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Revue de presse française

A la Une: le retour de la Guerre froide

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AFP

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« Washington-Moscou : le retour de la guerre froide » : c’est le grand titre du Figaro. Le Figaro qui constate « qu’après la crise ukrainienne, le conflit syrien a fait voler en éclats les tentatives de rapprochement entre les États-Unis et la Russie. Profitant de la faiblesse américaine, Vladimir Poutine impose son tempo, et la tension diplomatique s’exacerbe. »

Commentaire du Figaro : « Pour Poutine, les choses sont simples. Une nouvelle empreinte mondiale passe par de grosses bottes posées au Moyen-Orient. La preuve vient encore d’en être fournie. Quand les États-Unis ont coupé la ligne téléphonique avec Moscou sur la Syrie, le président russe a riposté bien au-delà de Damas. Tous azimuts. Suspendant un accord sur le plutonium, demandant la réduction des effectifs de l’Otan dans l’est de l’Europe, la levée des sanctions, des compensations. Pourquoi pas aussi le retour de l’Alaska et un ticket pour Disneyland, a ironisé un politologue russe… Des exigences, en effet, inacceptables pour Washington. Nouvelle guerre froide ? L’expression est chaque jour plus justifiée, pointe encore Le Figaro. Comme jadis, il est aujourd’hui plus question de divergences idéologiques et politiques que d’ambitions territoriales. Raymond Aron parlait de 'paix belliqueuse'. Nous y sommes. Il appartiendra au successeur de Barack Obama de parler enfin d’une manière audible, pour ses alliés comme pour ses adversaires. D’indiquer clairement à Poutine ce qu’il a à gagner en coopérant. Et, fermement aussi, ce qu’il a à perdre en continuant son brutal cavalier seul. »

Au cours de la dernière décennie, on a assisté à un basculement, relève L’Alsace : « avant l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche, les États-Unis intervenaient à tout-va, considérant que la sécurité des Américains pouvait justifier l’envoi des GI’s partout dans le monde. Huit ans après, les USA se sont effacés, laissant derrière eux un champ de ruines. C’est sur ce terrain que Poutine, profitant du chaos, rêve aujourd’hui de restaurer la toute-puissance de feue l’Union soviétique, dont il entretient la flamme auprès de son peuple. »

Et pour ce qui est de la Syrie, pointe Sud-Ouest, « l’écrasement d’Alep par les bombardiers russes a dissipé une fiction : celle d’une entente Poutine-Obama pour ramener la paix en Syrie. (…) Dans quelques semaines, la Maison Blanche va changer de locataire. Ce sera sans doute trop tard pour les assiégés d’Alep, qui n’en attendent d’ailleurs sans doute rien. Mais pas trop tard pour espérer qu’Américains et Russes choisissent la désescalade plutôt qu’une mortifère montée aux extrêmes. »

Le paradoxe de Damas

On reste en Syrie, avec cette enquête du Monde sur Assad, « le maître du chaos syrien »
« L’intervention russe en Syrie, lancée il y a un an, a sauvé le régime Assad, note le quotidien du soir. A la tête d’un Etat affaibli, le dictateur sait profiter des faiblesses de ses alliés et de ses adversaires. (…) C’est tout le paradoxe de Damas, pointe Le Monde. Jamais le régime syrien n’a paru aussi confiant depuis le début de la révolte en 2011. Et jamais l’Etat syrien n’a semblé aussi inexistant. Généraux à l’ego boursouflé, milices loyalistes semi-mafieuses, militaires russes et iraniens omniprésents : en plus des rebelles, le président doit composer avec des alliés envahissants, qui ne cessent d’empiéter sur ses attributions. »

En fait, relève encore Le Monde, « la guerre civile syrienne est loin d’être terminée. Compte tenu de la multiplicité des groupes armés et de l’incapacité structurelle du régime syrien à se réformer, les violences pourraient durer encore des années. Le degré de solidité de l’axe Damas-Téhéran-Moscou décidera en partie de l’évolution du -conflit. Reste que si le régime Assad parvient à neutraliser la rébellion à Alep-Est et dans la Ghouta, il pourra revendiquer deux percées majeures dans les deux régions les plus importantes du pays.
Après la reprise d’Homs, en 2014, la colonne vertébrale du pays, qualifiée de 'Syrie utile', se retrouverait tout entière sous le contrôle de Damas. Pour Assad,
conclutLe Monde, ce ne serait pas la victoire totale, mais ce serait un pas très important dans cette direction. »

Comment quitter le pouvoir ?

Libération donne la parole aux historiens ce jeudi… C’est le Libé des historiens avec en dossier principal « l’histoire comme matériel de récup politique : refaire l’histoire, une idée fixe de la droite », s’exclame le journal. On l’a vu récemment avec la sortie de Nicolas Sarkozy sur nos ancêtres les Gaulois. Libé nous explique donc comment « des Gaulois aux programmes scolaires, l’utilisation d’un passé mythifié et revisité à des fins politiques devient un outil de campagne. »

Intéressant également cet article, toujours dans Libération, sur les « adieux en politique : De Gaulle, Jospin, Chirac, Giscard… Comment quitter le pouvoir ? »
L’auteur de l’article, Jean Garrigues, prof à Sciences-Po, en arrive vite à la situation actuelle. « Les Français pourront-ils pardonner à François Hollande les images désastreuses d’un président à scooter et les promesses de campagne non tenues ?, s’interroge-t-il. Alors que, sondage après sondage, les Français lui demandent de quitter la scène, le miraculé de 2012 s’obstine à penser que sa bonne étoile lui permettra de conserver la présidence en 2017. Les outrances de Nicolas Sarkozy et les divisions de la gauche pourraient l’y aider, mais il cristallise tellement de déceptions et de colère qu’il pourrait bien être le premier président de la Ve République à ne pas briguer un second mandat. Ainsi partirait-il, sinon avec les honneurs, du moins avec le respect des électeurs. »
Finalement, conclut Jean Garrigues, « c’est l’obsession élyséenne de la Ve République qui a rendu si tragi-comique le départ présidentiel. Et plus largement, c’est leur conception féodale et dynastique du pouvoir qui explique pourquoi nos élites politiques ont tant de mal à renoncer à leurs privilèges. »

Les banques se sucrent…

Enfin, le coup de gueule du Parisien ce matin contre l’envolée des frais bancaires… « Pourquoi ça flambe », s’exclame le journal. Eh bien, répond Le Parisien, « c’est la vengeance plus ou moins masquée de votre banquier. Les taux d’intérêt sont si bas que faire fructifier votre argent ne lui assure plus la rente nécessaire à la bonne marche de ses affaires. (…) Alors, pour faire face en ces temps difficiles, les banques font flamber tous leurs frais à leur disposition. Les taux devraient remonter l’année prochaine : on verra, conclut Le Parisien, si les frais qui flambent aujourd’hui baisseront dans la foulée… »

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