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Nouvelles technologies

OctopusGripper: un système capable de manipuler délicatement toute sorte d’objet

Audio 02:07
Robot sur une chaîne de montage d'Audi A8, à Neckarsulm, en Allemagne.
Robot sur une chaîne de montage d'Audi A8, à Neckarsulm, en Allemagne. REUTERS/Michael Dalder/File Photo

OctopusGripper préfigure une nouvelle génération de robots industriels souples et multifonctions. Inspiré des poulpes, les « bras-pieuvre » développés par l’entreprise allemande Festo, sont capables de saisir et de manœuvrer délicatement toute sorte d’objet dans les usines d’assemblage.

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Avec ses 2 yeux, ses 3 cœurs, ses 9 cerveaux et ses 8 tentacules d’une force et d’une « dextérité » remarquables, la pieuvre est un véritable phénomène de la nature. L’agilité légendaire de ses appendices n’est plus à prouver, ses tentacules épousent délicatement la forme des objets les plus divers lui tombant sous la main ou plutôt sous les ventouses. Ce mollusque de la famille des céphalopodes inspire depuis longtemps les roboticiens qui cherchent à reproduire ses dons exceptionnels de manipulation. Les prototypes de « robots mollusques » bio-inspiré sont désormais légions. Ces machines molles, sans aucune carapace, sortent aujourd’hui des labos pour conquérir le monde industriel dans lequel elles exerceront avec brio et selon leur programmation, des travaux multitâches divers et variés. C’est la raison pour laquelle, l’entreprise allemande Festo, spécialisée dans l’automatisation pneumatique et électrique, vient de développer l’OctopusGripper.

Ce bras robotisé est composé d’une structure souple en silicone pilotée par un système à air comprimé. Lorsque la pression arrive, le tentacule artificiel se replie et peut envelopper n’importe quelle chose en douceur et en épousant sa forme. Comme son modèle naturel, l’appendice est doté de deux rangées de ventouses, les plus petites n’ont qu’une action passive chargée d’appréhender l’objet. Les plus grandes intègrent des fonctions « aspirantes », afin qu’il adhère solidement au bras manipulateur.

Une robotique « douce » en quelque sorte ! Qui offre, dans les locaux des usines, où se côtoient quotidiennement des robots et des humains, le gage d’une totale sécurité, « même en cas de collision frontale », affirment les ingénieurs. Ce nouveau type d’appareillage industriel est en phase de test sur deux robots mous et pneumatiques basés sur le même concept, le BionicMotionRobot et le BionicCobot.

Les deux machines parfaitement souples sont capables de se mouvoir, leurs bras peuvent se raidir à volonté et en continu pour travailler à la chaine dans les usines. « La transformation industrielle nous impose de repenser l’interaction entre l’homme, la machine et les données » estime la société Festo. Jusqu’au jour où des cohortes de « robots pieuvres » sophistiquées et infatigables nous remplaceront totalement… Peut-être bientôt ! Quand les prochaines versions de ces poulpes artificiels et carriéristes, seront équipés de dents qui « rayent le parquet »… Des usines, évidemment ! Mais ça, c’est une autre histoire.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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