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Italie: scission au sein du Parti démocrate, la principale formation de gauche

Audio 03:06
Matteo Renzi (à droite) et l'actuel Premier ministre italien Paolo Gentiloni lors d'une réunion du Parti démocrate à Rome, le 19 février 2017.
Matteo Renzi (à droite) et l'actuel Premier ministre italien Paolo Gentiloni lors d'une réunion du Parti démocrate à Rome, le 19 février 2017. REUTERS/Remo Casilli

Après la démission de Matteo Renzi de son poste de secrétaire du Parti démocrate, le 19 février 2017, afin de convoquer le Congrès et les nouvelles primaires de ce parti, les frondeurs viennent de créer un mouvement plus à gauche, dénommé Démocrates et progressistes. L’heure n’est donc pas à la fête pour le PD.

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Comment expliquer ce divorce officiel entre l’aile minoritaire la plus à gauche du Parti démocrate (PD) et l’aile la plus centriste, moins d’un an avant de la fin de la législature en cours ? Cette rupture était en fait prévisible depuis l’échec cuisant du référendum constitutionnel du 4 décembre 2016, dont Matteo Renzi avait fait un enjeu personnel. D’où sa démission de son poste de Premier ministre. Puis celle de son poste de leader du Parti démocrate, pour rebattre les cartes et retenter sa chance aux prochaines primaires du PD le 30 avril 2017.

S’il remporte ces primaires, Matteo Renzi sera alors le candidat naturel du Parti démocrate pour les élections législatives, prévues au plus tard en février 2018. Or, l’aile la plus à gauche de son parti n’a cessé de lui reprocher d’avoir mené une politique plus de droite que de gauche. Et de ne pas avoir trouvé de remède à l’un des problèmes majeurs du pays : le travail. Son Jobs Act, réforme du marché du travail d’inspiration libérale, ne fonctionne pas. Le taux de chômage remonte à plus de 40 % chez les moins de 30 ans, avec des pics de 60 % dans les régions du sud du pays. Le divorce est consommé, entre désaccords politiques et rancœurs personnelles.

Quelles ambitions pour le nouveau parti à gauche ?

Ce nouveau parti naît de la scission de l'aile la plus progressiste du Parti démocrate et de celle d’une partie des élus de la formation Sinistra italiana (SI) (dont le nom signifie gauche italienne). Il affiche l’ambition de « reconstruire un centre gauche pluriel ». Il veut miser avant tout sur les jeunes et sur une nouvelle politique sociale et économique pour battre la droite et les mouvements populistes.

Ses représentants les plus connus sont Roberto Speranza, 38 ans, ancien chef des députés du Parti démocrate et Enrico Rossi, 58 ans, président de la région Toscane. Ce parti a aussi le soutien d’anciens ténors du PD, dont Pier Luigi Bersani et Massimo d’Alema. Pour le moment, il peut compter sur une cinquantaine d’élus au Parlement. Donc une petite formation qui assure qu’elle soutiendra le gouvernement Gentiloni.

A qui profite la scission ?

Selon les instituts de sondage, cette rupture à gauche pourrait ouvrir plus largement la voie de la victoire du Mouvement 5 étoiles aux prochaines élections et pourrait aussi favoriser la droite xénophobe de Matteo Salvini. Deux partis dont le grand point commun est l’euroscepticisme. Les forces centristes et de gauche n’ont que quelques mois devant elles pour travailler sur un projet réformateur plus à l’écoute des jeunes et capable de réunir ceux qui veulent lutter contre le déclin de l’Union européenne.

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