Accéder au contenu principal
Éco d'ici éco d'ailleurs

Le microcrédit, de la philanthropie aux affaires

Audio 49:30
Muhammad Yunus.
Muhammad Yunus. REUTERS

Depuis quarante ans, des esprits inventifs et généreux se sont attelés à faire mentir la maxime «On ne prête qu'aux riches» et à la remplacer par «On ne prête qu'aux pauvres».Ces Don Quichotte des temps modernes ont mis au point un mécanisme financier d'un nouveau genre «le microcrédit». L'idée est simple et belle : prêter quelques pièces, quelques billets à quelqu'un de très pauvre pour lui permettre de créer son activité.L'inventeur de cette formule est célèbre. Muhammad Yunus est un économiste bangladais auquel son invention a valu le Prix Nobel de la Paix en 2006, il y a dix ans. «J'aimerais qu'un jour, on m'appelle le banquier des anciens pauvres», dit Muhammad Yunus. Muhammad Yunus mérite-t-il aujourd'hui ce surnom, le microcrédit a-t-il sorti beaucoup de monde de la misère, a-t-il favorisé le développement économique à une plus grande échelle, est-ce une activité rentable ? Le microcrédit ne sert-il finalement pas plus l'intérêt du monde financier et bancaire ?

Publicité

Telles sont les questions posées par Jean-Pierre Boris à ses trois invités :
- Philippe Guichandut, directeur de la Microfinance et de la Communication pour la Fondation Grameen du Crédit Agricole, une des grandes banques françaises.
- Jon Sallé, directeur de programme au sein du Comité Cerise qui s'occupe d'éthique financière.
- Cyril Fouillet, professeur d'Economie à l'ESSCA, l'Ecole de Management d'Angers. Cyril Fouillet a contribué au dernier numéro de la revue Tiers Monde qui publie un dossier intitulé «L'inclusion financière : aider les exclus ou servir les financiers».

En Guinée, les pêcheurs du port de Boulbinet, principal port de pêche de Conakry n’ont, dans leur très grande majorité, pas accès au système bancaire. Quelques-uns ont réussi à obtenir un micro-crédit. Des pêcheurs aux fumeuses de poisson, c’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs, signé Coralie Pierret à Conakry.

En Guinée, les pêcheurs du port de Boulbinet, principal port de pêche de Conakry


Au Cambodge, dans le village de Prek Ta Kong, à quelques kilomètres du centre de Pnom-Penh, les villageois sont démarchés par les entreprises de micro-crédit. C’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs, signé Anne Laure-Porée.

Les villageois sont démarchés par les entreprises de micro-crédit

En France, en 2014, Idrissa Konté, d’origine malienne a monté une école de langues africaines, Afrilangues. Au programme traduction, interprétariat et cours de langues Peul, Swahili, Bambara. Idrissa Konté a récemment décidé d’ajouter une plate-forme d’apprentissage en ligne. Mais les fonds manquent et Idrissa Konté s’est donc résolu à faire appel à une société de micro-crédit. C’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs, signé Louis-Valentin Lopez à Montreuil, dans les locaux d’Afrilangues.

Idrissa Konté, d’origine malienne a monté une école de langues africaines, Afrilangues

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.