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Chronique des matières premières

Thon, sardine et maquereau mettent en difficulté la conserve en France

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Le prix mondial du maquereau a grimpé de 35% par rapport à l'an dernier, le thon albacore et le thon blanc valent 40% de plus, le prix de la sardine s'est envolé de 50% !
Le prix mondial du maquereau a grimpé de 35% par rapport à l'an dernier, le thon albacore et le thon blanc valent 40% de plus, le prix de la sardine s'est envolé de 50% ! ©PASCAL GUYOT / AFP

Les trois piliers de la conserve de poisson vacillent en France : on manque de thon, de sardine et de maquereau. Les prix s'envolent.

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La boîte de sardine, de thon ou de maquereau va-t-elle devenir un luxe ? Les conserveries françaises ont en tout cas des difficultés à se fournir, ces trois poissons sont rares et chers la même année. Le prix mondial du maquereau a grimpé de 35% par rapport à l'an dernier, le thon albacore et le thon blanc valent 40% de plus, le prix de la sardine s'est envolé de 50% !

Trop petite ou peu grasse en 2015-2016, la sardine de l'Atlantique. L'institut Ifremer a commencé des recherches pour comprendre le phénomène. En attendant, le prix pour les conserveries augmente, d’autant que la demande concurrente de sardine ou de maquereau congelés est très forte en Afrique de l'Ouest et en Asie.

Les captures de maquereau sont également en baisse et pour la deuxième année consécutive, avec la baisse des quotas en Norvège, en Irlande et en Ecosse. Les captures de thons elles aussi diminuent. Les bonnes pratiques de pêche se répandent : limitation du nombre de bateaux, suivi par satellite, avec observateurs à bord.

Des investissements coûteux pour à l'arrivée moins de quantités pêchées, souligne Pierre Commère, directeur général de l'industrie de la pêche à l'Adepale. « Traditionnellement, quand on fait des investissements c'est pour augmenter le chiffre d'affaires, augmenter les volumes, mais là, c'est l'inverse : dans le monde de la pêche, on investit pour pêcher mieux, mais aussi pour pêcher moins ! Du coup, on arrive à des coûts qu'il faut amortir sur des quantités moindres. Au bout du compte, il est normal qu'on ait une inflation importante sur les matières premières. C'est logique, c'est structurel. Mais maintenant, il faut arriver à ce que tout ça puisse être payé tout au long de la filière, que ce soit les fabricants de conserves, les distributeurs et les consommateurs ».

L'avertissement est lancé aux enseignes de la grande distribution à la veille des grandes négociations annuelles, alors que les trois piliers de la conserve de poisson vacillent en même temps et que la conserverie de maquereau de Boulogne, au nord de la France, est au bord de la faillite.

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