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Le prix de la paix, le coût de la guerre

Audio 49:30
A Mérignac, dans le sud de la France, la chaîne de production militaire de l'usine Dassault qui a en charge l'assemblage final des Rafale.
A Mérignac, dans le sud de la France, la chaîne de production militaire de l'usine Dassault qui a en charge l'assemblage final des Rafale. © Reuters/Benoit Tessier

Avec le retour des nationalismes, la guerre hante de nouveau le monde. En trois mois, depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a ordonné le bombardement d'une base syrienne. C'était une réaction à la mort de 90 villageois de Khan Cheikhoune, tués par du gaz sarin lâché par l'aviation de Bachar el-Assad. Le même Donald Trump a fait larguer « la mère de toutes les bombes » sur l'Afghanistan. Et il menace la Corée du Nord de représailles, si elle poursuit ses activités nucléaires militaires.En Europe, la Russie est de nouveau considérée comme une menace. Les pays européens sont vivement incités à augmenter leurs dépenses militaires. Les forces françaises sont en Afrique, elles participent aux opérations en Syrie.Partout, les achats d'armes se portent bien. Exemple emblématique, la France a réussi ces dernières années à vendre ses avions Rafale à l'Egypte et à l'Inde, ses sous-marins à l'Australie. Ce qui est très bon pour la balance commerciale française qui ne se porte pas bien.Alors, marchand d'armes, est-ce un métier d'avenir ? Quel rôle jouent les industries de la défense dans l'économie internationale et dans les économies nationales ? Ceux qui prônent parfois une bonne guerre pour relancer des économies en panne ont-ils raison ? Voilà quelques-unes des questions posées par Jean-Pierre Boris à ses deux invités.

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Avec :

- Mariane Guille, maître de conférences à l’Université Panthéon-Assas.

- Julien Malizard, chercheur à la Chaire d’économie de défense, près l’Institut des Hautes études de la Défense nationale.

Autres Elements

Reportage d'Anthony Fouchard à Bamako

1 / L'une des opérations extérieures de l'armée française, c'est le Mali, l'opération Barkhane. Le Mali où se trouvent aussi des troupes de l'ONU. Mais pour l'économie malienne, cette guerre, ce n'est pas tout à fait une manne. Ecoutez-ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Anthony Fouchard à Bamako.

Reportage / Bamako (2'38'')

Interview d'Andrei Frolov

2 / La Russie tire son épingle du jeu dans le commerce des armes. A l'époque déjà lointaine de l'Union Soviétique, l'un des piliers de l'économie communiste, c'est ce qu'on appelait et qu'on appelle toujours le complexe militaro industriel. Muriel Pomponne, la correspondante permanente de RFI à Moscou a rencontré Andrei Frolov, le rédacteur en chef du magazine « Exportation d'armements » au centre d'analyse des stratégies et des technologies auquel elle a demandé quel était le poids de ce complexe militaro-industriel. Ecoutez sa réponse.

Andrei Frolov - Magazine « Exportation d'armements »

Reportage de Sonia Ghezali à Kaboul

3 / L'Afghanistan est en guerre depuis trente ans. D'abord les Russes, ensuite les Américains s'y sont embourbés. Le pays survit grâce à l'aide internationale, dont celle des Etats-Unis qui ont investi plus de 100 milliards de dollars depuis 2002. La majeure partie de ces aides vont dans les secteurs de la défense et de la sécurité. Le taux de croissance était à deux chiffres lorsque les troupes étrangères étaient présentes. Il a fortement chuté depuis leur retrait, il y a trois ans, et serait aujourd'hui d'environ un et demi pour cent selon la Banque mondiale. Car malgré les attentats, une forme d'économie résiste. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Sonia Ghezali à Kaboul.

Reportage / Kaboul (2'45'')

 

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