Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

La demande chinoise donne le moral aux producteurs de lait français

Audio 01:36
L’usine de poudre de lait pour enfant Synutra a été inaugurée à Carhaix, le 28 Septembre 2016.
L’usine de poudre de lait pour enfant Synutra a été inaugurée à Carhaix, le 28 Septembre 2016. AFP/Jean-François Monier

Après deux ans de crise, le marché mondial du lait commence à se redresser. La raison : le rééquilibrage entre l’offre et la demande au niveau mondial. Les grands pays producteurs ont diminué l’offre tandis que la demande, surtout celle provenant de la Chine est repartie à la hausse.

Publicité

La Chine, premier consommateur de produits laitiers dans le monde a repris ses importations. Depuis le début de l’année, l’empire du Milieu montre un regain d’intérêt pour les produits étrangers. Des produits qui jouissent d'une bonne réputation auprès du consommateur chinois qui reste très attaché à la qualité du lait.

La raison : depuis 2008, le secteur laitier en Chine a connu des scandales sanitaires à répétition. Le plus emblématique, celui de de la mélamine qui a intoxiqué 300 000 bébés et causé la mort de six d’entre eux.

Conséquence : la classe aisée mais aussi moyenne s'est détournée du lait pour bébé d'origine chinoise. Un argument qui profite notamment à la filière laitière française. Pour répondre à la demande croissante du marché intérieur, les entreprises chinoises investissent directement dans les pays producteurs.

C’est le cas en France avec l’inauguration pas plus tard que la semaine dernière d'une usine de fabrication de poudre de lait à Carhaix, en Bretagne. Coût de l’investissement pour le chinois Synutra, 170 millions d’euros et à la clé une capacité de production de 120 000 tonnes de poudre de lait par an. C’est la plus grande usine de ce type dans le monde. Le groupe compte même doubler ses investissements dans l’hexagone. Dans ce domaine, les parts de marché de la France en Chine ne cessent de croître, avec une progression à trois chiffres.

Est-ce la fin de la crise du lait née après la fin en 2015 des quotas laitiers européens et renforcée par l’embargo russe et le déclin de la demande chinoise ? Trop tôt pour l'affirmer même si les producteurs français ont retrouvé confiance ces dernières semaines après la montée en flèche des prix du beurre et de la poudre de lait.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.