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Revue de presse française

A la Une : Sarko-Hollande, tandem de haut vol

Audio 06:10
AFP

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Après avoir volé à haute altitude, l’ombre de la présidentielle française plane sur les obsèques de Shimon Peres. C’est en effet dans le même avion que François Hollande et Nicolas Sarkozy se sont rendus en Israël, aux obsèques de l'ancien président ce vendredi à Jérusalem.

Et, ce matin, le journal Le Parisien, qui a révélé cette information hier en même temps que nos confrères d’Europe1, souligne le caractère « inédit » d’un tel voyage en tandem, pourrait-on dire. Car si l’actuel président français et son prédécesseur étaient allés tous deux aux obsèques de Nelson Mandela en 2013, ils avaient alors fait le voyage séparément. Dans l’avion, ont aussi pris place « Jacques Attali ainsi que le fils de Simone Veil », note encore l’édition en kiosque du Parisien.

Hollande et Sarkozy dans le même avion, que peut-on comprendre ? Dans ce même journal, un « élu LR » anonyme déclare que « cela leur permet à tous deux d’installer l’idée d’un duel dans l’opinion ». Et le secrétaire national du Parti communiste français ne dit pas autre chose, en déclarant que Hollande et Sarkozy « se sont désignés l’un l’autre comme candidat. Ils sont dans un mano a mano », déplore Pierre Laurent. Avis partagé par un « cacique socialiste peu amène à l’égard du président » qui, lui, voit dans ce voyage conjoint un évident « choix tactique, celui de la mise en scène de leur duel ».

Djouhri : Monsieur Alexandre a des relations

Hollande et Sarkozy, justement. Autre prétendu dénominateur commun entre les deux présidents : Alexandre Djouhri. Ce sulfureux intermédiaire lié au clan Sarkozy prétend avoir rencontré Hollande au sujet des affaires libyennes. C’est encore Le Parisien qui le rapporte ce matin. « Dans une écoute (téléphonique), Alexandre Djouhri, intermédiaire des réseaux de la droite, prétend avoir rencontré le président et avoir évoqué avec lui les affaires libyennes. L’Elysée dément », énonce ce quotidien.
Cette écoute est également en ligne sur le site Mediapart. Elle a été enregistrée le 27 février 2013, alors que Djouhri discute au téléphone avec un de ses amis, à qui il dit : « Ah oui, j’ai rendez-vous avec Hollande (…) Ça y est c’est fait. Oui, c’est fait. (…)Il a dit à table que j’étais un mec classe ». Affaire à suivre…

Opep : et pour quelques dollars de plus

Accord surprise à l’Opep sur une limitation de la production de pétrole. Surprise en effet, car, pour la première fois depuis huit ans, le cartel pétrolier a décidé d’un tour de vis sur la vanne régulant l’écoulement de l’or noir. Et le journal Le Monde ne s’y est pas trompé, qui a hissé cette information en manchette.

En fin connaisseur de l’économie, le journal Les Echos fait également grand cas, ce matin, de cet accord de limitation de la production de brut, le qualifiant de « tournant », l’accord étant intervenu au prix d'une sorte de « mini-trêve entre les archi-rivaux du Moyen-Orient: l'Iran et l'Arabie saoudite. Deux pays qui se livrent à des guerres par procuration, aussi bien au Yémen qu'en Syrie et en Irak. Or, des deux côtés, remarque le quotidien économique français, le pétrole pèse lourd dans les revenus et dans le financement des efforts militaires et d'influence dans la région », Pour Les Echos, pas de doute, « les cartes du grand jeu mondial entre puissances sont en train d'être redistribuées et seule la crainte de voir fondre les revenus de leur trésor pétrolier unit Téhéran et Riyad ».

« Que la maison des Saoud ait accepté d'épargner le régime honni des mollahs, même si le seul but est de finaliser au plus vite l'accord et d'engranger des pétrodollars, est le signe évident que le dialogue a repris, souligne également le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Et ce miracle-là, car c'en est un, il n'y a que le pétrole qui pouvait le permettre ».

De son côté, le journal Sud-Ouest y voit une « incitation à cette « transition énergétique » qui tarde trop, à ce recours accru et massif aux énergies « propres » et renouvelables ».

Salon de l’auto : auto-immobile et mobile autonome

Justement, cet accord à l’Opep, qui va faire remonter les prix à la pompe, tombe plutôt mal pour les organisateurs du salon de l’automobile à Paris. Déjà que se déplacer à Paris dans une carrosserie nickelée est devenu une vraie gageure, avec toujours plus de voies fermées aux voitures, le carburant bientôt plus cher est une perspective bien peu mirobolante pour les clients potentiels du salon de l’auto, du mondial de l’auto, comme il se plait désormais à s’autocélébrer.

Mais, pour la presse, la bagnole est d’autant plus sacrée que les constructeurs automobiles sont de très gros annonceurs. Faut bien vivre…

Ainsi, le journal Libération consacre-t-il ce matin « sa Une » plus cinq pages intérieures à la « voiture autonome », celle qui roule et roulera demain sans conducteur, et qui sera la star de ce Mondial de l’auto parisien.

Faut bien vivre, donc. Et rêver. Dans Les Echos, le PDG du groupe Renault-Nissan Carlos Ghosn affirme le plus sérieusement du monde que « devenir numéro un mondial est atteignable ».

Mais numéro un de quoi, au juste ? Comme le souligne L'Humanité, « la voiture de papa est morte ». Et les constructeurs automobiles n’ont d’autres choix que d’exercer une « pression constante sur l'emploi (et) les salaires », déplore le quotidien communiste.

Safran : morphologie française

Encore un tout petit mot d’économie, avec (on vient de l’apprendre) cette vente d’une division en vue du groupe Safran. C’est le journal Le Monde qui l’annonce et l’information est développée ce matin par Les Echos. « Safran a finalement choisi le groupe Oberthur pour lui vendre Safran Identity & Security (ex-Morpho), le spécialiste de la biométrie et de la sécurité »

Superflics : que les gros salaires lèvent le doigt

Ces révélations, enfin, sur l’argent perçu illégalement par les policiers qui protègent les personnalités. A l’issue de leurs missions, ils se font du beurre ! Et en liquide ! Du beurre, c’est du reste le mot, puisque leur cagnotte clandestine, dont l’existence est révélée par le journal Le Parisien, a pour nom « la motte » (ça ne s’invente pas), une « caisse noire secrète et illégale » en effet, qui existe « au moins depuis 1995 », affirme le quotidien, et dont le montant s’élève à « 300 000 euros par an au total ».
Les soixante-dix heureux bénéficiaires de cette « motte », de beurre liquide donc, sont les policiers du Service de protection des hautes personnalités. « Chaque mois, indépendamment de son salaire, un agent de base touche environ 400 € en liquide dans la plus grande discrétion ». En moyenne, bien sûr, parce qu’il y a des mois avec plus et des mois avec moins. Mais pour la discrétion, depuis Le Parisien de ce matin, c’est raté !.

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