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Reportage international

Via Cupa, la favela des migrants en transit à Rome

Audio 02:39
Des tentes de réfugiés situées entre San Lorenzo et Verano, en juillet 2016.
Des tentes de réfugiés situées entre San Lorenzo et Verano, en juillet 2016. Getty Images/Pacific Press / Matteo Nardone

Située à proximité du Verano, le cimetière monumental de Rome, et de la gare Tiburtina, deuxième plus grande gare ferroviaire et routière de la capitale, la via Cupa qui abrite essentiellement d’anciens ateliers et dépôts industriels, est le principal point de chute des migrants «illégaux » en transit originaires de la Corne d’Afrique. Il s’agit de personnes jeunes, 25 ans en moyenne. Parmi eux, beaucoup d’hommes mais aussi des femmes avec enfants. Cet endroit est connu par le « bouche à oreille » depuis 2004, année de la fondation du « Centre polyculturel Baobab » fondé par des Érythréens réfugiés depuis des décennies à Rome et par des Italiens, bénévoles eux aussi. Le centre, abrité dans une ancienne fabrique de vitres, a accueilli l'année dernière plus de 35 000 migrants en transit. Mais il a été vidé sur ordre de la préfecture le 6 décembre 2015.

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Depuis le mois d’avril 2016, d’autres bénévoles ont constitué une nouvelle association, entièrement autogérée : « association Baobab expérience ». Ils poursuivent l’expérience devant les portes du centre fermé. Environ 80 personnes se relaient pour fournir aux migrants chaleur humaine et biens de première nécessité. L’association est soutenue par les dons de Romains, habitant dans les quartiers populaires alentour, et par des ONG dont Medu ,« association de médecins pour les droits de l’homme », présente avec son dispensaire ambulant, deux fois par semaine.

Depuis ces dernières semaines, près de 5 000 migrants sont passés par la via Cupa avant de poursuivre leur route, pour tenter de rejoindre un pays de l’Europe du Nord. Les autorités gouvernementales ferment un œil. La ville de Rome, qui ne donne aucun financement, promet depuis des mois de trouver un lieu d’accueil décent et sécurisé, dans la même zone. Mais pour l’heure rien ne bouge, alors que les flux sont constants dans cette favela romaine, où la canicule rend les conditions de vie - sans eau courante ni électricité- toujours plus précaires.

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