privées.

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