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Revue de presse Afrique

A la Une: Niger, carnage dans le désert

Audio 03:22
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Ils étaient gendarmes, ils étaient militaires, ils assuraient, dans le nord du Niger, la sécurité du camp de Tezalit où sont regroupés des réfugiés maliens. Ils ont été attaqués. Vingt-deux d’entre eux ont été tués. Hier soir à la télévision, le Premier ministre nigérien Brigi Rafini a confirmé « l’attentat », souligne Africa News, prévenant que « le nombre de morts pourrait augmenter ».

L’attaque éclair a eu lieu « à 14 h 22, heure locale, précise Actuniger. L’assaut a été confirmé par le Haut commissariat aux réfugiés qui dispose de personnel sur place. Une quarantaine d’assaillants, vraisemblablement d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, ont pris d’assaut l’installation sécurisée par des gardes, des gendarmes et des militaires nigériens. Ceux-ci ont été pris par surprise alors qu’ils déjeunaient (…) Un seul réfugié aurait été blessé et une ambulance brûlée. », complète ce site nigérien d’informations en ligne. Actuniger rappelle également que « la partie nord du Mali abrite depuis près de cinq ans plusieurs groupes terroristes proches d'Alkaidah au Maghreb Islamique (Aqmi), d'Ançar Dine et d'autres mouvements rebelles qui mènent des attaques meurtrières de part et d'autre de la frontière commune entre le Niger et le Mali ».

Etant en effet rappelé que cette attaque du camp de Tezalit intervient dans une région où les groupes terroristes circulent en se souciant des frontières comme d’une guigne, Le Républicain à Bamako, souligne que, depuis le début de la semaine, d’autres raids ont également été signalés au Nord-Mali. Comme le formule Maliweb, ce grand quotidien malien, « l’hydre à plusieurs têtes qu’est le terrorisme fait quasi quotidiennement des morts parmi les forces engagées dans la lutte contre le terrorisme ».

Maroc : duel de minarets

Le Maroc aux urnes pour des élections législatives. Avec deux formations politiques en pole position. Le parti islamiste du PJD compte bien conserver le pouvoir, avec, sur ses talons, le PAM, proche du roi. Ce scrutin à un tour à la proportionnelle pourrait bien, en effet, et consacrer la bipolarisation de la vie politique marocaine.

A noter le vif intérêt de la presse française pour ce scrutin. En un titre déjà hier, le journal Le Monde en résumait l’enjeu, en évoquant ce « duel à l’ombre du roi ».

Le souverain chérifien est ainsi en photo « en Une » du journal Le Figaro, qui explique « comment Mohamed VI canalise le islamistes ».

Libération n’écrit pas autre chose, en soulignant ainsi que « le PAM a fait appel à une multitude de cabinets de conseil en stratégie électorale, marketing, communication, événementiel, et se vante de mener une «campagne à l’américaine». Mais pour Libé, ce qui est avant tout à souligner, c’est qu’au Maroc, les islamistes sont « au centre du jeu ». Ces législatives, en tout cas, constituent un « test crucial de la sincérité du « virage démocratique » amorcé par le roi Mohamed VI en 2011 », prévient Libération..

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