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Chronique des matières premières

Huile de palme: Amnesty International dénonce les conditions de travail

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Un travailleur souleve des fruits de palme récoltés sur une brouette à Kisaran, dans le nord de Sumatra, en Indonésie.
Un travailleur souleve des fruits de palme récoltés sur une brouette à Kisaran, dans le nord de Sumatra, en Indonésie. Dimas Ardian/Bloomberg via Getty Images

Travail forcé, travail des enfants... Amnesty international a recueilli des témoignages dans les plantations indonésiennes qui accablent le géant de l'huile de palme Wilmar.

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Après avoir été accusé de détruire la forêt par Greenpeace, le géant singapourien de l'huile de palme est cette fois pointé du doigt pour non-respect des droits humains. Amnesty International a interrogé 120 ouvriers de cinq plantations et usines qui fournissent Wilmar dans les provinces de Kalimantan et de Sumatra.

Les conditions décrites par Sabine Gagnier s'apparentent au travail forcé, avec des objectifs de résultat irréalisables. « On leur demande de récolter un très grand nombre de kilos de fruits par jour. S'ils ne remplissent pas leurs objectifs, leur charge de travail est reportée à celle du lendemain. S'ils se plaignent de leur condition de travail, ils sont menacés de ne pas être réemployés ».

Du coup les enfants sont sollicités par leurs parents, ils portent des charges lourdes, manipulent des produits dangereux. Quant aux femmes elles travaillent à la tâche, sans protection sociale... Pas tout à fait la définition de l'huile de palme durable, à laquelle Wilmar s'est engagé en collaboration avec The Forest Trust depuis 2013.

Directeur de cette fondation, Bastien Sachet reconnaît qu'il reste encore beaucoup de problèmes à régler. « Wilmar c'est une entreprise à travers laquelle transitent 45 % du volume d'huile de palme mondial. C'est un peu comme si on s'attaquait à l'Everest : il y a énormément de travail. Les premières problématiques auxquelles on a été confronté, c'est bien sûr les problématiques de lutte contre la déforestation. Il y a eu un gros travail en interne chez Wilmar pour voir où sont les plus gros risques et engager un dialogue avec les fournisseurs, qui a parfois abouti à une exclusion des fournisseurs les moins bons. La partie sociale, c'est une partie complexe qui, je dois dire, n'a pas été forcément la partie qui a été regardée en premier. »

Mais le rapport d'Amnesty International pourrait accélérer les choses, Wilmar a déjà réagi en demandant à l'ONG de l'aider, en collaboration avec les autorités indonésiennes, à mettre fin à ces violations du droit du travail, dans les plantations et les usines d'huile de palme qui le fournissent.

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