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Revue de presse française

A la Une: Jacques Chirac, l’épreuve

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AFP

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L’ancien président de la République est en effet à la Une de plusieurs magazines français tels que VSD ou Marianne, et son nom se retrouve aussi sur celle de l’hebdomadaire L’Express.

Il y a de cela une semaine pile, souffrant d’une infection pulmonaire, Jacques Chirac, en effet, a été rapatrié en urgence sanitaire du Maroc afin d’être hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière à Paris, où sont état est alors jugé « très, très préoccupant », énonce Le Journal du Dimanche. Selon cet hebdomadaire, « une poignée de ses proches ont pu alors entrer dans sa chambre durant la journée critique de dimanche ».

Journée à tel point « critique » qu’elle va alimenter rumeurs et dérapages. Passons. A la Une de VSD, donc, Jacques Chirac dépose un baiser sur le front de son épouse et l’hebdomadaire évoque « la grande inquiétude de Bernadette ». Tout sourire, l’ancien président est à la Une de Marianne, qui rend hommage à « un vrai républicain ». « Le clan Chirac dans l’épreuve », lance ce matin Le Journal du Dimanche. Et Le Parisien Dimanche évoque « l’inquiétude » des fidèles de Jacques Chirac dans son fief de Corrèze, dans le centre de la France.

Gabon : la main tendue d’Ali Bongo

Calme et silence au Gabon, après la validation de la réélection d’Ali Bongo. « De nombreux Gabonais, redoutant un regain de violences après l’annonce de la Cour, se sont calfeutrés chez eux », souligne Le Parisien Dimanche.

La suite ? Comme Ali Bongo l’a confirmé sur nos antennes au micro de Carine Frenck, le président gabonais réélu tend la main à l’opposition. Dans Le Journal du Dimanche, le porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie By Nze déclare qu’après sa prestation de serment « “probablement la semaine prochaine”, Ali Bongo proclamera tout de suite un gouvernement d’ouverture avec des membres de l’opposition, de la société civile, des personnalités indépendantes, ou bien un gouvernement qui préparera cette ouverture ».
 
De son côté, l’hebdomadaire L’Obs explique à sa manière « comment la France a perdu le Gabon » ! Il y est question de « désamour réciproque » et de « rupture » qui semble « bel et bien consommée » entre les deux pays.

Patrick Buisson : le retour

L’ex-conseiller de l’ancien président Nicolas Sarkozy s’est fait rémunérer comme apporteur d’affaire de l’UMP. Et pas qu’un peu ! Selon l’hebdomadaire L’Obs, Patrick Buisson, avant et pendant son séjour à l’Elysée, aurait, à l’occasion de plusieurs élections, perçu « 667 000 euros en tant qu’apporteur d’affaire via ses sociétés Publifact et Publi-Opinion pour avoir recommandé à l’UMP une société d’imprimerie ». Patrick Buisson n’a pas été interrogé par les enquêteurs sur cette dernière affaire, en tout cas « pas encore », énonce l’hebdomadaire.

De son côté, Patrick Buisson va livrer sa version dans un livre qui « paraîtra chez Perrin le 29 septembre, soit quelques jours avant le premier débat de la primaire des Républicains, précise l’hebdomadaire Le Point. Un livre de 500 pages ».

Rentrée littéraire : l’exofiction

Des livres, justement. En ce début d’automne, ils pullulent comme crocus au printemps dans la presse magazine en France. C’est de saison… Les lecteurs des magazines Lire, Transfuge, La Quinzaine Littéraire ou encore Le Magazine Littéraire en savent quelque chose puisque ces quatre périodiques ont en commun à la Une ces deux mêmes mots : « rentrée littéraire ».

Cette année, manifestement, aucun événement littéraire majeur ne semble en mesure de s’imposer face au reste de l’actualité. Pire, la presse spécialisée semble, elle, à la remorque de l’actualité.

C’est ainsi qu’évoquant le « spectre du terrorisme » et le jihadisme « et ses conséquences », le magazine Lire souligne que la rentrée littéraire « n’y échappe pas ». Et fait en conséquence grand cas des auteurs qui ont eu le réflexe opportun de s’y référer, en accordant une attention tout particulière au dernier roman de Laurent Mauvignier, Continuer (Editions de Minuit), comme à celui de Laurent Gaudé, Ecoutez nos défaites (Editions Actes Sud).

Mais il n’y a pas que le terrorisme en cette rentrée littéraire. Il y a aussi le phénomène littéraire d’« exofiction », qui, comme l’explique Le Magazine Littéraire, désigne l’écriture d’une une fiction « à partir d’éléments réels ». C’est le cas, par exemple de l’écrivain Ivan Jablonka qui, dans son dernier livre, Laëtitia ou la fin des hommes (Editions Le Seuil), s’appuie sur le crime d’une jeune fille en janvier 2011 en France. Ce fut aussi le cas de Régis Jauffret, qui, il y a quatre ans, racontait dans Claustria, l’histoire d’une enfant autrichienne séquestrée par son père dans le fond d’une cave par son père un quart de siècle durant, et qui était basée sur un fait divers réel. Comme quoi, l’exofiction est un filon littéraire inépuisable.

Chirac : le filon

Justement. Une autre jeune autrichienne, qui fut elle aussi séquestrée et abusée, est en Une cette semaine. Natascha Kampusch est à la Une de l’hebdomadaire L’Express. Elle aussi a été en effet séquestrée pendant une dizaine d’années par un homme qui a mis fin à ses jours en se jetant sous un train le jour où la captive a réussi à s’évader. A l’occasion de la sortie, cette semaine, de son second livre, 10 ans de liberté (Editions Lattès), L’Express a rencontré Natascha Kampusch à Vienne et publie un entretien dans lequel la jeune femme dit tout le mal qu’elle a eu à se reconstruire, tant a été manifestement oppressif l’environnement politique et médiatique ayant envahi sa vie lorsqu’elle est passé du statut de séquestrée à celui d’héroïne, avant de retomber dans l’oubli.

Mais le livre de Natascha Kampusch n’est pas le seul à sauver L’Express du naufrage cette semaine, L’hebdomadaire publie aussi les bonnes feuilles d’un livre relatant « l’amour secret » de Jacques Chirac pour une ancienne journaliste du Figaro. Renseignement pris, ce livre, cosigné par Laureline Dupont et Pauline de Saint-Rémy et intitulé Jacques et Jacqueline, un homme et une femme face à la raison d’Etat (Editions Robert Laffont), ne révèle rien que les journalistes politiques de l’époque ne savaient déjà. Mais il n’y a pas que les passionnés de fiction ou d’exofiction dans les librairies. Les amateurs de potins sont aussi des lecteurs. Et Jacques Chirac est un filon inépuisable pour les éditeurs. La preuve.

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