Accéder au contenu principal
Nouvelles technologies

Faut-il craindre un piratage de la présidentielle française?

Audio 02:33
Le gouvernement français annonce une veille sur les réseaux sociaux pendant la campagne électorale officielle.
Le gouvernement français annonce une veille sur les réseaux sociaux pendant la campagne électorale officielle. REUTERS/Kacper Pempel/Files

Les pirates informatiques se préparent eux aussi pour la présidentielle française. Les autorités ne s'en cachent pas : des hackers vont certainement tenter de perturber le scrutin, au moins l'influencer. La sécurité au sein des partis politiques semble insuffisante.

Publicité

 

Le 24 janvier dernier, lors du Forum international de la cybersécurité à Lille (FIC), Bruno Leroux, ministre français de l’Intérieur, annonçait que pour les élections françaises seraient mises en œuvre « toutes les protections qui nous éviteront des intrusions », afin « que le candidat qui sera élu ou la candidate qui sera élue ne souffre d’aucune suspicion » sur le comptage de ses voix.

Sauf que ce qui a pu se passer lors de la présidentielle américaine pourrait aussi arriver en France. Les listes électorales gérées par les mairies sont numériques donc potentiellement piratables. Damien Bancal, journaliste spécialiste de la délinquance informatique et auteur du livre « Hackers et Pirates sur Internet », prévient qu’il « suffit de perturber l’envoi électronique d’informations. Les pirates ont très clairement décidé de mettre la pagaille ».

Les partis, nids à données

D’après les spécialistes, une autre menace plane, peut-être plus importante. Elle concerne les partis politiques : « des nids à données, avec les noms et les adresses des adhérents », estime Damien Bancal. « L’intérêt du pirate informatique est aussi d’être nuisible par la communication. S’il peut s’attaquer aux comptes Twitter, Facebook et aux sites internet, il passera n’importe lequel de ses messages. »

Vulnérables, démunis, les partis politiques tentent bien de se défendre. Bastien Ho, responsable de la sécurité informatique d’Europe Écologie les Verts (EELV), ne nie pas l’éventualité d’une attaque venue de Russie ou d’ailleurs. Il s’inquiète aussi du risque d’infiltration, de fuites à l’intérieur même du parti. « Mais avec quelques bonnes pratiques, comme cloisonner les droits des personnes selon leurs besoins, on peut limiter la casse. »
 
Veille sur les réseaux

Bastien Ho a participé à l’automne dernier à une réunion avec ses homologues des autres partis au Secrétariat de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Ce service du Premier ministre est prêt à toutes les éventualités. Il annonce une veille sur les réseaux sociaux, dès le début de la campagne électorale officielle.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.