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Revue de presse Afrique

A la Une: du temps de gagné pour Kabila

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Le fameux dialogue politique entre la majorité présidentielle et une partie de l’opposition congolaise est en passe de s’achever officiellement. Un compromis a été trouvé. En effet, pointe le site d’information congolais 7 sur 7, « aucune divergence n’a été constatée entre toutes les parties prenantes, ont affirmé samedi le duo Vital Kamerhe et Alexis Thambwe Mwamba, respectivement chef de la délégation de l’Opposition et chef de la délégation de la Majorité présidentielle. Raison pour laquelle, le consensus politique trouvé sera soumis ce lundi à l’approbation de la plénière du Dialogue national. (…) Pour rappel, précise 7 sur 7, le compromis porte sur la date de la présidentielle, fixée à avril 2018, la gestion consensuelle du pouvoir avec la primature pour l’Opposition, le maintien du président de la République dans ses fonctions jusqu’à élection, la restructuration du Bureau de la CENI et le respect de la constitution. »

En fait, relève Le Potentiel à Kinshasa, le président Kabila continue de gagner du temps… En effet, écrit le journal, « l’accord politique reste muet sur le sort de l’actuel chef de l’Etat. Son deuxième et dernier mandat constitutionnel s’achève le 19 décembre de cette année. Et il est évident que si le président de la République garde son fauteuil durant la transition, il n’y a aucune indication sur son avenir au terme de cette même transition. C’est tout le suspense, s’exclame le quotidien congolais. (…) L’Opposition avait souhaité qu’il soit dit expressément que l’actuel président de la République ne devait pas prétendre à un autre mandat à la fin de cette période transitoire. En fin stratèges, pointe Le Potentiel, les délégués de la Majorité ont élagué le sujet (…). Si le Dialogue national se clôture sans tirer au clair cette grande inconnue qu’est l’avenir de Joseph Kabila après la transition, on sera passé à côté de la plaque, estime encore Le Potentiel. Car, la nécessité du Dialogue s’était imposée par rapport à la question du troisième mandat du chef de l’Etat. »

Zones d’ombres…

Certes, renchérit le site d’information Afrikarabia, « il reste des zones d’ombres. Selon la Constitution, le président congolais n’est pas en mesure de briguer un nouveau mandat, précise Afrikarabia. Mais au vue des multiples stratagèmes utilisés par le camp présidentiel pour retarder le processus électoral, on peut se poser de réelles questions sur la volonté de Joseph Kabila de quitter ou non le pouvoir après son dernier mandat. L’idée d’un référendum afin de modifier la Constitution a refait opportunément surface ces derniers jours. Et l’accord politique ne dit rien sur l’impossibilité faite à Kabila de se représenter à la prochaine présidentielle. Pour bon nombre d’opposants, Joseph Kabila devrait s’engager clairement à renoncer au pouvoir après la période transitoire. »

Autre zone d’ombre, toujours d’après Afrikarabia, « on s’achemine vers une transition 'longue durée' (2 ans) et le flou est toujours entretenu sur la date précise des prochaines élections. Si le scrutin pourrait se tenir fin avril 2018, selon le dialogue, c’est la Commission électorale qui a encore la haute main sur le calendrier électoral. Souvent accusée de faire le jeu du camp présidentiel, la Commission pourrait encore retarder la tenue des élections, avançant des motifs d’ordre techniques ou financiers. »

Tordre le cou à la constitution ?

Pour Le Pays au Burkina, il est clair que Kabila fera tout pour se maintenir au pouvoir… « Le camp du président congolais et l’opposition molle, peut-on dire, regroupée autour de Vital Kamerhe sont en passe de réussir leur forfaiture, s’exclame le journal : celle de tordre de manière flagrante le cou à la Constitution de la RDC. (…) Joseph Kabila a déjà violé l’actuelle Constitution en réussissant le tour de force d’obtenir le glissement du calendrier électoral en sa faveur. Et rien ne dit que cette étape franchie avec succès, il n’a pas dans la tête l’idée de tripatouiller purement et simplement la loi fondamentale en vigueur à l’effet d’être qualifié pour la présidentielle à venir. »

Pour sa part, pointe encore Le Pays, « l’opposition regroupée autour du patriarche Etienne Tshisekedi entend organiser une journée 'ville morte' pour signifier son rejet catégorique des assises de Joseph Kabila avec la complicité du facilitateur de l’UA, Edem Kodjo et de certains acteurs pour lesquels la politique est avant tout un business. »

Et le quotidien burkinabé de conclure : « en attendant de voir si cette fronde de l’opposition vraie va changer ou pas la donne dans l’ex-Congo belge, l’on peut déjà qualifier cet accord politique de victoire pour Joseph Kabila et de défaite pour la RDC. »

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