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Revue de presse Afrique

A la Une: Trois soldats français tués en Libye

Audio 04:13
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Trois militaires français sont donc morts récemment en Libye dans des circonstances obscures. C’est ce qu’ont révélé hier les autorités françaises qui parlent d’un accident d’hélicoptère. En tout cas, Paris confirme pour la première fois la présence de soldats français en Libye. Les trois hommes appartenaient au service action de la DGSE, l’unité de choc des services secrets français.

Alors, pointe le site Guinée Conakry Infos, « accident d’hélicoptère ou bien hélicoptère abattu, quelle que soit la version retenue, la vérité est que trois militaires français ont péri au cours d’une mission secrète en terre libyenne ; victimes indirectes ou non de jihadistes connus ou non. “Morts en service commandé”. La guigne islamiste qui s’acharne sur l’Hexagone vient mettre au grand jour ce qui aurait dû relever de la grande confidentialité de ses services de renseignement. »

Toujours d’après Guinée Conakry Infos, « l’hélicoptère, probablement un MI-35 de fabrication russe, aurait vraisemblablement été abattu aux environs de Benghazi, il y a quatre jours par de présumés jihadistes, opérant avec des missiles portables sol-air à al-Makroun. L’hélico aurait-il été victime de la milice Saraya de Benghazi ?, s’interroge le site guinéen. Cette brigade, opposée aux forces nationalistes, qui avait justement déclaré avoir détruit en plein vol un hélicoptère appartenant aux loyalistes. »

Croisade française contre l’EI

Pour Le Pays au Burkina, c’est la thèse la plus plausible. En effet, rapporte le quotidien burkinabé, « le 17 juillet dernier, une milice libyenne, la brigade Saraya, avait affirmé avoir abattu un hélicoptère militaire. » Toujours est-il, poursuit Le Pays, qu’il « aura fallu que le pays enregistre cette perte pour que l’opinion publique nationale française sache que des soldats français sont engagés militairement aux côtés des autorités libyennes pour lutter contre l’organisation Etat islamique dans ce pays. Mais l’on peut être sûr d’une chose, cette lourde perte n’entamera en rien la volonté et la détermination des autorités françaises à poursuivre leur œuvre de salubrité publique, car c’est bien de cela qu’il s’agit, estime le quotidien ouagalais. Comme le dit l’adage, “qui veut la paix prépare la guerre”. […] Le président Hollande, tout en rendant hommage aux soldats disparus, a réaffirmé la volonté de son pays de traquer les jihadistes jusque dans leurs derniers retranchements. C’est de bonne guerre, affirme encore Le Pays, car c’est le seul moyen pour la France de se mettre à l’abri des actes barbares de ces ingénieurs du mal. »

« C’est la toute première fois, renchéritAujourd’hui, que les autorités françaises admettent au plus haut niveau de l’Etat, leur engagement dans le vaste capharnaüm qu’est devenue la Libye de Kadhafi. » Et le quotidien burkinabé de saluer également l’engagement français sur place. Une présence qui se justifie par « la croisade contre l’organisation Etat islamique, affirme-t-il. Les ouailles du calife Al Baghdadi sont à Syrte où les armées libyennes, ou ce qui en tient lieu, tentent de les déloger, avec peine. La présence de militaires et d’agents de la DGSE participe d’une œuvre de salubrité sécuritaire dans cette Libye, d’où a essaimé les supplétifs de l’armée kadhafienne pour ne pas dire les djihadistes vers la bande sahélo-saharienne. »

Des relents de pétrole ?

Le site d’information guinéen Ledjely.com affiche pour sa part une certaine suspicion… « La présence militaire française en Libye est-elle notamment uniquement justifiée par la nécessité de la lutte contre le terrorisme ?, s’interroge-t-il. Ou bien s’agirait-il d’un deal entre le général Khalifa Haftar et les autorités françaises ? Cette seconde éventualité est particulièrement envisageable, estime Ledjely.com, dans la mesure où, en contrepartie du soutien politique et militaire que lui procure Paris, le chef de l’Armée nationale libyenne, régnant sur son territoire et les richesses de celui-ci, peut bien laisser couler le pétrole. Cette piste étant par ailleurs renforcée, pointe encore le site guinéen, par le fait que des troupes américaines et anglaises, opérant également avec une certaine discrétion ont, de leur côté, choisi les milices de l’ouest libyen, Misrata comme allié. Il y a en effet de quoi s’interroger, pointe Ledjely, sur le fait que des puissances occidentales, en principe poursuivant les mêmes buts la lutte contre l’organisation Etat islamique, en viendraient à soutenir des camps opposés dans un même pays. C’est qu’en réalité, elles poursuivent des intérêts divergents. Et dans le cas présent, il ne peut s’agir que du pétrole. »

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