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Chronique des matières premières

L'essor de la production libyenne n'arrange pas les affaires de l'OPEP

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Le tanker Seadelta, aux abords de Ras Lanouf, le 19 septembre 2016.
Le tanker Seadelta, aux abords de Ras Lanouf, le 19 septembre 2016. REUTERS/Stringer

La reprise des exportations libyennes ne facilite pas le plan de l'OPEP, à savoir geler la production pour doper les prix du pétrole.

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L’appareillage du Seadelta, le premier tanker à quitter le port libyen de Ras Lanouf en deux ans, n’arrange pas les affaires de l’OPEP. Ce n’est qu’une cargaison de 700 000 barils, mais elle devrait être suivie d’une autre de volume comparable, à bord du Syra. Ce nouveau tanker attend d’être chargé à Ras Lanouf pour quitter la Libye, direction Trieste, en Italie, lui aussi.

La montée en puissance de la production libyenne, une priorité pour la NOC

L’allégeance du général Haftar à la compagnie nationale libyenne, la NOC, permet au moins provisoirement la reprise des exportations depuis le Croissant pétrolier de l’Est, tombé aux mains du maître de Tobrouk. Et tant pis si cette région a échappé au contrôle du gouvernement d’union nationale de Tripoli soutenu par l’ONU.

La priorité de la NOC, c’est la montée en puissance de la production libyenne. De 260 000 barils par jour elle est passée à 450 000 barils jours en un mois, grâce au redémarrage de deux champs dans le sud-est du pays, Nafoura et Hamada. On est certes loin du million 600 000 barils jours du temps de Kadhafi, les oléoducs de l’Ouest libyen sont encore bloqués.

Un afflux de production problématique pour l’OPEP

Mais ce pétrole libyen vient alimenter l’excédent mondial, alors que la production nigériane repart elle aussi, avec la normalisation dans le Delta, et que l’Iran a retrouvé le chemin du marché mondial et ne compte plus le quitter. Cet afflux de production nouvelle est un problème pour l’OPEP qui se réunit la semaine prochaine à Alger, commente Olivier Jakob de Petromatrix.

Comment geler la production du cartel, si trois de ses membres augmentent la leur ? Il faudrait que d’autres pays de l’OPEP acceptent une réduction drastique de leur offre pétrolière, ce qui est loin d’être acquis.

 

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