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Chronique des matières premières

Malgré ses promesses de réduction, la Chine augmente sa production d'acier

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Une acierie dans la province du Hebei, en Chine.
Une acierie dans la province du Hebei, en Chine. Reuters/Petar Kujundzic

La Chine a augmenté ses capacités de production d'acier en 2016, selon un rapport de l'ONG Greenpeace Asie orientale et de Custeel, un cabinet d'études spécialisé. Pour lutter contre la saturation du marché, Pékin s'était pourtant engagé à les réduire.

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36,5 millions de tonnes d'acier. Ce sont les capacités de production supplémentaires dont s'est dotée l'économie chinoise l'année dernière. Deux fois la production totale du Royaume-Uni. La Chine produit à elle seule plus d'un milliard de tonnes d'acier par an, soit la moitié de la production mondiale. Pendant 25 ans, ce métal a surtout été destiné au marché national. En plein boom économique, le pays a construit à tour de bras infrastructures et logements. Mais, aujourd'hui, l'économie du géant asiatique ralentit. Pour ne pas fermer d'usines, supprimer des emplois ou encore perdre des parts de marché, les producteurs chinois préfèrent casser les prix et inonder le marché mondial d'un acier vendu presque à perte.

De quoi irriter l'Europe et les Etats-Unis qui ont pris l'année dernière une batterie de mesures protectionnistes. Pour calmer le jeu, Pékin a donc promis l'année dernière de réduire de 150 millions de tonnes ses capacités de production d'ici 2020. Aujourd'hui, le géant se targue d'avoir déjà réalisé la moitié du chemin, en en ayant déjà supprimé 85 millions de tonnes.

Greenpeace dénonce un bluff

Un beau coup de bluff d'après Greenpeace et Custeel. Selon le rapport, les trois quarts des infrastructures fermées l'année dernière étaient déjà à l'arrêt. En outre Pékin mène une politique contradictoire avec ses engagements. Pour soutenir son économie, la Chine a notamment appuyé le secteur de la construction, créant un mini-boom. D'autre part, les autorités locales ont également maintenu l'activité sidérurgique pour éviter de perdre des rentrées fiscales. Au final, d'après le rapport, certaines usines mises en veille ont été rouvertes et certaines provinces auraient même ajouté de nouvelles capacités de production pour près de 12 millions de tonnes par an.

Fin janvier, la Commission européenne a annoncé de nouvelles mesures anti-dumping contre certains aciers chinois, avec des taxes comprises entre 30 et 65%. Des mesures qui ne suffisent pas à infléchir la politique de la Chine, malgré le bras de fer que lui imposent les Occidentaux.

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